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Auteur : Franck Pavloff
Date de saisie : 22/10/2009
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Collection : Romans français
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 978-2-226-19394-0
GENCOD : 9782226193940
Sorti le : 19/08/2009
Il y a d'abord Tchaka, jardinier arrivé un beau matin dans le village mais dont on ne connaît ni l'origine, ni le véritable nom. Embauché comme jardinier dans l'hacienda de Don Rodrigo, il détient une science impressionnante des orchidées. Mais il connaît aussi la vie du volcan Tungurahua au point d'en reconnaître les changements d'humeur et le possible réveil.
Il y a aussi Don Rodrigo, propriétaire de l'hacienda, très attaché aux traditions ancestrales de sa famille qu'il transmet à son fils mais surtout à son petit-fils.
Il y a également Lucia, perchée sur les hauteurs du village, face au volcan, où elle relève des données météo qu'elle envoie à un analyste en France. Mais ces données vont aussi servir son projet caché : aider gratuitement les candidats à l'exil à passer les frontières, par les airs à bord d'un ULM, et éviter ainsi les passeurs - prêteurs sur gage qui s'enrichissent sur le dos des plus pauvres.
Mais le personnage principal du roman, c'est peut-être le volcan, lui qui fait peser chaque jour, chaque heure une véritable menace sur les habitants du village de Banos de Agua Santa au centre de l'Equateur. Et l'instabilité du volcan fait s'interroger chaque habitant : pourquoi rester dans cette région où l'on ne trouve que pauvreté et misère ? Ne vaudrait-il pas mieux s'exiler, partir vers un "ailleurs" forcément meilleur, quitter ses racines et son pays ?
Un livre à l'écriture simple, sobre à découvrir pour la beauté de l'histoire, des personnages et des paysages d'Equateur.
Dans un pays d'Amérique latine, un Européen vagabond, surnommé Tchaka, se fait embaucher comme jardinier par un grand propriétaire. Avec le même soin, il étudie la culture de ses orchidées et le comportement du grand volcan tout proche, apparemment endormi. Surgit une jeune militante mexicaine qui fait partie d'un réseau de passages gratuits pour clandestins. L'univers pavlovien s'est reconstruit dans un décor inattendu avec les mêmes ingrédients que dans «Matin brun» ou «Le pont de Ran-Mositar». Et nous voici comme Tchaka entraîné dans une aventure à la (dé)mesure des paysages et dont le souffle puissant nous fait rejoindre la part la plus essentielle de notre humanité.
Dans la ville de Banos de Agua Santa, au centre de l'Equateur, vient d'arriver un étranger, Tchaka, qui se fait engager comme jardinier par un grand propriétaire terrien. Installé sur les pentes du volcan Tungurahua dont il pressent la reprise d'activité, il découvre qu'une jeune femme y a établi en secret un camp de base pour faire passer la frontière aux candidats à l'émigration sans qu'ils tombent sous la coupe des «coyotes».
Pourquoi ont-ils échoué dans cette zone à risque où l'éruption peut à chaque instant tout saccager, est-ce le prix à payer pour qu'ils se réconcilient avec leur passé ?
Par l'auteur de Matin brun et du Pont de Ran-Mositar, prix France Télévision 2005, un roman magnifique, sensuel et luxuriant sur l'exil, la condition humaine, la beauté et la violence d'une nature capable d'exaspérer ou de briser les passions les plus fortes.
Auteur culte de Matin brun, succès international publié dans toutes les langues, Franck Pavloff a tout d'abord publié des romans policiers puis chez Albin Michel Haute est la tour, Le Pont de Ran-Mositar et La Chapelle des apparences.
Sélectionné pour de nombreux prix (Goncourt des lycéens, Giono, Interallié entre autres), Le Pont de Ran-Mositar a reçu le prix France Télévision en 2005.
L'auteur vit entre Grenoble et Gap.
Si ce dernier roman de Franck Pavloff entretient quelque parenté avec le chef-d'oeuvre de Malcolm Lowry, Au-dessous du volcan, ce n'est pas parce qu'il se situe en Amérique latine, ni parce que son action se passe effectivement au-dessous d'un volcan. Le Grand Exil ne donne pas dans les mêmes obsessions de carnaval, d'alcool et de mort, il est plutôt du genre à cultiver des orchidées ou à guetter le retour des baleines. Ses personnages sont plus discrets que Geoffrey Firmin, le consul de Lowry. Cependant, comme Au-dessous du volcan, Le Grand Exil repose sur une trame invisible de relations entre les hommes et le monde. L'essentiel se joue en sourdine, comme en coulisses, dans un sous-sol du texte et de la terre qui gronde et qui crache...
Métaphoriquement, cette mélodie invisible en sous-sol se propage sous les pieds de tous les habitants de Baños de Agua Santa : c'est le volcan Tungurahua qui se réveille. La grâce du roman est de ne pas confondre la rumeur de cette foule anonyme et les atermoiements des protagonistes, de les monter en échos, alors qu'ils n'ont parfois ni la même origine, ni le même caractère. Dissonants, peut-être, mais au rythme d'une même impatience, sous les mêmes latitudes, pareillement contenus et retenus. Invisibles, mais pas inaudibles. Le Grand Exil affirme et révèle un monde de murmures volcaniques. Il renchérit de sensualité et de subtilité pour ne rienmanquer.
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