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Une revue de presse des livres
Le courrier des auteurs, qui répondent au « Questionnaire décalé »
Le journal sonore des livres, animé par François Busnel et des journalistes ou animateurs de la radio. Vous entendrez dans « Le journal sonore des livres » la voix des écrivains, des traducteurs, des éditeurs, des libraires, une revue de presse audio, et des courtes lectures à voix haute.
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Un premier roman qui traite, au féminin, du passage délicat et souvent douloureux de l'adolescence à l'âge adulte. La jeune Lou découvre, avec toute la fraîcheur et la certitude de ses dix-huit ans, l'ambivalence et la cruauté des rapports amoureux. Ecrit sous forme de blog ces "Petits pains au chocolat" sont excellents !
Les présentations des éditeurs : 27/09/2008
Dans un Paris caniculaire, les vestiges de l'insouciance. Un sud natal oublié trop vite, des rues à apprivoiser et puis des amants du matin, hommes marionnettes fatigués par la vie. Au coeur de cette ville tentaculaire pleine de promesses, Lou choisit l'exaltation. Du haut de ses dix-huit ans, elle joue maladroitement à la femme fatale. Un écrivain de polars à la gâchette fera basculer toutes ses certitudes. Entre passion avortée et désillusions de jeunesse, Lou s'emporte dans les premiers vertiges de l'amour.
Les courts extraits de livres : 11/10/2008
10 Juillet 2008 à 11 :25 - Renouement bloguesque et décadence familiale
J'ai bien tâté le velours du canapé. Enfoncé les doigts, un par un, du pouce au tout petit, serré les ressorts saillants comme des veines et me les suis coupées. Saigner. Un peu. Tout juste de quoi affoler ma mère. Elle gueule, furieuse, ouvre le grand placard à la recherche de sparadraps. Les pilules roses et grises jaillissent, le paquet de compresses lui saute à la figure.
- Lou ce n'est pas possible sois raisonnable reste tranquille arrête de bouger tu le fais exprès t'as toujours eu cette attitude c'est pour me faire du mal tu es insupportable tu ne m'écoutes pas écoute-moi quand je te parle pourquoi tu fuis du regard regarde-moi je te dis tu es toujours dans la fuite tu me fais ça à chaque fois à tous les coups on en sort plus.
La plaie s'ouvre, des mains m'y collent un coton. Je couine. Petit bout brun aérien sur la blessure. Il faut bien colmater les entailles et cacher les hématomes. Sauf qu'elle est ailleurs, la taillade. Elle est tout au fond, la taillade, bien enfouie. Il faut chercher plus loin. Moi, je creuse et au bout du tunnel je ne vois qu'un amas de bouts de ferraille usés. Ma blessure qui se résume en une année de solitude avec pour refuge une chambre de vingt mètres carrés tapissée de jaune et criblée de bibelots inutiles. Inutiles comme ces allées et venues dans mon cerveau, le désir dans mes reins et l'arrogance de mes dix-huit ans.