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Auteur : Catherine O'Flynn
Traducteur : Manuel Tricoteaux
Date de saisie : 26/04/2009
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Jacqueline Chambon, Paris, France
Prix : 21.80 € / 143.00 F
ISBN : 978-2-7427-8280-2
GENCOD : 9782742782802
Sorti le : 01/04/2009
La première partie de ce roman nous plonge dans l'univers d'une petite fille et c'est avec un talent incroyable que l'auteur nous rappelle toute l'importance que peuvent prendre les petites choses pour un enfant contraint de s'y raccrocher.
Ce talent ne se trouve par la suite jamais pris en défaut : conduite de l'histoire, personnages secondaires, détails apparemment insignifiants, tout est là pour vous accrocher jusqu'à la dernière ligne.
CE QUI ÉTAIT PERDU
1984. Kate Meaney est une petite fille hors du commun. Au lieu de fréquenter des enfants de son âge, elle joue les apprenties détectives avec sa peluche dans les rues de Birmingham et les allées de Green Oaks, le tout nouveau centre commercial. Le reste du temps, elle s'amuse avec Adrian, son seul ami - un jeune homme attachant qui travaille dans un magasin du quartier -, à scruter les clients et imaginer leurs troubles secrets. Jusqu'au jour où elle disparaît...
2003. Depuis des années, Kurt, agent de sécurité, contemple les masses somnambuliques venues tromper leur solitude dans l'immense piège de verre du centre commercial. Une nuit, il aperçoit l'image furtive d'une petite fille sur un écran de contrôle. Lisa, employée chez un disquaire, trouve quant à elle une peluche dans un couloir de service. Ensemble, ils se lancent à la recherche de la fillette. Dans les entrailles labyrinthiques de Green Oaks, ils vont tenter de retrouver ce qui était perdu : l'enfance, l'innocence, l'envie de vivre. Dans ce premier roman polyphonique, émouvant et drôle, Catherine O'Flynn file une inquiétante métaphore sur le monde dans lequel nous vivons.
" Ce qui était perdu épingle notre société de consommation dans toute son absurdité et son atroce tristesse. (...) Un grand roman d'un auteur extrêmement talentueux."
Jonathan Coe
Catherine O'Flynn est née en 1970 à Birmingham, en Angleterre. Ce qui était perdu a remporté en 2007 le prix Costa du premier roman, une importante distinction littéraire britannique. Véritable phénomène éditorial, il a depuis été publié dans vingt-cinq pays.
La petite fille de Ce qui était perdu est une héroïne. Un jour, la romancière anglaise Catherine O'Flynn, qui n'avait encore rien écrit, entendit parler d'une enfant qu'un agent de sécurité, dans un centre commercial, avait repérée en pleine nuit sur un de ses écrans de contrôle. Cette image n'a pas quitté Catherine O'Flynn, qui avait elle-même travaillé dans le centre commercial en question. Et c'est devenu, dit-elle dans les interviews, le point de départ de son premier roman. Dans Ce qui était perdu, il se passe du temps avant que Kate Meaney apparaisse sur le moniteur de Kurt, veilleur de nuit si fatigué qu'il a des visions...
Ce qui est perdu : la culture de classe des ouvriers sans usine ; la notoriété des petits commerçants de Birmingham, où se passe le roman, où est née l'auteur et où elle vit. Dans les centres commerciaux comme Green Oaks, construit sur les décombres d'une fabrique, on abandonne son identité, on se fond dans la foule des consommateurs aspirés par la vastitude à la fois vide et surchargée. Que peut-on perdre encore ? Son temps, son âme, sa mémoire. Ceux qu'on a de plus chers : Kurt et Lisa ont cette expérience. Mais tout est retrouvé. La petite Kate Meaney est si forte qu'elle illumine Ce qui était perdu. Le roman l'escamote en cours de route afin de mieux la rejoindre à la fin.
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