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Auteur : Théodore Roszak
Traducteur : Edith Ochs
Date de saisie : 05/12/2010
Genre : Policiers
Editeur : le Cherche Midi, Paris, France
Collection : NéO
Prix : 24.00 € / 157.43 F
ISBN : 978-2-7491-1580-1
GENCOD : 9782749115801
Sorti le : 12/11/2009
1) Quelles sont, selon vous, les qualités demandées à un traducteur ou une traductrice ?
Pour la traductrice littéraire : de la rigueur, de l'imagination, de la curiosité, de l'intuition, de la culture, et encore de la curiosité... Et surtout de l'humour, de l'humour, de l'humour. Indispensable. On travaille et on croit qu'on s'amuse.
2) Quel est le thème central du livre que vous venez de traduire ?
Derrière cette folle enquête sur un réalisateur génial et raté, le vrai thème est, comme toujours chez Roszak, la lutte entre le Bien et le Mal, traitée ici de façon grandiose. Roszak est obsédé par le thème de Frankenstein, une créature diabolique qui échappe à son créateur. C'est ainsi qu'apparaît le cinéma, vu ici comme le grand manipulateur des esprits, dont les images hypnotiques nous asservissent à notre insu...A sa façon, Roszak est très croyant, il croit à l'existence du diable.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
"Tout l'art réside justement dans le fait de cacher." C'est ce que fait Roszak en tant que romancier, d'où le pouvoir hypnotique de la Conspiration des ténèbres - que l'on retrouve, dans une certaine mesure, dans ses autres livres.
4) Si ce livre était une musique, laquelle serait-elle selon vous ?
Les Pink Floyd.
Nouvelle édition augmentée de textes inédits, écrits par Theodore Roszak pour l'édition américaine de 2005.
Un grand thriller historique et métaphysique d'une érudition impressionnante qui, au-delà de son intrigue machiavélique, nous interroge sur le pouvoir qu'exerce sur chacun le scintillement des images cinématographiques.
En fréquentant une salle d'art et d'essai miteuse dans le Los Angeles du début des années 1960, le jeune Jonathan Gates, passionné de cinéma, est fasciné par l'oeuvre de Max Castle, un réalisateur allemand arrivé à Hollywood en 1925 et mystérieusement disparu en 1941. Jeune prodige, il a réalisé quelques films géniaux, pour la plupart perdus, avant d'être obligé de se contenter de tourner des séries B puis de tomber dans l'oubli.
L'élucidation des mystères qui entourent la vie et l'oeuvre de Max Castle va devenir une véritable obsession pour Gates. À l'issue de sa quête, qui le mènera des sommets de l'industrie cinématographique (Orson Welles, John Huston...) jusqu'au coeur des sociétés secrètes, où plane l'ombre des cathares, il apprendra l'incroyable vérité sur ce maître des illusions que fut Max Castle et mettra au jour un terrifiant complot.
Un roman devenu culte, salué par une critique unanime, et qui devrait prochainement être adapté au cinéma.
Essayiste, historien, sociologue et romancier, Theodore Roszak est né en 1933. Outre La Conspiration des ténèbres (le cherche midi, 2004), il est l'auteur de cinq romans, Puces (Seghers, 1982), Le Diable et Daniel Silverman (le cherche midi, 2005), Les Mémoires d'Elizabeth Frankenstein (le cherche midi, 2007), L'Enfant de cristal (le cherche midi, 2008) et L'Enfer des rêves (le cherche midi, 2009). Il vit aujourd'hui à Berkeley, enseigne l'histoire à l'université de Californie, et collabore régulièrement au New York Times.
Ce qui rend les textes de Roszak plus atypiques encore, c'est qu'ils cherchent moins à manipuler le lecteur qu'à lui exposer diverses méthodes et techniques de manipulation des âmes...
Écrit en 1985 - et jusqu'alors inédit en français -, ce texte parvient encore à susciter l'effroi. Peut-être parce que nous en savons long désormais sur les pratiques menées par la CIA. Spécialiste de la contre-culture - il serait même l'inventeur du terme -, Roszak a fatalement connu les théories du complot propres aux milieux contestataires des années Vietnam puis Reagan. Théories qui ont trouvé, dans son cerveau bouillonnant, l'alchimie idéale pour une transfiguration romanesque.
Les catacombes
J.ai vu mon premier film de Max Castle dans un sous-sol pouilleux de Los Angeles Ouest. Personne de nos jours ne songerait à installer un cinéma dans un trou pareil. Mais à l'époque - au milieu des années cinquante -, cet humble local abritait la meilleure salle «à l'ouest de Paris».
Les mordus de vieux films se souviennent encore du Classic, un petit temple légendaire du septième art, discrètement calé entre le Moishe's Strictly Kosher Deli et les Meilleures Occasions au meilleur prix. A présent, revenant sur le passé vingt ans après, je me rends compte à quel point le fait que ma première rencontre avec le grand Castle se soit produite en un lieu qui évoquait une crypte n'aurait pu mieux tomber. C'était un peu comme découvrir le Christ dans les catacombes bien avant que la croix et les Evangiles deviennent la lumière du monde. J'y vins tel le néophyte ébahi, errant dans les limbes d'une foi informe, pour rencontrer... quoi ? Non pas un signe annonciateur de l'avènement du royaume et de la gloire. Seulement une sourde rumeur de miracles, un rite venu d'ailleurs, un symbole indéchiffrable griffonné sur le mur décrépi. Cependant, dans les tréfonds de son être, l'homme en recherche sent s'éveiller sa foi. Il devine le grand mystère avide tapi devant lui au milieu des gravats et des crottes de rat. Il reste pour goûter au saint sacrement. Transfiguré, il rejoint le monde extérieur porteur d'une parole apocalyptique.
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