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.. Impertinences, chansons à lire, chansons à dire

Couverture du livre Impertinences,  chansons à lire, chansons à dire

Auteur : Françoise Mingot-Tauran

Date de saisie : 16/04/2010

Genre : Musique, Chansons

Editeur : Wallâda, Châteauneuf-les-Martigues, France

Collection : Moïsa, n° 1

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-904201-46-2

GENCOD : 9782904201462

Sorti le : 13/02/2009

  • Le courrier des auteurs : 16/04/2010

1) Qui êtes-vous ? !
Une éditrice, les éditions Wallâda, qui fut professeur de Lettres, mais aussi un écrivain (prose et poésie) et une chanteuse, qui compose des textes de chansons et certaines de ses musiques.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le regard d'une femme d'aujourd'hui sur sa vie et sur la société dans laquelle elle s'efforce de défendre un certain humanisme.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Tous les événements de notre vie adviennent
comme des rendez-vous qu'on se donne à soi-même»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un nocturne de Chopin, que j'aime tant. Paix vibrante, tendresse et absolu.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Des émotions esthétiques, celles qui rapprochent les êtres.


  • Les présentations des éditeurs : 30/06/2009

L'auteur use d'impertinence, de désinvolture peut-être, parfois, attitude assumée devant les plus graves sujets, tamisée par une émotion à fleur de chant. Elle nous le prouve : tout peut être dit, d'une certaine manière... Et dire, c'est résister, c'est protester, lutter, tant le seul fait de vivre apporte de conflits, d'injustices, d'horreurs, de bonheur aussi, d'amour.
Son allégresse, sa drôlerie souvent teintée de mélancolie, nous entraînent vers cet au-delà des mots qui ouvre sur l'essentiel : le plus émouvant, ce qui fait écho en nous, ne sera jamais exprimé mais il pénétrera pourtant le lecteur. Cette faille en nous-mêmes que chacun s'efforce d'atteindre et de combler. Ou d'oublier, tant est difficile d'affronter la vie.

«Je suis je resterai sur un étroit chemin celle dont chacun rêve et jamais ne rejoint»

Ainsi parle le double mythique de l'auteur qui, traversant les vicissitudes de la condition des femmes d'aujourd'hui, nous fait découvrir ses chemins de rébellion. Avec la fidélité des oiseaux migrateurs, et pour témoins la tendresse, l'enfance et la solitude. Une première façon de répondre à la question finale que pose un personnage de son oeuvre épique encore inédite : «Dis-moi, Midedjouka, qui es-tu ?»

On retrouvera prochainement, sur un CD de chansons, sa voix découverte avec le premier album, «Waroutcho», dont le musicien sinto Lick composa les musiques et qu'ils réalisèrent ensemble.

Françoise MINGOT- TAURAN, agrégée de Lettres, trois enfants, a enseigné à Bordeaux, sa ville natale, dans le nord de la France, en Bretagne, puis au Sénégal et au Maroc.
Après avoir collaboré à la revue «Sorcières», aux groupes «Chanson de Femme», «Psychanalyse et Féminisme», elle crée les éditions Wallâda, dont Tune des collections est consacrée à la parole tsigane. Revenue dans la Provence de ses jeunes années, elle partage son temps entre récriture, l'édition et des travaux universitaires de Littérature Comparée.


  • Les courts extraits de livres : 30/06/2009

AVATARS DE LA POÉSIE

«Le langage court à la poésie comme l'eau court à la rivière»
Georges Mounin

N'en déplaise aux puristes, on peut considérer la chanson contemporaine comme l'un des avatars de la poésie. Si j'essaie de situer mon itinéraire de «chansonnière»* entre ces deux branches de l'art vocal, il me semble avoir naturellement refait, pendant mes vingt premières années, le parcours millénaire en cinq étapes qui l'a forgée telle qu'elle est aujourd'hui.
Elevée dans un milieu militant entre une mère catholique pratiquante et un père syndicaliste anticlérical, je pense avoir hérité des deux courants idéalistes, religieux et laïque. Par ailleurs, j'ai toujours eu le goût de la scène et du chant, depuis qu'à trois ans on m'a posée sur la table familiale, à la fin des repas de fête, devant un auditoire attendri par le bout d'chou un peu précoce.
Bercée de comptines, de folklore, des duos du couple parental, la catéchèse me fit ensuite découvrir de nouveaux plaisirs esthétiques : afin d'agrémenter un rituel à son goût trop figé, notre curé inventait des saynètes mimées et chantées dans le choeur par le groupe d'enfants, et je participais avec ferveur à cette célébration collective.
Puis succéda aux apprentissages scolaires, provençaux et patriotiques, la pratique d'une musique plus raffinée des chorales d'église, psaumes et cantates. Vinrent s'y greffer le répertoire hétéroclite des colonies de vacances, la culture des feux de camps scouts et éclaireurs, déjà profanes. Et, devenue étudiante, l'adhésion au Mouvement «A Coeur Joie», créé à l'issue de la Résistance par César Geoffray, musicien et chef d'orchestre extraordinaire qui, aux Choralies de Vaison-la-Romaine, dirigeait six mille choristes avec un seul doigt d'une main.
Parallèlement, je découvrais les chansons «Rive Gauche» de ce Saint-Germain-des-Prés pour lequel je suis née trop tard, chansons poétiques et poèmes chantés ; et je m'initiais à la poésie surréaliste sous la houlette de Raymond Jean.


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