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.. Tant de soleils dans le sang

Couverture du livre Tant de soleils dans le sang

Auteur : André Velter

Date de saisie : 20/03/2008

Genre : Poésie

Editeur : Alphabet de l'espace, La Ravoire-Chambéry, France

Collection : Poiêsis

Prix : 24.00 € / 157.43 F

ISBN : 978-2-917145-00-5

GENCOD : 9782917145005

Sorti le : 20/03/2008

  • Les présentations des éditeurs : 21/02/2009

Livre-récital composé par André Velter dans la résonance des musiques de Pedro Soler, Tant de soleils dans le sang exalte l'énergie d'une poésie qui court le monde, qui prend ses risques et ne cesse de reprendre souffle.
Parole engagée, utopique et solaire, qui évoque aussi bien les aventuriers de l'arène, Manolete, Dominguin, Paquirri, José Tomás, que les aventuriers du verbe incarné, Federico Garcia Lorca, Victor Segalen, Blaise Cendrars, Paul Valet, Al Berto ou Juan Gelman.
Ici, des mots jetés sur des cordes de guitare entendent faire chants, sens et rythmes à la fois. Des mots pour repartir encore et encore, et se retrouver à jamais en terrain découvert, avec des dessins d'Ernest Pignon-Ernest à placarder dans les rues.

Ce que c'est vraiment que de vivre
à l'aventure, à l'improviste :
on cueille des roses dans la brume,
les ténèbres, les buissons
ou la dernière galaxie connue,
sans voir ni penser
qu'on a les mains en sang.


  • Les courts extraits de livres : 21/02/2009

Orphée par nuit noire

Tu étais à l'aube des mondes et n'avais pas de nom.
Qui aurait pu t'appeler, te prier, te maudire ?
Aucune voix pour crier de peur ou d'impatience,
Aucun souffle pour chasser l'ombre d'on ne sait quelle bouche.

Comme si l'énigme avait une ombre,
Comme si l'absence avait une ombre,
Comme si le vide avait une ombre,
Comme si l'amour était une ombre.

Marcheur qui se cherchait des ailes,
Tu ne croyais pas aux rives infernales
Mais à l'échappée verticale par delà dédale et fournaise
Avec au fond de l'âme un regard calciné.

Quelle fureur pour se délivrer des furies,
Quelle lutte pour éperonner la lumière,
Quel assaut insensé pour arrimer le feu, ensauvager l'horizon,
Et quel blasphème pour transpercer le ciel !


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