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_ Jérôme : l'enfance de Jérôme Bauche

Couverture du livre Jérôme : l'enfance de Jérôme Bauche

Auteur : Jean-Pierre Martinet

Préface : Alfred Eibel

Postface : Raphaël Sorin

Date de saisie : 10/10/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Finitude, Le Bouscat, France

Prix : 24.00 € / 157.43 F

ISBN : 978-2-912667-56-4

GENCOD : 9782912667564

Sorti le : 10/10/2008

La quarantaine tassée, le fiston Jérôme paraît avoir résolument déposé ses 130 kilos, sa haute carcasse, son caractère, ses aspirations, ses rêves et ses colères chez "Mamame", sa chère maman. Bien sûr, et Freud avait prévenu, la cohabitation familiale n'est pas simple. Bien sûr, et Kafka avait prévenu, l'avenir n'est pas rose. Bien sûr, et Bataille avait prévenu, la sexualité n'est pas un long fleuve tranquille... Servi par des personnages puissants et hauts en couleurs, par une écriture dense, riche et innovante, ce roman des années 70 est une pierre marquante dans le panorama de la création littéraire. Plus qu'une pierre, un diamant : un diamant noir. Un diamant à faire voler les vitres blindées en éclats.


  • Les présentations des éditeurs : 04/11/2008

Entre détracteurs enragés et admirateurs fascinés, Jérôme est de ces romans qui interdisent la modération.
L'histoire est pourtant simple : obsédé par Polly, la jeune fille qu'il croit aimer, Jérôme Bauche se lance dans une quête hallucinée à travers une ville étrange, un peu Paris un peu Saint-Pétersbourg. Tel Dante, il s'enfonce irrémédiablement vers l'enfer, et nous y entraîne avec lui. De gré ou de force.
Depuis des années, Jérôme était devenu introuvable et on ne parlait plus qu'à voix basse de ce livre monstre, de ce livre dans lequel Martinet rend hommage à ses maîtres, Dostoïevski, Joyce, Gombrowicz ou Céline, de ce livre qui résonne comme un terrifiant éclat de rire.
Aujourd'hui Jérôme est de retour. On va enfin pouvoir le lire, connaître le délicieux frisson du pire. Et choisir son camp.

Jean-Pierre Martinet est né à Libourne en 1944.
Elève brillant, il consacre d'abord sa vie au cinéma et devient assistant-réalisateur, mais le désenchantement est rapide. En 1978, à 34 ans, il renonce définitivement à son rêve de réaliser un jour son propre film. Il quitte alors son emploi, saisissant l'occasion d'un petit héritage pour acheter un kiosque à journaux à Tours. Cette désillusion coïncide avec la rédaction de Jérôme. Dès 1975, son premier roman, La Somnolence, lui avait attiré la reconnaissance de certains critiques qui ont salué sa virtuosité ; mais Martinet est loin de faire l'unanimité tant ses récits sont d'un pessimisme sans bornes.
C'est d'ailleurs cette noirceur que l'on reprochera encore à son second livre, Jérôme. En 1986 paraissent deux romans, L'ombre des forêts et Ceux qui n'en mènent pas large, puis Martinet cesse d'écrire. Comme le héros de Jérôme, il revient vivre, à plus de 40 ans, chez sa mère, à Libourne, et sombre définitivement dans l'alcool qui, depuis longtemps déjà, l'accompagne. Il meurt, hémiplégique, en 1993.
Il a seulement 49 ans. La première édition de Jérôme est parue aux éditions du Sagittaire en 1978.



  • La revue de presse Didier Pourquery - Libération du 6 novembre 2008

Un univers unique. Jérôme fut édité pour la première fois en 1978 aux éditions du Sagittaire grâce à Gérard Guégan et Raphaël Sorin. On comprend aisément pourquoi ils ont défendu ce livre monstre qui ne trouvait pas d'éditeur...
Ça commence un peu comme du Gombrowicz, ça finit comme les hallucinations du dernier Céline. Jérôme est un maître livre qui vous marque à jamais.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, novembre 2008

Ce roman grince fort, à la fois méchant comme une teigne et sentimental à pleurer. Trente ans après, il faut plonger dans ce texte révolté qui doit plus à Dostoïevski qu'à Céline et ressemble aux tableaux d'un Jérome Bosch ou d'un Goya. Ce sont les éditions Finitude (éditeur bordelais) qui se sont lancées dans cette entreprise de sauvetage avec une préface d'Alfred Eibel (son ami, son protecteur, son voisin) et une postface de Raphaël Sorin (qui fut son éditeur au Sagittaire avec Gérard Guégan et Olivier Cohen, lesquels publièrent ses textes dans la revue Subjectif).


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