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Un jour, il est parti. Lui qui l'avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s'est retiré dans la solitude.
Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s'est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel.
Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu'une main invisible dépose chaque soir à son chevet. De l'éveil de La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d'allumettes, elle franchit les étapes d'une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant. Aura-t-elle la force d'aller au bout de la vérité, de sa vérité ?
Sur le chemin des sortilèges, le destin attendait son heure.
Le Chemin des sortilèges est le dixième livre de Nathalie Rheims.
La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 12 septembre 2008
Sur le chemin de ces contes et sortilèges dont le pouvoir se prolonge bien au-delà du sommeil, reviennent aussi les êtres aimés et disparus qui n'ont jamais cessé de la hanter : sa grand-mère, son frère admiré et adoré, sa mère qui l'a abandonnée, ses amants. A mesure que les pièces de ce puzzle intime se reforment dans les enchevêtrements de jours et de nuits hypnotiques, les questions se précisent, s'affinent, s'aiguisent : de qui fut-elle la fille ? De cet homme qui lui proposa de faire ensemble "le deuil de sa mère de son vivant" ? Ou de celui qui l'a élevée ? De qui fut-elle aimée ? De cette mère qui l'a quittée ou de cette nounou toujours près d'elle pour la consoler ? Pourquoi le désir d'enfant ne s'est jamais éveillé en elle ? Quel secret surtout l'attend au bout de cette quête douloureuse et nécessaire ? Pour le savoir, il faut s'engager sur ce chemin tracé dans la douceur et la douleur pudique d'une femme. D'un écrivain qui, par la grâce de ses maux et de son imaginaire, sait nous ensorceler.
Les courts extraits de livres : 18/09/2008
La brume restait accrochée aux bosquets qui défilaient le long de la voie. J'effaçai un peu de buée sur la vitre. Les premières maisons apparurent.
Le train ralentissait déjà. Mon coeur se mit à battre, m'arrachant à la somnolence où m'avait plongée le rythme monotone des essieux. Refermé sur ses secrets, le village se devinait dans le creux du vallon.
Le crissement des roues, comme une plainte montant du sol, déchira le silence. Il était trop tard pour revenir en arrière. Les murs gris de la gare s'inscrivirent dans le cadre de la fenêtre tandis que la voix du contrôleur annonçait trois minutes d'arrêt.