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_ L.A. story

Couverture du livre L.A. story

Auteur : James Frey

Traducteur : Constance de Saint-Mont

Date de saisie : 30/12/2009

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-08-122131-4

GENCOD : 9782081221314

Sorti le : 19/08/2009

Pueblo de Nuestra Señora la Reina de Los Angeles de Porciuncula, tel est le nom d'origine de la ville de Los Angeles, fondée par des missionnaires espagnols en 1781.
Un nom interminable qui semblait annoncer la masse urbaine tentaculaire qu'allait devenir deux siècles plus tard la seconde ville des États-Unis.

L.A. Story est le roman de cette mégalopole et surtout de ses habitants. Le tour de force de l'auteur est de nous conter durant 500 pages une foule impressionnante de petits destins.

Il n'est pas donné à tout écrivain de rendre crédibles une telle variété de personnages. On a l'impression qu'il est glissé dans la vie d'individus ayant une existence bien réelle. On serait presque tenté de parler de roman documentaire.

Autre mérite de l'auteur : il ne privilégie pas de catégorie sociale particulière. L.A. story a l'ambition de nous présenter le panorama le plus large possible de la société de Los Angeles, des villas luxueuses de Beverly Hills aux ghettos sordides régentés par les gangs.

Au fil de notre lecture défilent donc cette étonnante galerie de petites vies tendant vers un même idéal : vivre pleinement le rêve américain. A noter que chaque chapitre est introduit par une date clé de l'histoire de L.A., en rapport plus ou moins direct avec l'histoire qui va suivre.

L.A. story c'est l'histoire de ce jeune couple de provinciaux quittant le Middle-west rural, attirés comme deux misérables insectes par cette ville-lumière magnifiée par Hollywood.

C'est le destin monotone de ce clochard de Venice Beach dont l'unique raison de vivre est de se saouler au Chablis.

C'est également celui de cette petite mexicaine complexée, devenant femme de ménage dans les quartiers huppés de la ville.

C'est encore le quotidien futile de cette star du cinéma dont la vie sur les écrans comme dans la réalité n'est qu'une vaste mascarade.

C'est justement par le grand et le petit écran que nous pensions tout savoir de la ville de Los Angeles. Le vrai mérite de James Frey est d'avoir fait tomber ce décor pour nous présenter la Babel du Pacifique sous son vrai visage.

Et qu'entend-on palpiter sous le soleil californien sinon le coeur d'une pieuvre urbaine broyant les individus attirés par sa prétendue richesse. Une ville sans histoire, sans véritable centre, saturée d'autoroutes, et plutôt taillée sur mesure pour la machine que pour l'homme.


Une histoire de la ville de Los Angeles (de son vrai nom Pueblo de Nuestra Señora la Reina de Los Angeles de Porciuncula) à travers des anecdotes historiques et le parcours (souvent désespéré) de différents personnages : paumés attirés par le rêve américain, clochards, stars de cinéma ou immigrés mexicains...

On est vite happé par ces vies et par cette ville tentaculaire et démesurée, entre rêve et cauchemar.


A travers quatre destins croisés au coeur de Los Angeles, James Frey dévoile, avec son écriture au couteau, toute la magie et l'horreur d'une mégapole aussi fascinante que pourrie.
Agrémenté d'une foultitude de petits encartages sur cette ville unique (ses dates-clés, ses quartiers, ses autoroutes, ses armureries, ses fast-foods, ses habitants, ses sans-papiers, ses faits divers cocasses...), "L.A. Story" est un livre qui saisit le lecteur à la gorge pour mieux l'émerveiller par la suite.
James Frey est définitivement un auteur génial et son livre l'un des plus grands récit urbain moderne.
La rentrée littéraire 2009, pour moi, c'est déjà pliée !


James Frey a beau vivre à New-York, son "L.A. story" est une chronique très impressionnante du Los Angeles contemporain. Au coeur de la cité des anges défilent des dizaines de personnages. Certains ne feront qu'une brève apparition entre deux chapitres consacrés à l'histoire et aux faits marquants de la ville. D'autres, l'auteur nous livre leurs vies tumultueuses en détail. Une jeune et très brillante Latino-Américaine passe de déceptions en déceptions, un acteur de films de série B, égocentrique et narcissique, dépense sans compter des millions de dollars pour assouvir ses passions et ses moindres envies, au risque de se perdre ; deux jeunes amoureux de dix-neuf ans qui ont échappé à leurs parents et qui (sur)vivent aux portes de la grande ville ; un vieil alcoolique de Venice Beach qui vit dans des toilettes et qui cherche une réponse au sens de sa vie. La force de ce roman réside dans l'écriture sans concessions de James Frey, qui superpose avec maestria les joies, les chances, les malheurs et même parfois les horreurs vécues par ses personnages. Tous ont cédé à l'appel des sirènes. Certains vont réussir, réaliser leurs rêves. Les autres vont finir broyés par la vie et par la ville. Un livre fascinant et bouleversant.


  • Les présentations des éditeurs : 06/09/2009

L'un des auteurs les plus célèbres et controversés des Etats-Unis nous livre ici son premier roman : une chronique audacieuse du Los Angeles contemporain.
Des dizaines de personnages défilent sous les yeux du lecteur - certains ne font qu'une unique apparition - tandis que James Frey s'attache à narrer les vies dramatiques d'une poignée d'âmes perdues de Los Angeles : une jeune Latino-Américaine brillante et ambitieuse qui voit s'écrouler ses espérances dans un moment d'humiliation cuisante ; un acteur de films d'action narcissique à l'excès que la poursuite d'une passion impossible risque de détruire; deux jeunes gens de dix-neuf ans qui fuient l'atmosphère étouffante de leur ville natale et se battent pour survivre aux marges de la grande ville ; un vieil alcoolique de Venice Beach dont la vie est bouleversée par l'irruption d'une adolescente toxicomane à demi morte devant les toilettes où il a élu domicile.
Ce roman puissant résonne des millions d'autres vies qui, mises ensemble, décrivent une ville, une culture et une époque. L.A. Story, en un tour de force ébouriffant, déroule les joies, horreurs et hasards inattendus de la vie et de la mort dans la cité des Anges.

«L.A. Story est une merveille de roman. James Frey est probablement l'un des écrivains les plus talentueux et les plus remarquables de ces dernières années.»
Irvine Welsh, The Guardian

«Vous avez adoré Mille morceaux, alors vous dévorerez L.A. Story.»
USA Today


James Frey est originaire de Cleveland, Ohio.
Il est l'auteur de Mille morceaux (Belfond, 2004) et Mon ami Leonard (Belfond, 2006). Il vit à New York.



  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 10 septembre 2009

Avec L.A. Story, titre français un peu plat et beaucoup moins élégant que l'original, Bright Shiny Morning, qui lorgne du côté de Jay McInerney, Frey a réalisé un travail passionnant soutenu par un style en apparence lisse. Il a oublié certains signes de ponctuation, des tirets dans les dialogues. Pas par coquetterie. Juste pour laisser le flux de l'histoire s'écouler sans entraves. La vie est intense à Los Angeles. Violente et dangereuse. On se souvient que dans Moins que zéro, Bret Easton Ellis a écrit : «On peut disparaître ici sans même s'en apercevoir.»...
On l'aura compris, c'est bien Los Angeles le vrai personnage de ce roman implacable qu'on dévore d'une traite. Après Ellroy, Ellis ou, plus récemment, Bruce Wagner, la cité des Anges a trouvé en James Frey l'un de ses meilleurs portraitistes. N'en déplaise à Oprah !


  • La revue de presse Eric Loret - Libération du 20 août 2009

Story, ça veut dire récit. L.A., ça veut dire Los Angeles. L.A. Story, récit de Los Angeles. De toutes façons, le titre anglais c'est Bright Shiny Morning, qu'on a du mal à rendre littéralement mais qui veut dire que c'est le début de la journée et qu'il fait super beau, alors ça commence bien. Du coup, ça peut finir mal, de mal en pis même pour certains des personnages, malgré quelques améliorations passagères...
Le livre, ainsi porté par un effet de cohérence sociale fictive et des dialogues volontairement peu «signifiants», devient une sorte d'épopée du ratage où chaque individu, sous le microscope de la littérature, mène une vie d'amibe en croyant accomplir un progrès ou oeuvrer à sa propre rédemption.


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