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_ Les éclaireurs

Couverture du livre Les éclaireurs

Auteur : Antoine Bello

Date de saisie : 01/03/2009

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-07-012426-8

GENCOD : 9782070124268

Sorti le : 05/02/2009

Les éclaireurs est la suite des Falsificateurs, mais il peut se lire indépendamment : un résumé des Falsificateurs est inclus, ce qui permet au lecteur de comprendre le projet de l'auteur.

Le CFR (Consortium de Falsification du Réel) est une organisation chargée de manipuler le réel. Ils mettent en place des évènements comme la chienne Laïka ayant fait le tour de la Terre, et des organisations telles que Al-Qaïda. Mais quel est le but véritable de cette société secrète ? Un dessein de manipulation géopolitique ?

Un livre de science-fiction (au sens noble du terme), du moins l'espère-t-on. Un livre qui vous rend paranoïaque !


Paru en 2007 «Les Falsificateurs» (repris en Folio) d'ntoine Bello m'vait littéralement enchanté - véritable coup de coeur personnel - par l'originalité de son scénario, particulièrement bien ficelé et maîtrisé.
Les Falsificateurs c'est tout d'abord l'histoire de Sliv. Un jeune Islandais fort attachant, doué et parfois naïf, postulant dans une entreprise de conseil environnemental pour son premier emploi.
Mais c'est aussi l'histoire d'une organisation secrète internationale, le CFR (le Consortium de Falsification du Réel), dont personne ne connaît le but, mais qui falsifie depuis longtemps déjà ce que nous prenons pour la réalité. Des exemples ? la falsification des archives de la Stasi, Christophe Colomb qui n'a jamais découvert l'Amérique, ou encore la première chienne envoyée dans l'espace - Laïka - qui n'a jamais existé...
Sliv se retrouve en fait, via son emploi, engagé dans cette organisation secrète qui tantôt le fascine, tantôt l'inquiète, qui lui fait parcourir le monde et faire la connaissance de personnes allant changer définitivement sa vie, mais qui tout autant peut le faire douter, l'effrayer...

«Les Falsificateurs» en un seul mot, pour moi : Brillant !

C'est dire si j'attendais impatiemment la parution des «éclaireurs», suite des aventures de la falsification du réel.
Et quel bonheur de retrouver Sliv, notre agent spécial du CFR qui, la maturité venant avec l'âge, veut comprendre a quoi il travaille depuis tant d'années, quelle est la finalité du CFR et surtout qui le dirige ?
Comme souvent l'histoire personnelle va être emportée par l'Histoire - les destins de Sliv et du CFR vont être bouleversé le matin du 11 Septembre 2001.
«Les Eclaireurs» montre que lorsque l'on tente d'influer sur le cours de l'histoire des hommes, on ne sait jamais réellement quelles en seront les conséquences...

Une fois de plus, ce roman m'a passionné et place Antoine Bello parmi les auteurs dont on se réjouit à l'avance des romans qu'il va écrire à l'avenir.

Une fois de plus brillant, une fois encore un coup de coeur !


  • Les présentations des éditeurs : 08/06/2009

C'est l'histoire de Sliv, agent spécial du CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui veut comprendre pour quoi et pour qui il travaille.
C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, qui tente d'influer sur l'histoire des hommes, et dont l'existence est brutalement remise en cause un certain 11 septembre 2001.
C'est l'histoire de Youssef, tiraillé entre sa foi et son amitié ; de Maga, jeune femme moderne que son mariage précipite dans une famille d'intégristes ; de Lena, dont la rivalité professionnelle avec Sliv cache peut-être des sentiments d'une autre nature.
C'est l'histoire d'une grande nation, l'Amérique, qui trahit ses valeurs quand le monde a le plus besoin d'elle.
C'est, d'une certaine façon, l'histoire du siècle qui vient.

Antoine Bello vit à New York. Les éclaireurs est la suite des Falsificateurs, publié en 2007, mais peut se lire indépendamment.



  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express du 19 février 2009

Nous sommes en 2001 et Bello imagine l'impensable : une éventuelle implication (volontaire ou pas) du CFR dans la montée en puissance d'Al-Qaeda, les attentats du 11 Septembre, la guerre en Irak et les (trop fameuses) armes de destruction massive... Quels sont les réels desseins de cette société secrète ? Et les rivalités personnelles ne risquent-elles pas d'avoir de terribles conséquences ? Avec un souffle feuilletonesque inouï (malgré quelques personnages secondaires caricaturaux), Bello réussit avec Les Eclaireurs un croisement fascinant entre la série 24 et l'imagination d'un Cortazar. Cette mise en fiction de l'histoire récente prouve que le roman peut être, aussi, un excellent moyen de comprendre notre présent paranoïaque.


  • La revue de presse - Télérama du 12 février 2009

Toujours virtuose, maniant avec dextérité et érudition les faits historiques, Bello jongle avec ses multiples personnages, plongés au coeur de la politique américaine. Mais la proximité des événements rend le roman plus grinçant, plus effrayant que ne l'était le premier...
La résolution de l'énigme viendra sous la forme d'un joli pied de nez et d'un éloge à l'imagination et au mystère, qui pourrait bien s'apparenter, tout simplement, à un hommage à la littérature et à l'art de raconter des his­toires pour embrasser le monde.


  • La revue de presse - Le Figaro du 5 février 2009

Bello, c'est un émule de John Le Carré qui aurait également lu Umberto Eco et ­Jorge Luis Borges. On dirait une anticipation et c'est pourtant notre monde. Plus besoin de SF : nous sommes arrivés ! Sa société secrète, comme il se doit immensément riche et d'une insondable puissance, pourrait apparaître ­comme une invention facile de feuilletoniste ancien genre, ­remise au goût du jour avec un peu de technologie. Qu'importe : elle est une métaphore. La falsification, elle, est un peu partout. Comme tant de héros de romans, et comme nous tous, Sliv est ­placé devant le choix entre mensonge consenti, exigence morale et volonté de savoir. Il choisira la vérité, mais ça ne changera guère son étrange métier : «La vérité n'est qu'un scénario parmi d'autres», dit-il, un peu désabusé. Le scénario d'Antoine Bello, lui, n'est pas vrai : mais il dit vrai.


  • La revue de presse Antoine Perraud - La Croix du 4 février 2009

Antoine Bello poursuit avec le même brio les activités du CFR, société secrète qui s'évertue à instaurer le progrès à coups de mystifications déconcertantes...
Le vertige d'une lecture haletante jamais freinée par la moindre longueur ne procède pas seulement de la façon de reconsidérer au pas de course l'histoire récente en butant sur Villepin ou Powell, mais d'un art désormais si peu français de raconter, sans façon et puissamment, des histoires inscrites dans notre temps, au lieu de tourner autour d'un ou deux nombrils germanopratins. Fini le renfermé, bonjour la trombe !...
C'est toute la surprenante richesse d'Antoine Bello de donner à croire qu'il se livre à une fuite en avant véloce, techniquement parfaite, «à l'américaine», que nous goûtons comme il se doit, dans le sillage de Philip K. Dick, avant de nous laisser découvrir que son «millepage» est écrit sous le signe de Borgès (clin d'oeil appuyé avec un personnage clé du CFR nommé Pierre Ménard), ou de Gide (Les Falsificateurs renvoyait aux Faux-Monnayeurs).


  • La revue de presse Minh Tran Huy - Le Magazine Littéraire, février 2009

Plume alerte, construction rythmée, intrigue ingénieuse : avec Les Éclaireurs, Antoine Bello tient les promesses des Falsificateurs, passionnant premier volet des aventures de Sliv Dartunghover, sympathique Islandais qui a intégré une organisation internationale secrète, le CFR, ou Consortium de falsification du réel...
Les Falsificateurs et Les Éclaireurs constituent une formidable défense et illustration de l'activité romanesque comme art du récit - car qu'est-ce qu'écrire, après tout, sinon donner aux fictions les plus folles l'apparence d'une réalité incontestable ? Allant plus loin encore dans la métaphore, les ouvrages d'Antoine Bello font de l'écrivain non seulement un conteur, mais un démiurge : dans Les Éclaireurs, Sliv va jusqu'à créer, grâce à son verbe et à sa verve, un monde en sept jours, comme dans la Genèse...
Les Falsificateurs se présentaient comme une réflexion sur l'infinie réinterprétation de l'histoire : au-delà du fait qu'elle est écrite par les vainqueurs, elle n'est pas gravée dans le marbre, mais évolue au diapason d'une société qui change avec le temps. Les Éclaireurs raffinent et déplacent cette conception des choses en l'inscrivant au coeur d'événements contemporains, où le contrôle de l'opinion apparaît comme un enjeu majeur. Le titre du roman prend alors pleinement son (double) sens : semblables aux éclaireurs de l'armée, les hommes du CFR tentent de montrer la voie à suivre - avec pour seule référence les Lumières des Encyclopédistes, artisans de cette vaste entreprise que Jules Michelet qualifia de «conspiration victorieuse de l'esprit humain». Antoine Bello reprend d'ailleurs l'expression à la fin de son ouvrage, où il rend hommage à... Wikipédia. Un clin d'oeil qui ne fait que renforcer l'idée selon laquelle le complot de la raison est le seul qui intéresse véritablement l'écrivain. À rebours de ce qu'on nomme, précisément, les théories du complot.


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