Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
" Cette ville où nous naquîmes, où nous fûmes un enfant, un adolescent, c'est la seule qu'il faudrait nous défendre de juger : elle se confond avec nous, elle est nous-mêmes ; nous la portons en nous.
L'histoire de Bordeaux est l'histoire de mon corps et de mon âme. " Ces magnifiques lignes de François Mauriac évoquent la rue du Mirail et le quartier de la Grosse Cloche, Tour Pey-Berland, Cathédrale, " Mériadeck à quelques pas de l'Intendance ", le Grand Théâtre, l'île du Jardin public et la place des Quinconces, " les rues brumeuses de Saint-Michel " et la Croix de Saint-Genès bordée " de ces maisons sans étage que les Bordelais dénomment échoppes " enfin, plus loin, les courts du club Primrose et les régates d'Arcachon.
Très certainement le plus Beau texte écrit sur Bordeaux.
La revue de presse Laure Espieu - Libération du 17 avril 2009
Le texte passe pour l'un des plus beau jamais écrit sur Bordeaux. Une tranche d'enfance, par laquelle Mauriac invente une promenade au fil de ses souvenirs et des rues de la ville...
Publié en début d'année dans la collection «Textes essentiels», chez L'esprit du temps, l'ouvrage est donc désormais rendu au grand public, avec ses passages oubliés mentionnés entre crochets. Parmi eux, l'un des plus longs et des plus savoureux s'attaque en particulier au «snobisme bordelais». Là, comme presque tout au long de ces lignes, la description de Mauriac se révèle d'une étonnante actualité. En particulier lorsqu'il s'attaque à l'aristocratie locale, «cette race pleine de superbe, dont on voit les fils triompher sur les courts du club Primrose ou se disputer la coupe aux régates d'Arcachon». En près d'un siècle, les choses ont finalement bien peu changé. Et les mots de Mauriac ont su capter avec une infinie délicatesse ces douceurs et ces travers, dont la trame savante fait l'essence même de Bordeaux.