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_ Mon enfant de Berlin

Couverture du livre Mon enfant de Berlin

Auteur : Anne Wiazemsky

Date de saisie : 01/10/2009

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.50 € / 114.79 F

ISBN : 978-2-07-078409-7

GENCOD : 9782070784097

Sorti le : 27/08/2009

Anne Wiazemsky est la petite-fille de François Mauriac.
Dans ce roman aux allures de récit familial elle entreprend de conter la vie de sa mère, Claire, lorsque celle-ci était ambulancière pour la Croix-Rouge Française en 1944, à Béziers. Fille d'un grand écrivain, elle ne souhaite exister que par son travail, ce qui la mène à partir pour la capitale Allemande en ruine dans les années suivantes. Là, enfin, elle se sent vivre, et à travers la guerre, elle trouvera l'amour.
Cela pourrait être une histoire somme toute assez banale, mais le talent d'écriture d'Anne Wiazemsky en fait un très beau roman.
Fortement recommandé !


  • Les présentations des éditeurs : 27/08/2009

En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c'est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l'ignorer. Elle souhaite n'exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l'admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu'elle est la fille d'un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l'une d'entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c'est l'amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.



  • La revue de presse Bruno Frappat - La Croix du 1er octobre 2009

Si cette histoire était parue dans une publication populaire pour femmes rêveuses - dans le magazine Nous deux, par exemple - on aurait pu l'intituler Le Prince et l'Ambulancière. Un amour sur fond d'héroïsme, des exilés russes, des drames de guerre, des soldats pleins de vaillance, une mère sensible, un père célèbre mais hautain, un décor tragique... Mais voilà, nous ne sommes pas dans un de ces feuilletons écrits à la chaîne et d'une encre rose bonbon. Anne Wiazemsky écrit avec ses mots, toujours simples, une histoire tellement «invraisemblable» (pour reprendre le tic de langage de son héroïne principale)... qu'elle est véridique. C'est le roman familial vrai de l'amour qui lui donna le jour.


  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 24 septembre 2009

Voici peut-être le livre le plus émouvant de la rentrée. Un récit en même temps digne et contenu, teinté d'un élégant soupçon de distance. Peut-être parce que celle qui écrit est une petite-fille de François Mauriac. Plus sûrement parce qu'elle invente ici une forme d'écriture qui restitue lumineusement la figure de sa mère, Claire Mauriac, dans les temps qui précédèrent sa propre naissance, au printemps de 1947, à Berlin. On est d'abord frappé par l'impression d'ingénuité, pour ne pas dire de candeur, qui émane de cette écriture. Anne Wiazemsky évoque en effet la vie au jour le jour, à partir de septembre 1944, de la jeune femme de vingt-sept ans qui apprenait la sténodactylographie et s'était engagée depuis dix-huit mois comme ambulancière à la Croix-Rouge...
On est stupéfait de tout ce qui passe ainsi dans ce livre et, d'un même mouvement, compose un tableau du temps, un portrait de Claire et celui, en ombre portée, de sa fille écrivain.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, septembre 2009

En reprenant l'oeuvre d'Anne Wiazemsky, on se rend compte que cette mère lumineuse et portée par sa jeunesse n'a cessé d'apparaître au fil de ses récits. Elle est déjà dans Hymnes à l'amour, elle est surtout dans Mon beau navire et dans Sept garçons, deux textes où elle porte le prénom de Pauline. Dans Jeune fille qui évoquait les débuts cinématographiques d'Anne auprès de Robert Bresson, elle est une mère très déterminée. Dans Mon enfant de Berlin, l'hommage à sa passion, à sa parole, est un élément essentiel du récit. Mais au-delà de la vérité des faits, au-delà de l'aventure familiale, cette oeuvre réussit à toucher le lecteur par la force des personnages, par l'évocation d'une époque trouble et par l'écriture d'une grande pureté où les deux narratrices se dressent côte à côte contre un monde d'interdits et de douleurs; engagées, courageuses, idéalistes et même, pourquoi pas, un peu crâneuses.


  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 20 août 2009

Pendant 250 pages, au rythme chaotique d'une ambulance de campagne, lentement Anne Wiazemsky avance vers le passé, roule en arrière jusqu'à Berlin, où elle est née, le 14 mai 1947. Elle progresse dans la nuit pour atteindre la ville morte où elle a vu le jour. Elle cherche ce qu'elle a été avant d'avoir été. Le procédé littéraire est inédit et la démarche autobiographique, singulière. D'autant que, pour décrire au plus près la période qui précède sa naissance, Anne Wiazemsky cite en abondance les lettres et le journal intime de sa mère. Ils sont si bien enchâssés qu'on ne sait plus qui parle, de la jeune femme bientôt enceinte ou de l'enfant bientôt conçue. On di rait un concerto de Bach pour piano à quatre mains...
Enfant de Berlin, Malagar et Saint-Pétersbourg, la princesse Anne est devenue comédienne et romancière, un masque et une plume.


  • La revue de presse Alice Ferney - Le Figaro du 20 août 2009

Avec un demi-siècle de recul, Anne Wiazemsky s'offre le plaisir d'écrire le roman de ses parents. Qui furent-ils dans leur jeunesse ? En quels lieux et quelles occasions se sont-ils rencontrés ? Comment naquit leur amour ? Dans le cataclysme européen qu'ils traversèrent, quels furent leurs choix, leur engagement, leurs émotions ?...
Anne Wiazemsky choisit pour nous le raconter le point de vue de Claire (sa future mère). Non seulement Claire tient un journal intime, mais elle écrit régulièrement à ses parents. Ainsi le roman peut-il mêler ces deux sources de récit à la narration qu'il élabore. Pour être au diapason du journal et des lettres incrustées dans son tissu, le roman s'écrit au présent. On imagine qu'il s'agit là d'un choix esthétique par lequel l'auteur souhaite coller de si près au réel que le lecteur en respirera un parfum authentique sans réécriture...
La question vient à l'esprit : s'agit-il des véritables lettres écrites en 1944, dont Anne Wiazemsky aurait disposé ? Ou sont-elles écrites, voire réécrites, par l'auteur ? La difficulté de l'exercice expliquerait alors la retenue perceptible qui emprisonne son texte. Comment ne pas imaginer l'interdiction qu'elle s'est faite de digresser et son trouble à faire revivre la jeune fille que fut sa mère ? Le lecteur lui aussi, pour peu qu'il aime les romans de Mauriac, éprouve un pincement ému à chaque évocation de cette grande figure.


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