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.. Correspondance (1858-1885)

Couverture du livre Correspondance (1858-1885)

Auteur : August Strindberg

Date de saisie : 13/11/2009

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Zulma, Honfleur, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-84304-491-5

GENCOD : 9782843044915

Sorti le : 01/10/2009

Enfant terrible des lettres suédoises, Strindberg fut bien plus que le dramaturge réputé qu'il est devenu aujourd'hui. Romancier, essayiste, pamphlétaire, il fut un opposant acharné aux institutions politiques, sociales et intellectuelles de son pays au point de s'expatrier.
Ce premier tome de sa correspondance pléthorique dessine le portrait d'un jeune homme exalté, tumultueux, avide de reconnaissance et impatient de changer le monde. Le grand mérite de ces oeuvres intimes est de dévoiler en filigrane les bouleversements à l'oeuvre et ceux qui se préparent, et la manière dont l'écrivain les accompagne. Et cette approche nécessairement distancée du lecteur opérant une sorte de va et vient entre ce qu'il sait des évènements et ce qu'il en apprend de la mise en oeuvre, cette alternance d'anecdotique et de sens de l'histoire rend ces textes tout à fait passionnants à lire et précieux pour qui s'intéresse à la lecture de l'histoire culturelle et sociale.

Extrait :
" Parfois je retrouve mon calme en voyant que tout a été dit, mais l'instant suivant je suis fou de rage, car personne n'a rien entendu ! Je ne suis plus qu'une loque humaine. Des idées anciennes et nouvelles s'affrontent en moi, se livrent un combat, me déchirent - et, au fond, le public avide attend de nouveaux spectacles. Si je me tais, on me décrétera perdant ! Il faut donc que je continue à rugir ! Sans arrêt ! Et si j'arrive à faire des grimaces en même temps, tant mieux ! "


  • Les présentations des éditeurs : 17/12/2009

La correspondance d'August Strindberg est, à elle seule, un roman-fleuve, une saga de la réalité convulsive de son époque, le témoignage des contradictions d'un nouveau Jean-Jacques qui voulut mettre à bas la bourgeoisie et le capitalisme.
On y découvre un homme d'une santé créatrice en perpétuelle effervescence qui se plaint de tous les maux imaginables, un moraliste intransigeant qui emploie les pires ruses de Don Juan pour s'attacher l'une ou l'autre des femmes de sa vie, un poète sincèrement désintéressé qui harcèle la profession du livre pour obtenir des subsides, un authentique expert de la sensibilité féminine versant dans la plus outrée des misogynies, un misanthrope occupé à sauver l'humanité.
En près de dix mille lettres et plus d'un demi-siècle, la correspondance de Strindberg, immense archipel de la littérature scandinave, révèle une formidable entreprise d'investigation intellectuelle et sensible.

Son roman la Chambre rouge (1879) vaut à August Strindberg la célébrité à trente ans.
Il publie pamphlets, nouvelles, pièces de théâtre, se marie trois fois, voyage en Europe. Jusqu'à la fin de sa vie, il reste au c ?ur des débats poli-tiques et littéraires, fonde son propre théâtre et entretient une passionnante correspondance. Elena Balzamo est à l'origine de la présente édition de la correspondance de Strindberg, à paraître en trois volumes aux éditions Zulma. Essayiste et traductrice, elle a consacré plusieurs essais à la vie et à l' ?uvre de l'écrivain et traduit aussi bien son théâtre - Mademoiselle Julie, la Danse de mort - que ses oeuvres en prose, romans et nouvelles, dont le Rêve de Torkel (Zulma, 2007).



  • La revue de presse Nils C. Ahl - Le Monde du 13 novembre 2009

Premier d'une série de trois volumes, miraculeusement fluide, ce recueil de 129 lettres brèves ou longues est organisé par périodes et par lieux, de 1858 à 1885. Il épouse à merveille la chronologie de Strindberg, celle de sa vie et de ses publications. A moins d'être un historien ou un chercheur, on jugera du résultat à la qualité de la lecture. Même à considérer qu'il s'agit d'un collage, d'un arrangement ou d'une interprétation, ce livre est admirable. Et surtout lumineux...
La grande beauté de ce livre, c'est de faire le portrait en sourdine de ce "voyou" imprévisible et tonitruant, pénétré de l'idée d'un "bien commun", mais d'une sauvage indépendance. Capable d'admirer Emile Zola et de se moquer de lui dans une même phrase. De chercher à rencontrer Henrik Ibsen avant de railler ses "masturbations hystériques". Préoccupé par l'avenir de l'homme, la culture des asperges et le coût d'une pension en Suisse : un homme capable de tout.


  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 1er octobre 2009

«Je commence le bombardement !» Tel est le sous-titre, dû à l'épistolier lui-même, de ce premier volume de la Correspondance d'August Strindberg. De fait, le Suédois tape sur tout ce qui bouge, y compris lui-même. Dans sa présentation, Elena Balzamo parle d'«un gigantesque soliloque» pour évoquer ces dix mille lettres parues en vingt-deux volumes en Suède et dont Zulma publie un choix en trois tomes, le premier, qui paraît aujourd'hui, couvrant les années 1858 à 1885 (Strindberg est né en 1849 et mort en 1912). Sa correspondance est comme le laboratoire du dramaturge, romancier, nouvelliste, poète et pamphlétaire...
De tous les côtés, on retrouve ici la singularité de l'écrivain.


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