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.. L'annonce

Couverture du livre L'annonce

Auteur : Marie-Hélène Lafon

Date de saisie : 04/12/2009

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Buchet Chastel, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-283-02348-8

GENCOD : 9782283023488

Sorti le : 03/09/2009

Fridières, Cantal. "La nuit de Fridières ne tombait pas, elle montait à l'assaut, elle prenait les maisons les bêtes et les gens, elle suintait de partout à la fois, s'insinuait, noyait d'encre le contour des choses, des corps, avalait les arbres, les pierres, effaçait les chemins, gommait, broyait (...) Elle était grasse de présences aveugles qui se signalaient par force craquements, crissements, feulements, la nuit avait des mains et un souffle, elle faisait battre le volet disjoint et la porte mal fermée, elle avait un regard sans fond qui vous prenait dans son étau par les fenêtres, et ne vous lâchait pas, vous les humains réfugiés blottis dans les pièces éclairées des maisons dérisoires."
Les lecteurs de Marie-Hélène Lafon ne seront pas étonnés de voir que cette histoire, comme celles de la plupart de ses livres, se passe dans le monde paysan du Cantal, ce monde d'où elle vient. Un monde où l'on se tait beaucoup, longtemps, où l'on ne parle pas de soi, où les mots servent d'abord à dire des choses utiles ou à parler des autres. Un monde où l'on est à la fois très seul et englué dans une famille. Un monde où l'on a une histoire, un héritage, qui assure le gîte et le couvert mais qui vous assigne à résidence. D'où des vies comme rognées, mutilées.
L'histoire de "L'annonce" est simple. Dans son cadre de vie qu'il n'a pas voulu, la ferme de Fridières, Cantal, mais dont il a su s'accommoder, Paul, paysan, quarante-six ans, choisit de ne plus être seul. Une décision simple mais qui bouscule le clan composé de sa soeur Nicole et de deux oncles octogénaires. Il passe une annonce. Annette, trente-sept ans, vit dans le Nord avec son fils Éric, onze ans. Elle veut quitter un compagnon alcoolique et désastreux et s'arracher à des "espérances rabotées", sauver Éric en lui donnant une chance. Tous les trois, Paul, Annette et Éric vont s'apprivoiser, s'apprendre, chacun jouant sa partition à sa place et à sa façon souvent muette puisqu'ils ne sont pas à l'aise avec les mots.
Marie-Hélène Lafon décrit cette rencontre et cette promesse de bonheur, retenu, sans effusion, ni passion, avec une économie de mots et d'effets et une remarquable justesse de ton, résultat d'un travail minutieux de façonnage, d'élagage, de rabotage de la langue. La prose de Marie-Hélène Lafon est superbe.
Ce livre a obtenu le premier prix "Page des libraires". Le jury était composé de 605 libraires et bibliothécaires qui ont lu durant l'été les 9 romans sélectionnés.
Marie-Hélène Lafon est une invitée régulière de "Place aux Nouvelles", festival littéraire que nous organisons chaque année en septembre à Lauzerte (Tarn-et-Garonne). À la foire du livre de Brive - le salon du livre le plus important après celui de Paris - elle a signé près de 200 livres, certes moins que Chirac ou Mimie Mathy...
Lisez "L'Annonce" de Marie-Hélène Lafon, la belle surprise de cette rentrée littéraire.


Un paysan célibataire cherche une compagne. Une femme du nord qui élève seule son fils répond à sa petite annonce. Puis c'est la rencontre, et une relation qui se tisse jour après jour. «L'annonce» décrit longuement ce quotidien parfois rude : travail éreintant auprès des animaux et sur la terre, adaptation à une nouvelle région, famille hostile... Mais loin d'être une succession de descriptions, «L'annonce» aborde ces thèmes avec beaucoup de poésie. Dans un style simple et sensible Marie-Hélène Lafon nous fait croire à cette histoire. Un beau livre qui raconte un amour sincère qui n'est jamais nommé mais qui à l'évidence se construit, on le ressent.


  • Les présentations des éditeurs : 12/09/2009

Eric savait par coeur certaines annonces choisies, Célibataire quarante-quatre ans un mètre soixante-sept soixante-neuf kilos sans enfants chauffeur agriculteur cherche jeune femme aimant campagne voulant fonder un foyer heureux désirant enfants ; ou encore, Cherche compagne cinquante soixante-deux ans féminine (bien bustée) sans attaches pour vie alternée Paris campagne.

Paul, quarante-six ans, paysan à Fridières, Cantal, ne veut pas finir seul. Annette, trente-sept ans, vit à Bailleul dans le Nord avec son fils. Elle n'a jamais eu de vrai métier. Elle a aimé Didier, le père d'Éric, mais ça n'a servi à rien. Elle doit s'en aller. Recommencer ailleurs. Elle répond à l'annonce que Paul a passée. Ce nouveau roman de Marie-Hélène Lafon raconte leur rencontre et leur histoire. C'est une histoire d'amour.

Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Tous ses romans, dont Les Derniers Indiens (2008), sont publiés chez Buchet/Chastel.



  • La revue de presse Monique Petillon - Le Monde du 30 octobre 2009

Ce roman, à la simplicité d'épure, proche des Profils paysans de Raymond Depardon, est comme le volet apaisé d'un diptyque, après Les Derniers Indiens (Buchet-Chastel). Paru en 2008, ce roman très noir offrait une issue tragique à des paysans survivants d'un monde traversé de "forces anciennes". Cernant la sensation au plus près, Marie-Hélène Lafon continue à tracer son singulier sillon, en évoquant la sourde tension de ce monde clos, sa violente autarcie. On pourrait entendre un écho de Rimbaud - "la réalité rugueuse à étreindre". Admiratrice de Flaubert et de Michon, la romancière rabote son texte, ajuste le phrasé à son souffle. Il y a, dans ce corps-à-corps avec l'écriture, une énergie et une exigence qui donnent à Marie-Hélène Lafon une place parmi les grands prosateurs. Elle traduit, dans cette langue qu'elle fait métier d'enseigner, la rudesse et "l'empêchement de parole", au sein d'un monde rural dont elle s'est éloignée pour mieux y revenir. Ainsi, elle mêle à l'âpreté une douceur possible, que la fin ouverte de cette rugueuse et belle romance laisse peut-être présager.


  • La revue de presse Baptiste Liger - L'Express du 27 août 2009

Quand une femme du Nord rencontre un agriculteur du Cantal. Une romance simple et âpre signée Marie-Hélène Lafon...
Sans doute faut-il voir en L'Annonce le plus beau roman d'amour de cette rentrée. Chez Marie-Hélène Lafon, les sentiments n'ont rien de niaiseux, à l'image de la rudesse des personnages et des décors. Comme dans son précédent roman, Les Derniers Indiens, l'auteur brosse ici une peinture tout en nuances d'un milieu rural, loin de tout folklore campagnard. Et il est difficile de ne pas admirer ces phrases, à la fois douces et âpres, qui rappellent moins l'émission L'Amour est dans le pré que Pierre Michon, l'auteur de Vies minuscules.


  • La revue de presse Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 10 septembre 2009

Le récit exquis d'une rencontre entre une mère célibataire et un agriculteur du Cantal...
C'est sans doute l'élément le plus difficile à acquérir en littérature : le style, cette manière singulière, personnelle, reconnaissable entre toutes, de raconter une histoire ou de laisser glisser sa plume. Marie-Hélène Lafon a du style. Et il est unique. Par sa façon d'assembler les mots, de jouer avec la musique des adjectifs, de construire de longues et délicieuses phrases désuètes, par sa ponctuation étonnante, elle donne à cette chronique paysanne un charme extraordinaire ; et le compliment n'est pas excessif. Sinon, par quelle magie s'attacherait-on aussi fortement à ce récit où deux solitudes tentent d'unir leur sort ?


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 2 septembre 2009

Mais il ne faut pas s'y tromper, Marie-Hélène Lafon n'est pas une ethnologue de la vie rurale contemporaine, ni le pendant littéraire du cinéaste et photographe Raymond Depardon. Elle est une romancière qui agrippe les phrases pour les malaxer, transmettre à son lecteur une sensualité terrienne d'une beauté qui n'est jamais familière. Sa fiction devient d'une redoutable puissance grâce au rythme de ses phrases longues, tantôt pressées, tantôt languides. Elle déniche le mot juste qui cingle, l'adjectif qui hypnotise, la ponctuation qui rend la phrase vertigineuse. Ce septième livre est le plus abouti, le plus apaisé, plein de silences, de pudeurs et de désirs.


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