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_ Ciao bella

Couverture du livre Ciao bella

Auteur : Jean-Pierre Cabanes

Date de saisie : 14/08/2009

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Aubéron, Anglet, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-84498-130-1

GENCOD : 9782844981301

Sorti le : 27/03/2009

Voici un roman comme on n'en écrit plus beaucoup, et c'est un compliment : un roman de formation qui mêle l'aventure, le mystère et la passion - le tout dans une langue française impeccable, mâtinée juste ce qu'il faut d'expressions italiennes et siciliennes pour la couleur locale.
Car nous sommes dans une petite île de la Méditerranée dominée par un énorme volcan : on pense à Stromboli. 1935, à Rome Mussolini plastronne. Ici vivent au rythme de la pêche et des querelles villageoises Carlo, un adolescent plein de promesses et d'appétits, et son père que l'on devine en disgrâce du pouvoir romain.
Une statue trouvée dans le flanc du volcan précipitera ce petit monde tranquille dans les tourmentes des ambitions dictatoriales d'avant-guerre. Et il faudra que Carlo fasse le tour de la terre pour pouvoir un jour retrouver Agrippina, celle à qui un matin d'été, fuyant son île devenue trop dangereuse, il n'a su dire rien d'autre que «Ciao bella !».


  • Les présentations des éditeurs : 14/08/2009

Nous habitions, avec mon père, dans l'une de ces îles qui font la sentinelle à l'ouest de la Sicile et du continent, une maison de pierre construite des mains patientes d'un aïeul garibaldien à quelques pas de la Méditerranée, en bout du village. Par un phénomène que je ne m'expliquais pas à l'époque, la pauvreté nous était moins pesante que pour les autres familles de pêcheurs. Mon père possédait son propre bateau dont il avait renouvelé le diesel Fiat, modèle 1933, sans trop d'efforts et il employait même pour compagnon Giuseppe Cucagna, un mort de faim dégingandé, illettré mais dévoué, qui l'aidait à tirer le filet : ceci, moyennant sa subsistance et le vin noir d'une vigne que mon père possédait à flanc de volcan et qu'il lui mesurait d'autant moins qu'à défaut de boire, Giuseppe n'était bon à rien. Nous menions une vie paisible qu'aucune ombre ne menaçait et je ne pouvais qu'espérer dans les événements à venir tant ils me paraissaient inscrits dans un programme à l'avance organisé par un destin bienveillant. Aimé de mon père, aimé d'Agrippina Foscari dont je parlerai plus loin, aimé des gens de mon île et même aimé du Duce comme quarante millions d'Italiens, je voyais s'annoncer l'été le plus magnifique, le plus prometteur de ma jeune vie, en ce temps où j'abordais les rives de l'âge d'homme. Rien. Je ne savais rien.


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