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_ La partita

Couverture du livre La partita

Auteur : Alberto Ongaro

Traducteur : Jacqueline Malherbe-Galy | Jean-Luc Nardone

Date de saisie : 08/04/2009

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Anacharsis, Toulouse, France

Collection : Fictions

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-914777-51-3

GENCOD : 9782914777513

Sorti le : 17/02/2009

Lorsqu'il revient chez lui après un an d'exil, le jeune et riche Francesco Sacredo trouve Venise bien changée... La lagune est prise dans les glaces, et il ne reste plus rien de sa fortune : son père a tout perdu à la table de jeu face à une redoutable comtesse borgne, Mathilde von Wallenstein. Pour tenter de récupérer ses biens, il ne dispose pas d'autre mise que... lui-même. Perdant à nouveau, il s'échappe de la salle de jeu. Mais la comtesse n'est pas du genre à renoncer à ses gains !
Ami et scénariste d'Hugo Pratt, Alberto Ungaro est une sorte d'Alexandre Dumas égaré au XXIe siècle. Son talent de conteur éclate dans un premier chapitre éblouissant - à tous les sens du terme ! - où la Venise de Turner se couvre de glace et de neige comme si Breughel était passé par là. Puis vient une course-poursuite haletante à travers cette pittoresque Italie encore morcelée par les principautés et les duchés rivaux. Si le roman d'aventure classique n'est jamais loin, avec son comptant de chevauchées et de spadassins, La Partita cousine aussi avec la chronique libertine façon Casanova : les jeunes filles croisées par Francesco sont loin d'être les plus laides... et les plus farouches ! Mais toute cette cavalcade d'émotions et de plaisirs se teinte progressivement d'une nuance plus sombre et plus «moderne», car le héros, ainsi impétueux soit-il, n'ignore pas les subtilités du jeu d'échec ; et dans la partie grandeur nature qu'il livre pour sauver sa vie, Francesco tente inlassablement de prévoir le prochain coup de son adversaire. Cela tourne à la paranoïa, à tel point que bientôt le lecteur ne sait plus sur quel pied danser ! Les dernières pages de ce roman ébouriffant en prennent une tournure presque kafkaïenne. Oeuvre ambitieuse, servie par un style brillant et chamarré, La partita conjugue le plaisir immédiat de l'aventure avec celui, plus subtil et peut-être plus sulfureux, de la quête métaphysique.


  • Les présentations des éditeurs : 08/06/2009

Lorsqu'il revient d'exil à Venise, Francesco Sacredo, jeune patricien de bonne famille, découvre que son père a perdu au jeu la totalité de leur immense fortune. La comtesse Mathilde von Wallenstein, une allemande borgne, sournoise et carnassière, lui a enlevé jusqu'à son dernier sequin. Ulcéré par l'inconséquence paternelle, Francesco accepte, sur un coup de dé, de miser sa propre personne pour tenter de récupérer son bien. Il perd.

Mais plutôt que de livrer son corps à la maléfique comtesse comme convenu, il s'enfuit, aussitôt pris en chasse par les impitoyables spadassins de l'Allemande.

Aussi cette partita se poursuit-elle grandeur nature, au rythme de la course effrénée de Francesco à travers une Italie du XVIIIe siècle plongée dans un hiver glacial. La mort aux trousses, le jeune homme, réduit à la dernière extrémité, proscrit et condamné à fuir éternellement, tâche pourtant de rendre coup pour coup à sa redoutable adversaire lointaine et invisible.

Roman d'aventures oppressant, orchestré par Alberto Ongaro en maestro de l'art de la fiction, La Partita fait penser à un Dumas qui aurait été atteint de paranoïa, et où les élégances vénéneuses de Casanova se doubleraient de l'exubérance rieuse de Federico Fellini, où tout le monde publie tout et n'importe quoi, du manuel d'informatique au livre-bain, en passant par les mémoires de tel ou tel has been de la chansonnette et le thriller estampillé «meilleur livre de la semaine !» par Michael Connelly ou Dan Brown, quel plaisir de voir des gens qui creusent patiemment - et obstinément - le sillon d'une littérature à nulle autre pareille !



  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 8 avril 2009

Fidèle à ses amitiés littéraires - Alexandre Dumas et consorts -, le Vénitien Alberto Ongaro folâtre et ripaille avec ses personnages, d'aventures rocambolesques en d­érives langoureuses. Dans une langue exquise, toute de dérision dé­clinée à l'imparfait du subjonctif, il raconte en filigrane une histoire de manipulation, de paranoïa aiguë...
Chez Ongaro, de La Taverne du doge Loredan (éd. Anarchasis, 2007) à cette Partita, tout commence par Venise et tout finit dans le plaisir.


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