Il y a quelques années, Patrick Huchet et Yvon Boëlle vous invitaient à découvrir mille et une merveilles des voies du Puy, d'Arles, de Vézelay et de Tours, dans leur ouvrage «Sur les chemins de Compostelle». Vous avez été fort nombreux à les suivre sur ces si beaux «chemins de l'étoile».
Dans ces «Nouveaux Chemins de Compostelle en terre de France», ils vous convient à partir avec eux à la découverte d'autres voies pèlerines largement fréquentées depuis le Moyen Age : voie de Rocamadour (depuis Figeac jusqu'au célèbre sanctuaire, rejoignant ensuite la voie du Puy à La Romieu), voie de Namur à La Charité-sur-Loire, voie de Cluny au Puy-en-Velay, voie du Piémont pyrénéen (de Saint-Thibéry à Lourdes), chemins de Saint-Jacques en pays catalan, voie de Genève au Puy, chemins de Saint-Jacques en Bretagne...
En effet, aujourd'hui, grâce aux efforts incessants des collectivités locales et de très nombreux bénévoles (Associations Jacquaires, Fédération Française de la Randonnée Pédestre...), ces voies anciennes deviennent, pour notre plus grand plaisir, de «nouveaux» chemins de Compostelle.
Et, comme tout pèlerin le sait bien... le bonheur, c'est tout simplement cette marche quotidienne à l'émerveillement...
Patrick Huchet a suivi des études d'histoire avant de se tourner vers la recherche historique et l'écriture. Passionné d'art roman, amoureux des grands espaces et des paysages de montagne, il sillonne les voies pèlerines de France et d'Espagne depuis 1996. Devenu une référence pour les pèlerins de Saint-Jacques, Patrick Huchet est l'auteur de nombreux ouvrages publiés aux Éditions Ouest-France, dont «Sur les chemins de Compostelle» et «Les Templiers, une fabuleuse épopée».
Depuis 1996, le photographe Yvon Boëlle parcourt sans relâche les chemins de pèlerinage en Europe et particulièrement les chemins de Compostelle dont il s'est fait une spécialité. Ses photographies font l'objet de nombreuses publications tant en France qu'à l'étranger. Depuis cette date, il ne poursuit qu'un but : transmettre au plus grand nombre les émotions vécues sur le chemin et faire partager son émerveillement devant la beauté du monde.
Sa plus belle récompense : rencontrer celles et ceux qui sont partis sur le chemin séduits par ses images.
Les courts extraits de livres : 16/03/2010
Tous les chemins mènent à Compostelle
Regardez bien ces pèlerins d'Emmaüs sculptés sur le portail de l'église Sainte-Engrâce, merveille romane ancrée en haute Soûle (Pays basque) - aujourd'hui montagne de grande solitude, mais, à l'époque médiévale, fréquentée avec ferveur par moult marcheurs de Saint-Jacques. Oui, ce sont bien des pèlerins de Compostelle qui sont ainsi figés pour l'éternité : munis d'un bourdon, ce bâton ferré si précieux pour se défendre des loups ou des brigands, ils sont venus rendre hommage à une relique fameuse au Moyen Age : le bras de sainte Engrâce. Délaissant les cols de Roncevaux ou du Somport, pourtant pourvus d'excellents hospices, ils ont préféré venir vénérer la jeune martyre portugaise ; puis, par les pistes de montagne tracées sur ces hauteurs pyrénéennes, ils rejoindront la vallée de Roncal, sinuant sur l'autre versant, avant d'atteindre Tiermas, aux sources d'eaux thermales appréciées depuis l'Antiquité, et enfin l'abbaye Saint-Sauveur-de-Leyre, à laquelle était précisément affilié le prieuré de Sainte-Engrâce.
Il faut définitivement abandonner la vision unique de quatre «voies» (celles partant de Tours, de Vézelay, du Puy-en-Velay, d'Arles) menant à Saint-Jacques en Galice, que nous avons largement mises à l'honneur dans l'ouvrage «Les Chemins de Compostelle en terre de France», publié en 1997... Les jacquets ont emprunté mille et une sentes, sentiers, drailles, pistes montagneuses tissant à travers l'Europe et la France médiévales une fabuleuse toile : celle des chemins conduisant au campus stellae, le «champ de l'étoile»... Compostelle !