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_ Mémoires du célèbre nain Joseph Boruwlaski, gentilhomme polonais

Couverture du livre Mémoires du célèbre nain Joseph Boruwlaski, gentilhomme polonais

Auteur : Jozef Boruwlaski

Date de saisie : 27/08/2008

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-08-121681-5

GENCOD : 9782081216815

Sorti le : 27/08/2008

Curieuse idée de la part des éditions Flammarion de ré-éditer les mémoires de celui qui fut un "nain de salon", dont le métier, à mi-chemin entre poupée améliorée, singe savant et fou du roi, était de plaire aux grands de ce monde.
Pourtant, Joseph Boruwlaski reste d'actualité aujourd'hui. Il nous présente le rapport de son époque à la différence.
Si on peut trouver que la liberté du nain était alors bien faible, cela nous permet de méditer sur notre époque ou l'on à plutôt tendance à escamoter les différences et appeler les nains des "personnes en situation d'infériorité verticale", comme le veut le jargon politiquement correct à la mode.


  • Les présentations des éditeurs : 08/06/2009

Celui que les rois et les reines appelaient Joujou fut la coqueluche de l'Europe des Lumières. On vantait sa physionomie, ses manières et son sens de la repartie ; quoique Polonais, il parlait un français admirable ; c'était un musicien et un danseur accompli. Un modèle de gentilhomme... miniature, dont s'entichèrent les salons de Vienne, de Varsovie, de Paris et de Londres. Et puis le nain le plus célèbre du XVIIIe siècle eut le mauvais goût de tomber amoureux, et d'une jolie Française, encore. L'aventure en émoustilla certains mais en déçut d'autres, dont la riche protectrice de notre Polonais ; voilà Joseph, devenu soutien de famille, contraint de gagner sa vie... Écrits en français, ces Mémoires racontent les tribulations d'un tout petit homme au coeur sensible, confronté à la curiosité, malsaine ou tendre, des grands de ce monde.



  • La revue de presse Jean-Didier Wagneur - Libération du 2 janvier 2009

Ces mémoires ne sont pas qu'un document vif et passionnant, Joseph Boruwlaski s'y raconte aussi en romancier. Sa vie ressemble à un roman à tiroirs, sentimental et aventureux sur fond des débats philosophiques de l'époque sur l'homme. C'est le roman d'une célébrité qui, à lire la postface d'Anna Grzeskowiak-Krwawicz, prend des libertés avec la vérité historique. Reste que l'ouvrage, vendu par souscription, n'avait pas d'autre but que de lui procurer quelques ressources. Saltimbanque malgré lui, souvent humilié, il laisse le témoignage d'un homme qui rêvait d'être autre chose que le simple jouet des autres.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 10 décembre 2008

Ses Mémoires, écrits en français et parus en 1788, racontent son apprentissage. Texte élégant, captivant, poignant aussi, car se lit entre les lignes la détresse ressentie par Joseph Boruwlaski d'avoir certes été choyé, mais comme l'est un ­petit animal domestique, d'avoir été un «nain de salon», objet de curiosité plus ou moins malsaine, du fait de sa taille «exclu irrévocablement du cercle ordinaire de la société».


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express du 25 septembre 2008

C'est l'ouvrage le plus insolite de cette rentrée : la réédition, plus de deux siècles après leur parution, en 1788, des Mémoires du gentilhomme polonais Joseph Boruwlaski. Des Mémoires brefs, déconcertants, spirituels, émouvants, comme leur auteur, le nain le plus célèbre de l'Europe du xviiie siècle, cité avec bienveillance dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert...
Son récit, rédigé dans le beau français du siècle des Lumières, constitue un témoignage de première main sur les moeurs frivoles de ses contemporains et la rosserie du genre humain.


  • La revue de presse Jérôme Gautheret - Le Monde du 5 septembre 2008

Le petit homme était-il heureux ? C'est en tout cas ce qu'il affirme dans ses Mémoires, bouleversant best-seller de la fin du XVIIIe siècle, rédigé en 1788 et réédité après deux siècles d'oubli. Mais on a peine à le croire. Il suffit de lire son récit de cette soirée où l'assistance, débattant des facultés reproductrices des nains, en vint à imaginer de l'unir à sa soeur, naine elle aussi. "Je fais grâce à mes lecteurs des détails de cette conversation qui fut poussée très loin", élude vite Joujou, qui reconnaît, ce soir-là, au milieu des rires, avoir pleuré des "larmes amères". Cet épisode pénible est la seule humiliation relatée par Joseph Boruwlaski, dans ce texte poignant. Ailleurs, les douleurs n'apparaissent qu'entre les lignes, dans des sous-entendus. Mais avec quelle violence... Tout en ellipses et en euphémismes, ces Mémoires ne disent pas tout. C'est à la lecture de l'étude biographique qui les accompagne qu'on comprend l'étendue du calvaire de Joujou.


  • La revue de presse Agnès Séverin - Le Figaro du 4 septembre

Une petite dose de XVIIIe siècle est un plaisir qui ne se refuse pas. Les Mémoires cocasses de Joseph Boruwlaski, dit «Joujou», célèbre nain que les cours d'Europe s'arrachèrent comme une poupée, étaient restés aux oubliettes depuis 1788...
À travers ce regard plaisant, à la manière de Vivant Denon et Crébillon, même les coups du sort et les tourments d'amour font figure d'amusement. «On se tromperait cependant beaucoup si l'on s'imaginait que, séduit par les bontés qu'on avait pour moi et uniquement occupé des plaisirs qu'on me procurait, je n'éprouvasse pas quelquefois des sentiments pénibles (...)», confie le poupon doué de conversation. Dans la seconde partie de ses Mémoires apparaissent les pesanteurs d'une exis­tence passée à quémander faveurs et protections. Les soucis de père de famille s'accumulent également. L'aimable tournée des grands ducs vire à la litanie de courbettes, et son récit, bonbon qui fondait si facilement sur la langue, tourne à l'aigre. Voilà cependant une entreprise d'autopromotion rondement menée aux qualités littéraires indéniables.


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