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Ce roman est grand. Sa lecture est lente. C'est un cheminement intérieur, passionné, envoûtant, à la lumière de mots qui éclosent comme des fleurs de thé. Et c'est surtout très beau. Le lecteur est transformé par cette langue noble, souvent miraculeuse. Peut-être un «classique» pour demain.
Les présentations des éditeurs : 01/11/2009
La Fronde bouleverse la France. La dynastie des Ming, en Chine, meurt.
Deux hommes, passionnément, aiment des femmes qu'ils tremblent de perdre. L'un est français, l'autre chinois. Dans le chaos, ils cherchent la vérité et la justice.
Des continents les séparent : M. de La Tour et Lu Wei ne devraient pas se rencontrer.
L'amour fou, Dieu et le Vide vont avoir raison des continents entre eux.
Pendant douze ans, deux hommes s'efforcent de briser l'absence qui les ronge, la privation, la ruine, les spectres du deuil. Ils leur opposent la fidélité, l'extase.
Un jour, Lu Wei confie à M. de La Tour quelques sceaux qui sont tout ce qu'il a conservé de son univers. Les chemins les plus merveilleux sont des détours.
Port-Royal et Louis XIV attendent encore M. de La Tour. Une femme aussi.
Laurence Plazenet est née à Paris où elle travaille. La blessure et la soif est son deuxième roman.
La revue de presse Baptiste Liger - Lire, décembre 2009
Deux amours contrariées, dans la France de la Fronde et la lointaine Chine : Laurence Plazenet signe une fresque époustouflante...
Laurence Plazenet. Spécialiste de la littérature du xviie siècle, cette jeune universitaire réussit avec son deuxième roman, La Blessure et la Soif, une oeuvre impressionnante, injustement passée inaperçue lors de la rentrée littéraire. Peut-être parce que cette fresque sentimentale et historique - fruit de cinq ans de travail - a le bon goût d'éviter les modes du moment, meilleur moyen de ne jamais être démodé.
La revue de presse Jacques Nerson - Le Nouvel Observateur du 29 octobre 2009
Que Laurence Plazenet imite à la perfection le français du XVIIe n'a rien d'étonnant, elle est sur son terrain. Mais qu'elle décalque si bien la littérature classique chinoise, chapeau ! On a vraiment l'impression d'avoir mis la main sur des pages inconnues des «Récits d'une vie fugitive», de Chen Fou. Et c'est l'enthousiasme qui domine. Quel souffle !...
Parfois, la raison du lecteur reprend le dessus et lui glisse à l'oreille que cet amour qui calcine tout alentour est trop pur, trop absolu pour être vrai, que c'est une abstraction. La raison a beau protester, le lecteur ne lâche pas le roman. Il y a du Yourcenar chez Laurence Plazenet.