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.. Mort à Sarajevo

Couverture du livre Mort à Sarajevo

Auteur : Dan Fesperman

Traducteur : Christophe Moras

Date de saisie : 22/10/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-87706-667-9

GENCOD : 9782877066679

Sorti le : 22/10/2008

  • Les présentations des éditeurs : 18/10/2008

Inspecteur de la brigade criminelle dans Sarajevo assiégée, Vlado Petric n'a pas le moral. Sa femme et sa fille sont à Berlin depuis deux ans. Son appartement n'est pas chauffé et il a faim. Au bureau, tout est tranquille. Même le cadavre qu'il trouve sur «Sniper Alley» un soir en rentrant tard du bureau le laisse indifférent... Jusqu'à ce qu'il réalise qu'il s'agit d'Esmir Vitas, le chef de la police spéciale du ministère de l'Intérieur. Et que Vitas n'est pas tombé sous les balles d'un snipper, mais qu'il a été exécuté à bout portant.

«Un roman policier avec une touche de politique... Un réalisme brut.»
U.S. News & World Report

«Un roman étonnant qui projette le lecteur dans ce qu'il pouvait y avoir de pire à Sarajevo au moment de la crise yougoslave. C'est un livre humain et touchant, un grand roman de guerre, un grand roman noir.»
Ian Rankin

«Vlado Petric doit figurer dans la liste des grands détectives de romans noirs. Et Dan Fesperman dans la liste restreinte des auteurs qui se révèlent dès leur premier roman.»
San Antonio Express-News

«C'est Gorki Park à Sarajevo.»
Kirkus Review

Journaliste au Baltimore Sun, correspondant de ce journal en Yougoslavie au moment de la guerre civile, et en Afghanistan, après le 11-Septembre, Dan Fesperman a obtenu le Prix John Creasey pour son premier roman et le Prix Ian Fleming pour le second.



  • La revue de presse Christian Authier - Le Figaro du 11 décembre 2008

Dans un thriller fort comme un verre de «slivovitz», l'écrivain américain Dan Fesperman dresse un tableau surprenant de la Bosnie dévastée par les combats...
Dan Fesperman, auteur en 2006 du Fils du seigneur de la guerre, a été correspondant du Baltimore Sun pendant le conflit afghan, après le 11 Septembre et durant les guerres de Bosnie. Ce «vécu» imprègne les pages de Mort à Sarajevo, mais il ne suffit pas d'être journaliste - les exemples abondent - pour être un bon romancier. Or, Dan Fesperman montre d'emblée qu'il sait planter un décor, une intrigue et surtout des personnages, au premier rang desquels Vlado Petric, inspecteur de la brigade criminelle de Sarajevo...
Malgré l'absence et la trahison, la mort qui rôde et l'odeur obsédante d'une ville assiégée en hiver, Dan Fesperman nous fait partager de manière sèche et poignante l'entêtement à vivre au milieu des décombres


  • Les courts extraits de livres : 18/10/2008

Comme chaque matin, il commença sa journée devant la fenêtre à compter les fossoyeurs. Il y en avait neuf ce matin-là qui avançaient dans la neige, à une centaine de mètres, dans ce qui était autrefois un terrain de football pour enfants. Ils s'arrêtèrent pour fumer une cigarette, tête baissée comme s'ils se recueillaient, leur barbe faisant de l'ombre sur leurs joues blafardes. Puis ils enlevèrent leurs manteaux et s'éparpillèrent. Le dos courbé, ils se mirent à creuser le sol avec leurs pioches et leurs pelles.
Ils commencèrent à travailler lentement, comme pour réveiller doucement leurs articulations usées. Mais Vlado Pétrie avait tout son temps. Il les avait suffisamment observés pour savoir ce qui se passerait ensuite.
Des trous apparaîtraient bientôt à leurs pieds. Puis, à mesure que les hommes se réchaufferaient, les trous deviendraient de beaux rectangles, et les rectangles de plus en plus profonds, engloutissant peu à peu les fossoyeurs. En moins d'une heure, on ne verrait plus que leurs têtes. C'est à ce moment-là que Vlado quitterait son appartement pour aller à son bureau par les rues de Sarajevo.
Vlado était devenu dépendant des fossoyeurs. Il savait qu'ils aimaient terminer tôt, pendant que les snipers et les artilleurs des collines environnantes dormaient encore, assommés par une nouvelle nuit passée dans la boue à boire de l'eau-de-vie de prune. Vers le milieu de la matinée, les artilleurs étireraient eux aussi leurs muscles et allumeraient des cigarettes. Puis, eux aussi commenceraient leur travail et, dès lors, jusqu'à la tombée de la nuit, le terrain de football ne serait plus sûr pour personne.


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