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.. Adieu, ma grande

Couverture du livre Adieu, ma grande

Auteur : Susanna Moore

Traducteur : Laetitia Devaux

Date de saisie : 16/04/2009

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-87929-609-8

GENCOD : 9782879296098

Sorti le : 05/03/2009

  • Les présentations des éditeurs : 22/02/2009

Prison de femmes de Sloatsburg, État de New York. Helen, une schizophrène condamnée pour le meurtre de ses deux enfants, aurait préféré la peine capitale à la prison à vie. Mais la justice en a décidé autrement. Louise, la nouvelle psychiatre du pénitencier, s'identifie à ses patientes au point d'enfreindre le règlement. Ike, ex-flic devenu gardien de prison, est un père divorcé un peu blasé. Loin de Sloatsburg, Angie joue les starlettes à Hollywood en attendant le rôle de sa vie, enfermée dans ses rêves de gloire.
Récit à quatre voix, Adieu, ma grande est un livre sur la violence, celle qui ravage les familles ou impose sa loi dans les prisons. Avec un regard dérangeant, Susanna Moore fait monter la tension jusqu'à l'insupportable dans ce roman noir qui dévoile ce que l'être humain recèle de pire.

Susanna Moore est née en 1945. Elle est l'auteur de six romans dont In the Cut (adapté au cinéma par Jane Campion avec Meg Ryan dans le rôle principal) et Un dernier regard (L'Archipel, 1997 et 2007). En 1999, elle a été distinguée par l'Académie américaine des Arts et Lettres. Elle vit à New York.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Laetitia Devaux.



  • La revue de presse Sabrina Champenois - Libération du 16 avril 2009

Ce livre choral a pour décor une prison pour femmes près de Manhattan, et pour axe un duo entre une psy, le Dr Louise Forrest, et une détenue, Helen...
C'est le ressort du livre : la confusion mentale partagée, fusionnelle. On comprend très vite que le Dr Forrest est tout aussi border line, tout aussi bonne pour le cabanon que celles qu'elle reçoit dans son bureau toujours ouvert par mesure de sécurité. Son empathie tourne à l'identification, ses attentions excessives brouillent les lignes, il est clair que ça va tourner vinaigre. Adieu ma grande progresse ainsi, dans une lente montée en tension, vers la catastrophe pressentie...
Susanna Moore, qui intervient régulièrement dans les prisons, sait très bien crisper les choses. Elle a notamment le chic du laconisme cru jusque dans la description des meurtres.


  • Les courts extraits de livres : 22/02/2009

L'institution pénitentiaire de Sloatsburg, sept grands bâtiments en pierre clos par un mur d'enceinte, se dresse sur la rive ouest de l'Hudson River. Située à une heure de train au nord de Manhattan, elle servait à la fin du dix-neuvième siècle de sana­torium. Les bâtiments A, B et C abritent cinq cents prisonniers fédéraux, uniquement des femmes. Les autres bâtiments servent de clinique, de salles de cours, de chapelle, de bureaux, ainsi que de buanderie, de cuisines, de bibliothèque et d'atelier. Derrière le bâtiment A, les prisonnières cultivent des haricots sur un vaste lopin de terre. La prison est entourée sur trois côtés par un haut mur en brique avec deux tours de guet en bois d'où surveillent des gardes en armes. Le fleuve coule à l'est le long du bâtiment C. Il n'y a aucun contrôle sur la rive, ce qui me pose question. Pensent-ils que les Noires ne savent pas nager ?
Lors de mon premier jour à Sloatsburg - lundi dernier, cela a fait six mois -, j'ai arpenté les lieux avec inquiétude, regardant par-dessus mon épaule, comme si je craignais ma propre peur. Personne ne s'en est rendu compte, ou ne s'en est soucié, appa­remment, ce que j'ai jugé bon signe. Je continue à arpenter les lieux avec inquiétude.
Je franchis chaque matin les portes en fer forgé qui datent de l'époque où les occupants de Sloatsburg étaient des petites bonnes et des vachers irlandais atteints de tuberculose, et je passe lentement trois barrières de sécurité équipées de caméras, de portiques, de rayons x et de détecteurs de métal portatifs jusqu'à un grand hall avec un sol en marbre blanc. Dès l'entrée, l'odeur est féminine.


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