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Comment un singe essaya de devenir le Roi du monde à la place de Dieu.
Comment Pas-de-Roi-comme-Dieu devint propriétaire de la moitié du Royaume grâce à un simple anneau d'or. Comment Ti-tête et Ti-corps furent liés pour l'éternité.
D'Afrique noire, d'Afrique du Nord ou d'Egypte ancienne, les contes rassemblés dans ce recueil transmettent la sagesse universelle tout en nous plongeant dans des univers fantasques.
Un recueil de 20 contes de Henri Gougaud qui trouve toujours les mots justes pour nous plonger dans une culture étrangère.
Né en 1936, dans la région de Carcassonne, Henri Gougaud est un écrivain, un poète et un conteur reconnu. Pour lui, «les contes sont au monde parce qu'ils sont nécessaires, comme l'air, comme la lumière du jour, comme les arbres».
Les courts extraits de livres : 13/01/2009
MAMOUROU ET LE DJINN
C'est une histoire de bons voisins. Elle commence à la lisière de l'obscure forêt bruissante de singes et de cris d'oiseaux, dans le champ d'un paysan nommé Mamourou. Au milieu de ce champ, se dresse un baobab immense, magnifique, majestueux comme un vieux roi géant. Mamourou aime à se reposer dans son ombre, à l'heure accablante de midi. Ce jour-là, comme tous les jours, il somnole donc, les yeux mi-clos, les mains croisées sur son ventre, bercé par le grincement des insectes dans l'herbe et la brise qui fait bouger la lumière entre les branches du grand arbre. Or, tout soudain, il sursaute : une voix retentit au-dessus de sa tête. Il se dresse, les yeux écarquillés. Il ne voit personne mais entend ces paroles, dites avec une ferme bienveillance :
- Enfants, je vous interdis d'aller voler du mil dans le champ de Mamourou. Mamourou n'est pas un djinn, certes, il n'est qu'un homme, mais il fut comme nous créé par Dieu, et ne possède guère. Nous n'avons pas le droit de le priver de son bien. Si nous n'avons rien à manger, nous nous contenterons du lait de notre chèvre. Chacun doit vivre de ce qu'il a.