Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Max Eitingon | Sigmund Freud
Traducteur : Olivier Mannoni
Date de saisie : 23/04/2009
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Hachette Littératures, Paris, France
Prix : 49.00 € / 321.42 F
ISBN : 978-2-01-235749-5
GENCOD : 9782012357495
Sorti le : 04/03/2009
La correspondance entre Sigmund Freud et Max Eitingon - huit cent vingt et une lettres, la plus abondante connue - est un témoignage exceptionnel des rouages de la machinerie psychanalytique de 1906 à 1939.
Max Eitingon vient vers Freud en 1906 et fait avec lui la toute première «analyse didactique». Cet échange rend compte de l'aspect historique du mouvement psychanalytique, son fonctionnement et ses crises, mais aussi des relations, en arrière-plan, des différents acteurs de ce mouvement tels que Abraham, Ferenczi, Rank ou encore Jones, que l'on trouve ici présentés sous des angles peu habituels. Cette relation épistolaire, tout d'abord formelle, s'est progressivement transformée en relation amicale et affective. En effet, Max Eitingon parle de Freud dans ses lettres, et s'inquiète de son état de santé. Freud le tient au courant de l'évolution de son cancer, toujours avec cette distance pleine d'humour qui apparaît en permanence dans ses écrits. Il n'omet pas de lui donner ses conseils concernant la politique que doit adopter l'Association psychanalytique internationale par rapport aux scissionnaires, puis aux nazis qui étranglent la psychanalyse en Allemagne, avant son exil et sa mort le 23 septembre 1939.
On découvre un adepte admiratif qui voue sa vie à la défense des idées de Freud. Max Eitingon devient ainsi indispensable au mouvement psychanalytique et l'un de ses plus fervents défenseurs.
Max Eitingon naît en Russie en 1881. Il part à Leipzig et y obtient un doctorat de psychiatrie. En 1919, il ouvre et dirige la Policlinique de Berlin. Il participe activement à la reconstitution de l'Association psychanalytique berlinoise et devient le président de l'Association psychanalytique internationale en 1927. À la montée du nazisme, il part s'exiler en Palestine où il crée la première association psychanalytique du pays.
La correspondance entre les deux hommes - qui couvre une période de plus de trente ans !- présente un caractère tout à fait particulier comparé à nombre d'autres lettres de Freud (qui en a écrit quelque 30 000...). «Dans aucun de ces échanges - avec des élèves en tout cas - on ne trouve autant de plaintes sur les conséquences de l'opération de son cancer», remarque dans l'introduction à ce volume l'historien allemand Michael Schröter, spécialiste des correspondances de Freud (il a édité les Lettres à Wilhelm Fliess, PUF, 2006 pour l'édition complète en français). C'est en outre la correspondance la plus volumineuse de Freud avec un disciple, qui fut pendant longtemps un ami, presque un fils («Notre relation, passée de l'amitié à la relation filiale», écrit Freud en 1922 à «son cher Max»)...
N'en déplaise à Anna Freud, ces lettres offrent une contribution particulièrement intéressante à l'image et de Freud lui-même et du mouvement psychanalytique.
Parmi les grandes correspondances de Sigmund Freud (1856-1939), celle avec Max Eitingon est la plus tragique et la plus émouvante. Enfin disponibles en français, ces 821 lettres permettent de saisir sur le vif l'histoire du mouvement psychanalytique allemand depuis son apogée, entre 1920 et 1930, jusqu'à sa destruction par les nazis pendant la décennie suivante. Elles éclairent du même coup la relation entretenue par Freud avec cet étonnant disciple venu de l'Est, qui fut beaucoup plus lucide que lui sur la politique qu'il aurait dû mener face aux hitlériens...
En quelques années, la vieille Europe fut vidée de la totalité des pionniers germanophones de la psychanalyse. Devenus anglophones et pragmatiques, ceux-ci furent contraints aux Etats-Unis, et à la grande fureur de Freud, de transformer une doctrine centrée sur l'exploration de l'inconscient, de la subjectivité et de la pulsion de mort, en un outil thérapeutique au service d'un hygiénisme du bonheur : le contraire de ce qu'avait été la révolution du sens intime inventée à Vienne, au début du XXe siècle, par des héritiers de l'Askala (les Lumières juives), groupés autour du père fondateur, lequel, après l'Anschluss, sera obligé de se réfugier à Londres avec toute sa famille.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia