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.. Sonate de l'Assassin

Couverture du livre Sonate de l'Assassin

Auteur : Jean-Baptiste Destremau

Date de saisie : 04/04/2009

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Max Milo, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 9782353410521

GENCOD : 9782353410521

Sorti le : 29/01/2009

Laszlo Dumas est pianiste. Renommé, il n'a pourtant pas la flamme, l'ardeur et le génie qui font la différence, grande technique mais l'étincelle demeure absente. Son impresario croit en lui, le protège et gère le début d'une carrière qu'il espère grande. Jusqu'à un concert comme un autre où Laszlo commet une légère erreur qu'un spectateur perspicace et mélomane repère en grimaçant. Laszlo ressent de la honte, honte pour lui et pour son Art. Pour laver l'affront, la preuve, le témoin, une seule solution, le supprimer... Son jeu n'en devient que meilleur et le monde musical reconnaît peu à peu son talent. Certains continuent de douter et de repérer ses minces erreurs, mais pourront-ils survivre longtemps ? La petite musique qui s'affirme meurtre après meurtre renforce et entretient son talent. Mais un jour, c'est une femme qui repère son erreur et la rencontre avec cette admiratrice et son fils amoureux des sept tomes d'Harry Potter (...) chamboulera la petite musique. Cette sonate haletante est contée alternativement par chacun des concertistes en espérant que la chute finale soit évitée... Un premier roman rythmé où l'art et la folie ne font plus qu'un. A découvrir.


Laszlo Dumas est un pianiste talentueux à qui il manque pourtant ce petit quelque chose qui fait la force des grands. Jusqu'au jour où il se met à intégrer des fausses notes, décelables uniquement par un public très averti, lors de ses prestations en public. Commence alors une symphonie punitive et sanglante que Laszlo jouera contre tous ceux qui remarqueront ses erreurs. Son jeu se pare alors d'une aura passionnelle et envoûtante pour le plus grand plaisir de son agent et de ses spectateurs.
Rien ne semble pouvoir arrêter cette folie musicale meurtrière jusqu'à ce qu'il tombe amoureux d'une femme qui a pourtant remarqué ses fausses notes lors d'un concert.
Son entrée et celle de son petit garçon dans sa vie vont changer quelque peu la donne mais jusqu'à quel point ?
Un excellent premier à déguster sans modération !


«Je ne tue jamais le lundi» ainsi commence ce roman haletant, thriller tendu et dense qui se lirait d'un trait s'il ne fallait de temps en temps faire une pause pour permettre aux neurones de se calmer.
Laszlo Dumas est pianiste. Il est né dans un piano, tout le monde était pianiste dans sa famille. Il donne des «master class» et des concerts. Il a un agent, Georges Imirzian, qui lui a promis de faire de lui une "Étoile". Dans l'immédiat il lui manque ce quelque chose qui ferait de lui un des meilleurs. "Pourquoi ma sensibilité ne s'exprimait-elle pas, pourquoi ma voix restait-elle silencieuse alors que mon âme était le berceau d'une création artistique sans cesse renouvelée ?"
Un soir, fatigué et déprimé, il commet sur scène une erreur mineure qui n'échappe pas à un spectateur du premier rang qui se met à le fixer avec un air contrarié, son sourcil se fronçant à chaque nouvelle hésitation. Effondré il décide de tuer ce témoin. "Il serait ma victime, mon unique victime, et permettrait par son sacrifice ma rédemption." Il met au point un plan habile et exécute un crime parfait à l'aide d'un "grand couteau plat japonais dont la fonction primitive était de transformer des thons en parallélépipèdes."
Il est alors persuadé que ce meurtre prémédité sera sa première et sa dernière expérience. "Il avait osé. Il n'aurait plus besoin de tuer puisqu'il le pouvait."
L'effet de cet acte est extraordinaire : son jeu devient d'une intensité qu'il ne lui avait jamais connu. Son agent, Georges, est subjugué - "C'est exactement ce qui te manquait, ce corps et ce coeur dans ton jeu. Tu te laisses parler, tu te racontes... "- tout comme le public et les critiques.
Mais voici que son jeu, jour après jour, redevient plus ordinaire. "Tuer m'avait procuré l'inspiration nécessaire pour bien jouer, mais les effets de cet acte barbare et rédempteur s'estompaient avec le temps."
Arthur a 7 ans et demi. Sa maman est la plus jolie. Son papa est parti vivre en Australie quand il avait 5 ans. Il adore Harry Potter et aimerait bien "être un sorcier pour transformer le poisson en steak, les choux de Bruxelles en frites et rendre sa maman heureuse."
Lorraine, enseignante, est la maman d'Arthur. Grâce à sa soeur elle a réussi à remonter la pente après le départ de Jérémie, cet homme ingrat, obsessionnel, maniaco-dépressif, infidèle, vénal qu'elle a pourtant tant aimé. Un jour, elle assiste à un concert de Laszlo et sourit à l'une de ses fausses notes...
Un premier roman très original, fort bien écrit et mené de bout en bout, où l'on se laisse embarquer, sans résister, dans une histoire improbable tant les voix entremêlées de Laszlo, d'Arthur et de Lorraine sonnent juste, tant le suspens constamment relancé est subtilement agrémenté d'un cocktail d'ingrédients bien dosés : l'ardeur de la passion artistique et amoureuse, la solitude angoissante de l'interprète, les joies et tourments de l'enfance.


  • Le courrier des auteurs : 20/02/2009

Lire a toujours été pour moi une seconde nature. Depuis l'âge le plus tendre, où l'on dévore des albums d'images accompagnés de quelques phrases mystérieuses qu'on saura un jour déchiffrer, j'ai été accompagné par la présence des livres. Le roman, la fiction, ont pris dès l'adolescence une place importante dans mon existence. Je découvrais la vie par les romans, dans une bibliothèque municipale dont j'étais devenu un des visiteurs les plus assidus. Plus tard, les librairies m'ont permis de compléter mon arsenal de lecteur, et je n'aimais rien tant que déambuler dans leurs rayons pour découvrir au hasard d'une quatrième de couverture ma prochaine victime... Si je laisse souvent le hasard guider mes choix, avec la délicieuse sensation d'aventure qui nous prend quand un livre neuf s'ouvre entre nos mains, j'apprécie les librairies qui s'engagent sur les ouvrages qu'elles présentent. Une petite fiche coup de coeur, une opinion glanée derrière la caisse ou entre deux tables de présentation, une anecdote racontée avec l'oeil pétillant font souvent la différence...
Alors aujourd'hui, pourquoi, comment, suis-je passé de l'autre côté du rayonnage ? Dans mon ouvrage, à travers un personnage ambigu et effrayant, j'ai voulu décrire quelqu'un d'extrême qui doit se forcer à une ascèse de vie et à des expérimentations terribles pour percer le mystère de son propre génie. J'ai souhaité confronter cet être d'exception à une expérience humaine qu'il n'avait jamais connue : l'amour d'une femme, l'innocence et le monde imaginaire d'un enfant. Et observer ses réactions. La fissure de l'édifice mental qu'il s'était bâti... Pour me mettre dans la peau d'un grand pianiste, j'ai lu les mémoires ou biographies de plusieurs d'entre eux, et travaillé moi-même l'instrument pendant l'écriture du texte. Alors, faut-il écouter jouer Arthur Rubinstein ou Glenn Gould en même temps qu'on le lira ? Possible, car comme le disait Stendhal : la bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore.

Jean-Baptiste Destremau


  • Les présentations des éditeurs : 15/01/2009

«Un thriller littéraire au style assuré, qui allie élégance et suspense haletant. Très bien construit et empreint de musicalité, le récit se double d'une belle réflexion sur la solitude des puristes, et les excès auxquels poussent la compétition dans les arts.»

Jean-Baptiste Destremau a 40 ans. Il joue du piano depuis l'enfance. "Sonate de l'assassin" est son premier roman.

Je ne tue jamais le lundi.
C'est une question d'exigence personnelle et de rythme. Il ne faut y voir ni superstition, ni vieille habitude de célibataire. J'ai toujours préféré les fins de semaine pour réaliser cette partie de mon oeuvre.

Laszlo Dumas : pianiste de renom, mais longtemps dit sans génie, sans ardeur, sans ce petit rien qui fait la force des grands. Jusqu'au jour où il se met à faire de fines erreurs volontaires, et à occire celui qui, au premier rang de la salle de concert, les repère. Immédiatement, son jeu devient meilleur et petit à petit, les critiques s'accordent à voir en lui un nouveau virtuose. Ses crimes restent dans l'ombre. Mais un jour il rencontre une femme, Lorraine, qui elle aussi, croit-il, remarque ses erreurs...
Un roman construit comme une sonate en contrepoint, entremêlant les voix de Laszlo, de Lorraine et de son fils Arthur. Une haletante méditation sur la solitude du puriste, au suspense élégant et à l'écriture assurée.


  • Les courts extraits de livres : 21/02/2009

Laszlo

Je ne tue jamais le lundi.
C'est une question d'exigence personnelle et de rythme. Il ne faut y voir ni superstition, ni vieille habitude de célibataire. J'ai toujours préféré les fins de semaine pour réaliser cette partie de mon oeuvre.

Ma vie est réglée comme une partition.
Le lundi, je travaille à la maison.
À la maison, tout est propre et rangé. J'y veille personnellement, je fais le ménage moi-même, et ce n'est pas une question d'argent, mais de principe : il n'est pas envisageable de laisser quiconque voir mon linge sale, mes brouillons dans les corbeilles, toutes les imperfections que mon corps évacue, et qui finissent en poussière. Je suis parfois un peu maniaque pour l'ordre et la propreté.
J'ai tout arrangé moi-même, dans cet hôtel particulier de la rue Pergolèse, fruit des cachets généreux accumulés ces dernières années. Les pièces sont rangées, on n'y trouve rien d'inutile à mes yeux. La pièce d'études, une grande salle d'une cinquantaine de mètres carrés, est entourée de grands miroirs, sans sofa ni fauteuils.


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