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Avec les seuls titres de quatre de ses tubes, Je l'aime à l'italienne, Laisse moi vivre ma vie, Viens te perdre dans mes bras, ou Mon coeur te dit je t'aime, Francesco Barracato, alias Frédéric François, pourrait résumer les raisons du triomphe unique en son genre par sa constance et sa longévité.
40 ans de carrière. 40 ans d'amour. L'amour : thème essentiel de ses chansons et explication majeure de la fidélité d'un public aussi enthousiaste et démonstratif qu'au premier jour.
40 ans de carrière, une centaine de shows chaque année et plus de 35 millions de disques vendus dans le monde.
40 ans de carrière, un nouvel album Merci la vie déjà vendu à 160 000 exemplaires et un douzième Olympia en 2008.
40 ans de carrière et tous ses disques ou DVD certifiés or ou diamant.
Pendant plus de quinze ans, un photographe ami, Patrick Carpentier, l'a escorté sur toutes les scènes mythiques du monde, mais aussi dans ses galas les plus rocambolesques, qui l'a accompagné en pèlerinage sur ses terres siciliennes natales, qui l'a côtoyé lui et sa famille en vacances comme, au quotidien, dans le fief belge où il réside depuis toujours, au côté de la même épouse et de leurs enfants.
Son témoignage visuel commenté, photo par photo, par l'artiste lui même constitue le livre délicieusement indiscret, à la fois intime et spectaculaire, que tous ses fans attendent depuis longtemps, qui révèle l'homme autant que l'artiste.
Les courts extraits de livres : 06/11/2008
Cocon familial
Quand je retourne en Italie, on m'appelle l'étranger. En Belgique, on me nomme le Sicilien et, en France, L'Italo-belge. Qu'importe ? Mon premier pays, c'est ma famille et, si j'ai choisi de rester vivre non loin de Liège, là où mon père avait dû émigrer, c'est pour ne pas, de nouveau, briser le noyau. Pour donner aux petits la chance de profiter du miracle familial et, aux grands-mamans, celle de profiter des petits.
Il y a quarante ans, Monique et moi habitions dans la même rue. Elle travaillait en usine et s'occupait de ses onze frères et soeurs. Moi, au Conservatoire, j'avais choisi toutes les options. Dans le passage du Berger, des petits murets séparaient nos blocs. Régulièrement, je m'installais sur le mien pour y répéter mes chansons. Un jour, le 25 mai 1969, elle m'y a rejoint et, après m'avoir attentivement écouté, m'a invité à venir danser avec elle, le soir même, au bal de la J.O.C. (Jeunesse Ouvrière Catholique).