Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Mangée, mangée : un conte balkanique et terrifique

Couverture du livre Mangée, mangée : un conte balkanique et terrifique

Auteur : Mathias Enard

Illustrateur : Pierre Marquès

Date de saisie : 23/09/2009

Genre : Jeunesse à partir de 6 ans

Editeur : Actes Sud junior, Arles, France

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-7427-8511-7

GENCOD : 9782742785117

Sorti le : 02/09/2009

  • Le choix des libraires : 03/07/2009

Cher ami,

Évidemment, il faut les vendre. C'est regrettable, certes, attristant, même, mais il faut les vendre. Nous en sommes bien conscients. Nous qui fréquentons votre établissement au moins aussi souvent que le débit de boissons, nous admettons cette évidence. Il faut les vendre. Nous avons déjà renoncé à la plupart de nos prétentions, croyez-le. Renoncé au rêve d'une boutique offrant sur son étal un seul objet, voire deux ou trois - les nôtres. Cela aurait été l'idéal, notez bien. Un magasin qui pourrait s'enorgueillir en façade d'un produit unique (voire deux ou trois, nous l'avons admis) et porterait notre nom, où l'on ne trouverait pas tous ces gens encombrants à nos côtés, non pas qu'ils nous fassent honte (du moins pas mortellement), mais à cause de la sourde jalousie qu'ils provoquent en nous. Il faut les vendre. Nous comprenons.
On ne peut pas les donner, c'est une évidence que nous concevons. Ni les donner, ni les brûler. Ils disparaîtront bien assez tôt, d'eux-mêmes, de toutes façons. La plupart s'en retourneront sans laisser de traces, remplacés par d'autres dont vous prendrez soin à leur tour avec le même dévouement. Ainsi ces parents qui câlinent leurs enfants, les laids, les gros, les idiots tout autant que les maigres les vifs et les surdoués, vous empilez amicalement ces pelures d'arbres morts jour après jour dans votre devanture et soupirez à l'oreille du chaland que tel ou tel de ces objets (tous identiques et pourtant différents) mérite son attention et l'attendrissement de son porte-monnaie. Vous vous faites notre intermédiaire. Notre entremetteur, notre dealer. Notre truchement, notre négociateur.
Nous qui fréquentons votre établissement surtout à la sortie du débit de boissons nous ignorons si le vertige qui nous y étreint est dû à l'ivresse, à l'abondance de marchandises ou au plaisir de vous entendre défendre bec et ongles votre (notre) abstraite progéniture. C'est un bonheur en tous cas de vous voir oeuvrer et chaque claquement de caisse enregistreuse sonne comme la musique des anges.
Bien sûr j'entends déjà grogner les fâcheux qui conspuent la singularité de notre arrangement et les termes déloyaux, disent-ils, de notre accord. On nous traite de mercenaires vénaux, on vous taxe d'esclavagistes mercantiles. Pourtant vous n'êtes pas plus nos clients que nous ne sommes les vôtres.
Les bûcherons ne vendent pas de papier, que nous sachions. C'est ainsi.
Nous sommes inséparables, l'alpha et l'oméga de la littérature.

À nous la hache.
À vous le code barres et la fiche bristol.
Que cela dure.

Bien à vous,

M. E.


  • Les présentations des éditeurs : 23/09/2009

Il était une fois une jolie petite fille qui avait une jolie robe et une jolie poupée. Elle avait aussi un joli prénom, Lila. à côté de son village, il y avait une forêt, avec des loups évidemment, mais aussi un chasseur-boucher. Sa maman l'avait pourtant prévenue - «Surtout ne t'approche pas de sa cabane !» - mais voilà la petite fille imprudente perdue loin de chez elle, et bientôt prise au piège. L'homme a vite fait de la découper pour la dévorer ensuite. Comment Lila se retrouve dans l'estomac d'une louve affamée, puis est finalement ramenée à la vie, que vient faire sa poupée dans cette histoire, on le découvrira dans ce premier album de l'auteur de Zone.
Avec une ironie jubilatoire, se jouant des codes du genre, Mathias Enard a sous-titré son livre : «Un conte terrifique et balkanique pour les parents inquiets qui souhaitent que leurs enfants leur apprennent quelque chose sur la vie, la mort et l'estomac des loups.»

Mathias Enard est né à Niort en 1972. Il arrive à Paris pour étudier l'art contemporain et publie Travail de nuit, poèmes en lithographie en collaboration avec l'artiste-imprimeur Thomas Marin. En 2003, paraît chez Actes Sud son premier roman, La Perfection du tir suivi en 2005 par Remonter l'Orénoque. Son dernier roman Zone fut l'un des événements de la dernière rentrée littéraire 2008, récompensé par le Prix Décembre et le Prix du Livre-Inter.



  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 23 septembre 2009

Mangée, mangée est l'histoire (pas très sage) d'une jolie petite fille, pas très sage elle non plus...
Pour ce faire, il imagine une intrigue inédite, dérangeante, aux lisières de la poésie et de la magie, mais qui se termine... dans le bonheur. Les illustrations de Pierre Marquès déroulent avec douceur couleurs et perspectives, et donnent à cet album de belles respirations.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia