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.. Napoléon III : l'empereur du peuple

Couverture du livre Napoléon III : l'empereur du peuple

Auteur : Raphaël Dargent

Préface : Philippe Séguin

Date de saisie : 20/07/2009

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Grancher, Paris, France

Collection : Témoignages pour l'histoire

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-7339-1067-2

GENCOD : 9782733910672

Sorti le : 04/02/2009

  • Le courrier des auteurs : 20/07/2009

1) Qui êtes-vous ?
Un jeune historien et essayiste, passionné de la France et de ses grandes Figures historiques.

2) Quel est le thème central de votre livre ?
La figure de Louis-Napoléon Bonaparte, qui régna sous le nom de Napoléon III, et ses idées politiques.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de votre livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Au nom d'un grand peuple», on touche ici à la véritable critique, formulée à l'égard du dernier souverain français, par les notables, les gens en place, ceux qui savent, gouvernent et font l'histoire depuis 1870, les gloires et les fortunes de la République triomphante, qu'elles fussent et soient encore de gauche ou de droite : Louis-Napoléon fut élu démocratiquement par le peuple en 1848, son coup d'État de 1851 fut ratifié par le peuple, comme un an plus tard le rétablissement de l'Empire, et c'est encore au service du peuple qu'il gouverna ensuite pendant les dix-huit ans que durèrent le Second Empire ; au service du peuple et dans l'intérêt national, contre les intérêts particuliers et les prébendes, les avantages acquis, les places privilégiées quoiqu'on en ait dit ; au service du peuple, c'est-à-dire attaché à la souveraineté populaire et au progrès social contre des parlementaires opposés au suffrage universel, frileux ou sceptiques devant les avancées sociales ; au service du peuple et des peuples, promoteur du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et soucieux de promouvoir la paix en Europe et l'équilibre du monde, et ce malgré l'incompréhension voire l'opposition des différents partis de la Chambre ou de ses partenaires étrangers.

4) Si votre livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une valse d'Emile Waldteufel, compositeur de l'impératrice Eugénie.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La découverte ou la redécouverte d'un très grand personnage de notre histoire, à qui la France d'aujourd'hui doit beaucoup, mais malheureusement oublié des Français ou victime d'une mauvaise propagande, et par conséquent injustement traité.


  • Les présentations des éditeurs : 31/01/2009

Depuis 1870, Napoléon III premier président de la République et dernier souverain français es présenté comme un imbécile, un fourbe, un parvenu, auquel on ne pardonne pas le coup d'Etat du 2 décembre 1851, et qu'on accuse d'être responsable de la défaite de Sedan.
Si celle hostilité perdure jusqu'à nos jours, ce n'est pas que des historiens n'aient pas peu a peu rétabli la vérité sur l'empereur, lui rendant enfin justice, mais parce que la République, à travers ses dirigeants, n'a jamais daigné faire de même. Il y aurait pourtant grands bénéfices à reconnaître officiellement l'homme et ses idées politiques. Car Louis-Napoléon Bonaparte est un homme de principes. Au sommet de ces principes ligure sans conteste son souci du peuple, véritable idée fixe qui détermine toutes les autres et l'ail la particularité de son règne et, au-delà, celle du bonapartisme. Elu démocratiquement en 1818, c'est au service du peuple qu'il gouverna la France pendant vingt-deux ans ; soucieux de l'intérêt national, al lâché au progrès social, et désireux de promouvoir la paix en Europe pour l'équilibre du monde. Napoléon III est un homme à re-découvrir...

Raphaël Dargent, historien et essayiste, est âgé de 38 ans. Président du Cercle Jeune France, il dirige depuis 2003 la revue Libres, revue de la pensée française. Auteur de nombreux articles historiques, il a notamment participé à l'écriture de La France au combat. De l'appel du 18 juin à la victoire (Perrin, 2006). Après un essai publié en 2007 aux éditions de L'Âge d'Homme, Napoléon III, l'Empereur du peuple est son deuxième ouvrage publié.


  • Les courts extraits de livres : 31/01/2009

Extrait de l'introduction :

L'EXIL INTÉRIEUR
Un peuple ingrat ?

Les hommes sont souvent injustes envers ceux qui leur ont fait le plus de bien.
Louis-Napoléon

Badinguet. Badinguet par-ci, Badinguet par-là. Badinguet, c'est le surnom dont ses adversaires affublèrent Louis-Napoléon Bonaparte, après son évasion du fort de Ham en 1846 alors qu'il avait pris les traits et la mise de l'ouvrier Pinguet. Badinguet, c'était pour les notables au pouvoir de la Monarchie de Juillet, qui aspiraient à le rester et craignaient la popularité de Louis-Napoléon, l'insulte suprême. Eux n'avaient qu'un objectif : ridiculiser et minimiser l'héritier des Bonaparte, jeune trublion en exil depuis 1815, auteur de deux coups de force aussi rocambolesques que malheureux, commis aux frontières pour rétablir son nom. Le même, devenu premier président de la République élu au suffrage universel, avant d'être proclamé empereur des Français quatre ans plus tard, continuera à être méprisé et combattu par tous ceux, royalistes puis républicains, qui le considéraient comme un parvenu et un dictateur populiste. Badinguet, ce fut encore le qualificatif que certains édiles de la IVe République agonisante attribuèrent à de Gaulle quand un siècle plus tard il revint au pouvoir, montrant par là combien pour eux la comparaison entre le Général et Louis-Napoléon pouvait être insultante. Depuis 1870 et la chute du Second Empire, c'est bel et bien une légende noire, largement élaborée par la IIIe République, qui n'en finit pas de salir la mémoire du grand homme qu'on présente au choix comme un imbécile ou un fourbe - comme dans ce film de propagande allemande de 1940 consacré à Bismarck qui montre un Louis-Napoléon duplice et mesquin -, dont on moque justement le fort accent germanique - Louis-Napoléon a passé ses jeunes années d'exilé en Suisse alémanique -, auquel on reproche les fastes de la Cour et le goût de l'argent, auquel surtout on ne pardonne pas le coup d'État du 2 décembre 1851, et qu'on accuse enfin d'être responsable de la défaite de Sedan.


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