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Excursion, sports, expositions... Les Français de la Belle Époque profitent de nouveaux loisirs, qui ne sont plus réservés à la noblesse et la bourgeoisie rentière du XIXe siècle qui s'achève. La France des employés et des ouvriers a définitivement reconquis ce droit au dimanche chômé. Elle se divertit le dimanche entre guinguettes et fêtes populaires, se promène dans les parcs et sur les boulevards. Les anciens rites dominicaux n'en demeurent pas moins : la messe du matin et le repas de famille qui suit réunissent encore une majorité des Français... Ainsi, au tournant de 1900, s'impose une tradition du dimanche, qui perdure aujourd'hui.
Les courts extraits de livres : 06/11/2008
LA LUTTE POUR LE DIMANCHE CHÔMÉ
La lutte pour le respect du repos hebdomadaire va marquer l'histoire ouvrière du XIXe siècle. Temps de la révolution industrielle, le début de ce siècle sera d'abord celui des défaites et de la dégradation de la condition ouvrière. Déjà au XVIIIe siècle, certains philosophes des Lumières, et en premier lieu Voltaire, avaient commencé à remettre en cause le principe du dimanche chômé, pour des raisons affichées de lutte contre le pouvoir de l'Église catholique, de maintien des bonnes moeurs, notamment la réduction de l'alcoolisme, mais aussi pour répondre aux besoins des entreprises et aux nouveaux soucis de productivité, dans ce siècle de libéralisme économique naissant.
La Révolution française est évidemment imprégnée du discours des philosophes des Lumières... et cela ne se traduit pas obligatoirement par des avancées sociales pour les ouvriers. Ainsi les députés révolutionnaires, qui veulent imposer la semaine de 10 jours, font passer le nombre de jours chômés en moyenne en France de près de 80, soit 52 dimanches et plus de 25 fêtes chômées, à 41 jours, soit 36 «décadis» et 5 autres jours chômés. Ce calendrier révolutionnaire, trop loin des habitudes d'une population accoutumée à un rythme sur 7 jours, n'arrivera guère à s'imposer. Il est aboli dès l'an XIII de la République. Néanmoins, c'est une première et forte offensive institutionnelle contre le principe de ce dimanche sans travailler.