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.. Les morsures de l'amour

Couverture du livre Les morsures de l'amour

Auteur : Michel Monnereau

Date de saisie : 23/04/2009

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Table ronde, Paris, France

Collection : Vermillon

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-7103-3102-5

GENCOD : 9782710331025

Sorti le : 15/01/2009

Les chiens sont un sujet tendance en ce début d'année... Benjamin, 28 ans, lassé de sa femme peu aimante, de son métier dans la publicité, décide tout à trac d'en devenir un, de chien. Il suffit de s'endormir en le voulant très fort et le lendemain la métamorphose est opérée, paraît-il. C'est du moins le parti pris de ce livre. On ne cherche pas à le croire, l'essentiel n'est pas là : il s'agit plutôt de développer cette fable pour porter sur notre société un regard différent - qui, s'il est à ras de terre, ne manque pourtant pas de hauteur.
Voilà donc notre toutou errant dans Paris, apprenant les à-côtés de la liberté : la faim et le froid, entre autres... Tour à tour il aura l'idée saugrenue de se faire adopter par ses propres parents, il connaîtra la fourrière après une carrière fulgurante de serial-mordeur spécialisé dans le mollet de brunette, sera adopté puis abandonné par un routier infidèle, avant qu'une quadragénaire en Porsche ne lui donne la furieuse envie de redevenir homme.
On reconnaît la patte du poète qu'est Monnereau dans le plaisir qu'il prend à jouer avec les mots, à décaler légèrement les expressions pour qu'elles s'adaptent à une vie de chien. Voilà un conte fort réjouissant en ces temps tristounets. A mettre dans toutes les gamelles !


  • Les présentations des éditeurs : 16/12/2008

Devenir chien. C'est ce qu'imagine Benjamin, vingt-huit ans, pour échapper à son boulot de créatif dans la publicité et à sa femme, qui ne le regarde plus guère. Un soir, il se concentre. Le lendemain, il se réveille métamorphosé en bâtard. Dès lors, il découvre la vie sous un angle incongru et cocasse. Il comprend toujours le langage des hommes tandis que celui des chiens lui reste étranger, et ce n'est que la première de ses surprises.
Les Morsures de l'amour est une fable dans laquelle Michel Monnereau déploie à la fois sa verve et sa tendresse pour les êtres en marge. Sans oublier l'ironie dont il faisait preuve dans ses livres précédents : ici, elle est... plus mordante que jamais !

Michel Monnereau vit à Paris et travaille dans la publicité. Après Carnets de déroute en 2006, son deuxième roman, On s'embrasse pas ?, publié en 2007, a connu un grand succès public.



  • La revue de presse Philippe Lacoche - Le Figaro du 23 avril 2009

Créatif dans une agence de publicité où il s'ennuie ferme, Benjamin, vingt-huit ans, rêve de devenir un chien afin, notamment, d'échapper à son épouse, qui ne l'aime plus et qui l'importune, et de pouvoir contempler à loisir, de son poste d'observation, au ras du bitume, les jambes des jolies femmes...
On l'aura compris, Les Morsures de l'amour n'est rien d'autre qu'une fable...
Et la fin, inattendue, est remarquable. Une chute à la Maupassant.


  • Les courts extraits de livres : 16/12/2008

Jour 1.

J'ai décidé de devenir chien et j'y suis parvenu. Ce n'est pas donné à tout le monde.
Les chiens ont bien de la chance de pouvoir se balader à poil dans la rue. C'est pourquoi je suis devenu un chien. Pour me chauffer les testicules au soleil sans me faire embarquer par les flics et pour qu'on ne m'emmerde plus. Peut-être aussi un peu, ou beaucoup, à cause de Jacqueline.
Je voulais être chien comme on rêve de devenir écrivain, quand il y a trop de phrases qui vous grouillent dans la tête et qui veulent à tout prix sortir prendre l'air sur une feuille de papier.
Oh, ça ne m'est pas venu comme ça ! J'avais toujours eu un faible pour les canidés, voire les lupus, et je passais mon temps à caresser les chiens de rencontre, excepté les pitbulls et autres chiens mal élevés, infréquentables sans combinaison de protection. À lancer des balles et des morceaux de bois sur les plages aux chiens errants. A roucouler dans le poil des oreilles des chiens sympas. À aimer de préférence les filles qui ont du chien. Il y avait des indices, quoi.


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