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La grande guerre est finit depuis 3 ans et les cours ont repris à l'Ecole vétérinaire de Toulouse lorsque l'on découvre le corps sans vie d'un enseignant. Suicide ? L'hypothèse en est rapidement écartée par l'inspecteur. Drôle de bonhomme que cet enquêteur qui boit et se drogue pour supporter ses cauchemars, mal vu par ses collègues et sa hiérarchie. Il fait des excès de zèle alors qu'on lui demande de clore le dossier. Et lui s'acharne à trouver une vérité bien dérangeante. Après tout, il aurait du mourir à la guerre. Alors...
Dans ce policier particulièrement noir, Benoît Séverac confirme de grands talents d'écrivain humaniste. Son précédent roman, «Les Chevelues» avait reçu le Prix littéraire de la ville de Toulouse et rencontré un vaste public.
Les présentations des éditeurs : 17/06/2009
Je ne vois personne dans les bâtiments qui m'entourent, aucune lumière, aucun signe de vie. L'odeur, loin de s'estomper, devient plus prégnante. Je m'apprête à ressortir du jardin botanique, quand je découvre, flanquée à une sorte de pigeonnier surmonté d'une tourelle, une cheminée qui crache sa fumée, plus épaisse que la nuit. La lumière rouge d'un foyer danse par moments, à travers les impostes de l'immense porte. Une silhouette sort de la grande salle, traverse le jardin sans me remarquer, et disparaît sous le porche. Je m'approche et pousse le battant laissé entrouvert. Au sol, des cadavres d'animaux gisent en tas...
La Grande Guerre est achevée depuis trois ans déjà et chacun reprend sa place comme il peut dans une société qui s'étourdit pour oublier. Pourtant, les douleurs et les blessures rejaillissent de façon bien étrange...
Toulouse des années vingt abrite dans ses flancs l'École vétérinaire qui connaît ses propres codes, ses propres règles. Un seul homme ose l'affronter et prétend y rendre justice.