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.. Journal : 1979-1983

Couverture du livre Journal : 1979-1983

Auteur : Alix Cléo Roubaud

Préface : Jacques Roubaud

Date de saisie : 18/12/2009

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Fiction & Cie

Prix : 26.90 € / 176.45 F

ISBN : 978-2-02-100209-6

GENCOD : 9782021002096

Sorti le : 05/11/2009

  • Les présentations des éditeurs : 02/12/2009

Alix Cléo Roubaud est morte le 28 janvier 1983, à cinq heures du matin, d'une embolie pulmonaire.
Elle était, gravement, asthmatique depuis l'enfance. Elle venait d'avoir trente et un ans. Née à Mexico (son père, Arthur Blanchette, diplomate, sa mère, Marcelle Blanchette, peintre), elle était canadienne, et bilingue. Son journal est écrit en français et en anglais. Elle avait fait des études d'architecture et de psychologie à Ottawa, des études de philosophie à Aix-en-Provence et à Paris. Elle préparait une étude sur le style de Wittgenstein et sa théorie de l'image.
Elle était, essentiellement, photographe. Un film de Jean Eustache, en 1980, Les Photos d'Alix, montre quelques-unes de ses photographies, elle y parle de la photographie. Alix écrivait, depuis 1971 au moins, un journal ; ce sont les derniers cahiers de ce journal qui sont, à l'exception de quelques passages d'ordre strictement privé, reproduits ici. Elle écrivait dans l'ordre des jours, sans revenir en arrière, sans corriger, sans effacer, pour elle-même et, peut-être, bien qu'elle n'ait rien dit à cet effet, ni pour ni contre, pour être lue après sa mort.



  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 17 décembre 2009

Son journal, réédité aujourd'hui, augmenté d'une importante série de photographies, ne témoigne pas seulement de sa lucidité  : c'est, même avec le caractère de secret qu'il avait, explicitement, une oeuvre littéraire. Couvrant les quatre à trois ans qui précèdent sa mort, les cahiers édités aujourd'hui sont à la fois un autoportrait, une adresse à l'aimé, et une réflexion allant de son travail de photographe à des questions plus générales, le monde, l'amour, le temps, la mémoire.


  • La revue de presse Amaury da Cunha - Le Monde du 27 novembre 2009

L'histoire des arts a ses visiteurs furtifs dont la mémoire continue encore de grandir après leur mort. Alix Cléo Roubaud en est une frêle héroïne. de cette histoire. Disparue à l'âge de 31 ans en 1983, à la suite d'une embolie pulmonaire, elle laisse un journal tissé de phrases et de photographies. D'abord publié en 1984 par Jacques Roubaud, qui partagea un moment de sa vie, il ressort aujourd'hui sous une forme nouvelle : accompagné de photographies (26 autoportraits d'Alix, entre les lignes du texte) et d'une introduction du poète...
Le problème, avec Alix Cléo Roubaud, c'est qu'à côté de sa pratique photographique (l'autoportrait) et de l'écriture du journal, "nécessité absolue pour elle", selon Jacques Roubaud, elle n'a laissé aucune oeuvre qui aurait la solidité d'une cathédrale. Et pourtant, son journal est bouleversant, animé par une rage constante d'écrire et de voir. Lorsqu'on commence à le lire, on n'a pas le sentiment d'entrer dans une périphérie ou de découvrir un texte mineur. Il semble contenir tout ce qu'elle a cherché à dire et à montrer d'elle-même...
Le projet de se montrer, quand il s'agit d'art et de littérature, se heurte à de nombreux obstacles. Un autoportrait est toujours une exploration lacunaire, insuffisante, imparfaite, de soi-même. Mais Alix Cléo Roubaud, lorsqu'elle se photographie, assume ces difficultés, elle les intègre même à ses propres images - "but esthétique : la disparition". On comprend que pour elle, chercher à se regarder en face est aussi violent que de prendre le soleil dans les yeux.


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