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.. Mémoires d'un maître faussaire

Couverture du livre Mémoires d'un maître faussaire

Auteur : William Heaney

Traducteur : Mélanie Fazi

Date de saisie : 01/03/2009

Genre : Science-fiction, Fantastique

Editeur : Bragelonne, Paris, France

Collection : Fantasy

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-35294-266-5

GENCOD : 9782352942665

Sorti le : 19/02/2009

  • Les présentations des éditeurs : 01/03/2009

William est un faussaire spécialisé dans les livres. Il est doué pour l'écriture mais préfère griffonner incognito des poèmes pour un ami plus séduisant que lui et fabriquer des exemplaires factices de premières éditions de Jane Austen qu'il vend ensuite à des collectionneurs crédules. Il n'est pas si mauvais, au fond : il reverse l'argent récolté à un foyer pour SDF et ses crimes ne font de mal à personne.
Mais si William n'a rien fait d'autre de sa vie, ce n'est pas sans raison. Il a commis quelque chose quand il était étudiant qui lui fait honte, boit beaucoup trop et ne peut s'engager dans une relation amoureuse. Ah oui, et il voit des démons. Des silhouettes éthérées qui rodent derrière le dos de ceux qui l'entourent, guettant un instant de faiblesse. À moins que William voie simplement la souffrance du monde ?
C'est alors qu'une femme extraordinaire, peut-être capable de l'en sauver, entre dans sa vie...

William Heaney est un imposteur. Charmant, certes, mais un imposteur quand même. Aux prises avec ses démons et ceux des autres, il passe un peu trop son temps à vider la cave des meilleurs pubs de Londres. A l'occasion il prétendra même être le nom de plume d'un grand écrivain anglais. Méfiez-vous.


  • Les courts extraits de livres : 01/03/2009

Il existe mille cinq cent soixante-sept démons recensés. Très précisément. Je sais bien que Fraser affirmait en avoir identifié quatre autres dans son étude, mais il devait les confondre avec des troubles psychologiques. Je veux dire par là que la tendance pathologique à insulter les étrangers dans la rue trahit plus certainement des troubles nerveux que la présence d'un démon. Et il n'y a rien de surnaturel derrière la masturbation chronique. Je soupçonne Fraser de ne pas croire lui-même à ses propres études de cas. Je crois qu'il n'a «découvert» quatre nouveaux démons que pour faire vendre sa connerie de bouquin.
J'en sais quelque chose : après tout, on est allés à la fac ensemble. (Une fois, il m'a tellement foutu en rogne que je lui ai cassé le nez, pourtant je ne suis pas du genre bagarreur.) En tout cas, je préfère l'étude originale de Goodridge et ses définitions beaucoup plus strictes. J'aime les définitions strictes. D'accord, je vous ajoute une note de bas de page, mais rien que cette fois : d'abord parce que je déteste le côté intello bordélique de ces choses-là, et ensuite, comme vous devez le savoir, parce que c'est Goodridge en personne qui a brillamment identifié la manie des notes de bas de page comme démoniaque et responsable d'une grande partie des troubles psychiques affectant les universitaires. Par ailleurs, c'est une espèce des plus insidieuses, souvent accompagnée de plusieurs autres infestations de niveau quatre ou cinq, et comme vous le diront ceux qui possèdent quelques connaissances dans ce domaine, lorsqu'on laisse entrer un démon, la porte est ouverte aux autres.


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