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.. Dictionnaire du cinéma asiatique

Couverture du livre Dictionnaire du cinéma asiatique

Auteur : Adrien Gombeaud

Date de saisie : 23/10/2008

Genre : Cinéma, Télévision

Editeur : Nouveau Monde éditions, Paris, France

Prix : 49.00 € / 321.42 F

ISBN : 978-2-84736-359-3

GENCOD : 9782847363593

Sorti le : 23/10/2008

  • Les présentations des éditeurs : 30/10/2008

De Bombay à Tokyo en passant par Hong Kong, Pyongyang ou Jakarta, de Devdas à In the Mood for Love, ce premier Dictionnaire du cinéma asiatique rassemble les pièces essentielles d'un colossal puzzle : cinéastes, grands studios, comédiens et films de toutes les époques et des quatre coins du continent.

On croit connaître l'Asie et son cinéma, mais on ne cesse de découvrir de nouveaux pays, de nouveaux auteurs et même de nouveaux genres. L'Extrême-Orient est décidément une fontaine intarissable : depuis Yasujiro Ozu, Akira Kurosawa ou Satyajit Ray, on a vu apparaître pêle-mêle les visages de Bruce Lee, Takeshi Kitano, Gong Li, Shah Rukh Khan ou Aishwarya Rai...

Et il existe encore tant de stars adulées, tant de réalisateurs mythiques dont la gloire n'a pas franchi nos méridiens ! Entre mélodrames coréens, kung-fu hongkongais, érotiques japonais, ballets révolutionnaires chinois, comédies musicales indiennes ou séries B philippines, l'Asie est un monde bien trop vaste pour se laisser cerner.

Les auteurs invitent le lecteur à voyager à travers un fascinant labyrinthe oriental, à se perdre dans les rues de Bangkok ou dans les méandres d'un sari, pour dessiner son propre «cinéma asiatique».

Adrien Gombeaud est journaliste et critique de cinéma. Il collabore au quotidien Les Échos et est membre du comité de rédaction de Positif. Diplômé de Langues O' en chinois et en coréen, il est l'auteur de Séoul Cinéma (L'Harmattan, 2006) et Tabac et cinéma (Scope, 2008). Il a notamment participé aux ouvrages Kim Ki-duk (Dis-voir, 2006) et In the Mood for Love (La Transparence, 2006).



  • La revue de presse Adrien Gombeaud - Lire, décembre 2008

En plus de 400 entrées qui brassent tant les genres que les metteurs en scène ou les pays, ce travail sérieux et complet séduira aussi bien le néophyte que le spécialiste, le fan de Bruce Lee que la midinette envoûtée par In the Mood for Love...


  • Les courts extraits de livres : 30/10/2008

Introduction :

Cinéma asiatique / Cinémas d'Asie

«En tant qu'entités géographiques et culturelles à la fois - sans parler d'entités historiques -, des lieux, des régions, des secteurs géographiques tels que T'Orient" et T'Occident" ont été fabriqués par l'homme. C'est pourquoi, tout autant que l'Occident lui-même, l'Orient est une idée qui a une histoire et une tradition de pensée, une imagerie et un vocabulaire qui lui ont donné réalité et présence en Occident et pour l'Occident. Les deux entités géographiques se soutiennent ainsi et, dans une certaine mesure, se reflètent l'une l'autre.»

Edward W. Said, L'Orientalisme. L'Orient créé par l'Occident.

«C'est encore loin l'Asie ? Non mon petit, on continue jusqu'à Istanbul et c'est au bout du pont à droite.» On la voit presque d'ici. Cependant, notre voyage débutera beaucoup plus loin. Nous ne sommes pas géographes et nous n'avons pas voulu dresser une carte d'état-major. Ce parcours est beaucoup plus buissonnier. Il épouse un large espace qu'en Occident nous désignons couramment par «cinéma asiatique». Ce champ s'étend de L'Inde au Japon à l'est et à l'Indonésie au sud. Une approche plus rigoureusement scientifique du mot «Asie» nous aurait valu d'inclure des pays aussi essentiels que la Turquie, l'Iran ou Israël. Mais avouez qu'au check-in un tel livre n'aurait pas été admis dans la soute à bagages. Nous nous limitons donc à ces deux grands pôles culturels : la sphère indienne et la sphère chinoise. Ces deux espaces différents sont souvent peu hermétiques l'un à l'autre (voir les entrées «Singapour» ou «Malaisie»). Au sein de leurs territoires respectifs se déploient non pas un cinéma, mais des cinémas.
On peut penser qu'Ozu se définissait comme Japonais et Satyajit Ray comme Indien ou même Bengali. Avant le mot «mondialisation», les identités locales étaient sans doute plus marquées qu'une vague identité «asiatique». Les films voyageaient alors moins vite à travers les festivals, l étiquette de «cinéma asiatique» n'avait donc sans doute pas grand sens. Tout comme celle d «Orient», elle serait donc une création de l'Occident et de sa critique cinématographique. Le cinéma asiatique a véritablement émergé en France à partir des années 1970, d'abord sur les Grands Boulevards avec Hong Kong et Bruce Lee, puis au fil de deux décennies dans les cinémas art et essai, à travers le Japon, l'Inde, la Chine, puis de nouveau Hong Kong mais sans les arts martiaux (Wong Kar Wai) ou plus récemment la Corée et le bref retour de l'Inde, tendance Bollywood cette fois. D'autres cinémas ont connu des expositions plus ou moins brèves avant de s'éclipser et de revenir (les Philippines). Les observateurs occidentaux, des cinéastes comme Quentin Tarantino, ont dans ce sens participé à l'aventure du «cinéma asiatique», à la création et à la propagation de cette idée. Nous devons beaucoup à des Pierre Rissient ou à des Tony Rayns, absents de ce livre. Ils nous ont offert le privilège de feuilleter ce dictionnaire en y trouvant des noms familiers et des souvenirs de cinéma. Nous avons cependant voulu rendre le cinéma d'Asie à ses auteurs plutôt qu'à ses explorateurs.


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