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.. Oeuvres. Volume 1, Prose autobiographique

Couverture du livre Oeuvres. Volume 1, Prose autobiographique

Auteur : Marina Ivanovna Tsvetaeva

Traducteur : Nadine Dubourvieux | Luba Jurgenson | Véronique Lossky

Date de saisie : 09/04/2009

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Le Don des langues

Prix : 32.00 € / 209.91 F

ISBN : 978-2-02-086977-5

GENCOD : 9782020869775

Sorti le : 22/01/2009

  • Les présentations des éditeurs : 30/01/2009

Prose autobiographique

L'édition des (Envies est assurée par Véronique Lossky et Tzvetan Todorov, les traductions sont de Nadine Dubourvieux, Luba Jurgenson et Véronique Lossky.

Marina Tsvetaeva (1892-1941) est Fun des plus grands écrivains de langue russe du XXe siècle. En France, où pourtant elle a vécu quatorze ans (de 1925 à 1939), et dont elle a pratiqué remarquablement la langue, au point de s'en servir pour écrire certaines de ses oeuvres, elle reste encore mal connue. Plusieurs de ses textes ont été traduits, mais le plus souvent dans des éditions isolées et confidentielles. Le moment est venu de donner au lecteur français un ensemble ordonné des écrits de Tsvetaeva, ses Oeuvres restituées dans leur continuité, annotées et présentées dans des traductions nouvelles.
Ce tome est consacré à la prose autobiographique. Tsvetaeva se tourne vers ce mode d écriture une fois partie en émigration : elle veut faire vivre le passé et I ailleurs, ressusciter les morts à travers leur évocation affectueuse et lyrique. Les textes, écrits et publiés par fragments, retrouvent ici leur cohérence, accomplissant ainsi le projet créateur de Tsvetaeva : produire un récit subjectif des trente premières années de son existence.

Collection dirigée par Aime Freyer-Mauthner



  • La revue de presse Thierry Clermont - Le Figaro du 9 avril 2009

Une entreprise de haute volée, comprenant des inédits, copilotée par Véronique Lossky et Tzvetan Todorov, et qui complète la monumentale édition des Carnets publiés en 2008 aux Éditions des Syrtes. Dans ses textes intimistes, Tsvetaïeva évoque la figure de ses parents, revient sur ses amitiés littéraires, notamment celle nouée avec le plus français des poètes russes : Max Volochine, («un géant chevelu, moitié boeuf, moitié dieu»), ami de Diego Rivera et traducteur de Claudel. Le portrait de son père, conservateur, permet à Tsvetaïeva de décrire l'inauguration du Musée des beaux-arts de Moscou (l'actuel Musée Pouchkine) par Nicolas II. Un hommage directement écrit en français...
Son credo littéraire : «Le secret, c'est de raconter les événements d'aujourd'hui comme s'ils avaient eu lieu il y a cent ans, et ce qui s'est passé il y a cent ans - comme un fait d'aujourd'hui.»...
Selon son compatriote l'ex-dissident Joseph Brodsky, la voix de Marina «résonnait de quelque chose d'inconnu et d'effrayant pour l'oreille russe : l'inadmissibilité du monde».


  • La revue de presse Francine de Martinoir - La Croix du 4 mars 2009

Il aura fallu plusieurs décennies pour que nous parviennent les textes des grands Russes contemporains de la Révolution, Anna Akhmatova, Andreï Biély, Ossip Mandelstam, ou Zinaïda Hippius. De même pour Marina Tsvetaeva, dont le projet de création se révèle enfin dans sa continuité avec la parution de l'ensemble de ses écrits autobiographiques. Deux autres volumes suivront, l'un de ses essais, l'autre de sa poésie....
Le passé que nous livre Marina est un passé recomposé, revu à la lumière des années qui séparent l'enfant, puis la jeune femme de l'écrivain adulte écrivant loin de son pays. Dans une lette à une amie, elle avoue : «Vous n'aimez sans doute comme moi que votre enfance... Je n'ai rien pu aimer de ce qui est arrivé après.» Ce temps d'avant, elle le ressuscite sans cesse : la villa de l'été à Taroussia, à Moscou la maison des Trois-Étangs, les peupliers, le rayon de soleil oblique dans la chambre de damas rouge de Valeria, et le piano de sa mère qui voulait faire d'elle une musicienne.


  • Les courts extraits de livres : 30/01/2009

Extrait de l'avant-propos :

Marina Tsvetaeva est l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Le fait qu'elle soit d'abord poète et que sa poésie soit difficile à transposer dans une autre langue a pu cacher sa grandeur aux lecteurs ne maîtrisant pas le russe. Malgré tout, certaines traductions permettent aujourd'hui de se faire une idée assez juste de ses poèmes ; de surcroît, Tsvetaeva a laissé aussi une abondante oeuvre en prose, dont le passage en d'autres langues s'opère avec moins de perte. De sorte qu'on peut imaginer que, dans un avenir proche, ses écrits sauront se frayer un chemin vers des lecteurs toujours plus nombreux. Les Œuvres dont commence aujourd'hui la publication en français sont une contribution à cette entreprise.
Tsvetaeva a reçu le don du verbe, qui lui permet de faire vivre le monde - celui des objets, des paysages, mais surtout le monde intérieur, fait de passions, de joies et de souffrances, d'extases et de frissons. Autant d'expériences communes mais qui, pour nous, simples mortels, risquent de passer inaperçues car nous ne savons pas les nommer. Tsvetaeva témoigne, à travers toute son oeuvre, d'un amour irrépressible du monde, même lorsque celui-ci est source de souffrances intenses : il faut savoir le contempler avec patience et tendresse pour être capable d'en saisir l'identité secrète. C'est pourquoi l'art rédime la vie, même une vie horrible. Ou, comme le dit Tsvetaeva elle-même : «Qui pourrait parler de ses tourments sans enivrement, c'est-à-dire bonheur ?» Le verbe fait découvrir le monde et le rend vivable.
Comme tous les grands écrivains, Tsvetaeva appartient pleinement à son époque et en même temps manifeste des caractéristiques que nous avons envie de dire éternelles. Les thèmes de ses écrits n'ont rien de surprenant, elle y évoque l'enfance, les amours heureuses et (surtout) malheureuses, l'amitié, la solitude, la guerre, l'exil, la création artistique, la mort. Mais ce ne sont pas, pour elle, des concepts abstraits : ce qu'elle décrit, ce sont ses propres expériences, celles d'une femme du XXe siècle. Et elle invente, pour les dire, un style qui, dans son esprit, correspond aux temps modernes : vif, haché, laconique.


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