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Auteur : Jesse Kellerman
Traducteur : Julie Sibony
Date de saisie : 18/02/2010
Genre : Policiers
Editeur : Sonatine éditions, Paris, France
Prix : 22.00 € / 144.31 F
ISBN : 978-2-35584-026-5
GENCOD : 9782355840265
Sorti le : 15/10/2009
Le jeune propriétaire d'une galerie d'art New Yorkaise expose une série de dessins d'une qualité exceptionnelle. Où et pourquoi leur auteur supposé à-t-il disparu ? Et voilà qu'un policier à la retraite reconnait dans certains portraits ceux d'enfants assassinés des années plus tôt. Quel lien peut-il y avoir entre cette oeuvre monumentale et ces crimes ? Pour le savoir lisez au plus tôt le roman de Jesse Kellerman.
Il s'agit du premier roman traduit en français, d'un jeune auteur américain. Une intrigue solide et bien construite, des personnages étoffés, plusieurs coups de théâtre, une narration à la première personne qui impose un rythme soutenu : bref ! une réussite.
A quand le prochain ?
Extrait : "Au début, je me suis mal comporté. Je ne vais pas vous mentir, alors autant jouer cartes sur table dès maintenant : si j'aimerais croire que je me suis racheté par la suite, il ne fait aucun doute que mes intentions, du moins au début, ont manqué quelque peu de noblesse."[p11]
«Si vous n'avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde. Plus vite vous découvrirez son oeuvre, mieux ce sera. On ne rencontre pas tous les jours un talent de cette ampleur.»
Harlan Coben
«Une écriture remarquable, une tension maximale, un roman obsédant. Le meilleur thriller de l'année.»
The Guardian
Lorsque Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, met la main sur une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va enfin pouvoir se faire un nom dans l'univers impitoyable des marchands d'art. Leur mystérieux auteur, Victor Crack, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c'est le travail d'un génie.
La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d'enfants victimes, des années plus tôt, d'un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l'obsession. C'est le début d'une spirale infernale à l'intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers.
Bien loin des polars calibrés habituels, Jesse Kellerman, styliste hors pair, nous offre ici un roman d'une indéniable qualité littéraire qui, doublée d'une intrigue machiavélique, place d'emblée le livre au niveau des plus grandes réussites du genre, tels Mystic River, de Dennis Lehane, ou L'Analyste, de John Katzenbach.
Elus par le «New York Times» meilleur thriller de l'année, «Les visages», de Jesse Kellerman, explosent magistralement les codes du polar pour s'inscrire d'emblée dans les grandes réussites littéraires...
Avec lui, pas besoin d'effets sanguinolents pour nous maintenir en haleine. Le style, l'émotion et la force du récit suffisent à créer une redoutable arme fatale.
Au début, je me suis mal comporté. Je ne vais pas vous mentir, alors autant jouer cartes sur table dès maintenant : si j'aimerais croire que je me suis racheté par la suite, il ne fait aucun doute que mes intentions, du moins au début, ont manqué quelque peu de noblesse. Et encore, c'est un euphémisme. Alors puisqu'il faut être honnête, soyons honnête : j'étais motivé par l'appât du gain et surtout par le narcissisme; un sentiment de toute-puissance profondément enraciné dans mes gènes et dont je semble incapable de me débarrasser, bien qu'il me fasse parfois honte. Déformation professionnelle, j'imagine, mais aussi une des raisons qui m'ont poussé à tourner la page. «Connais-toi toi-même.»
Et merde. Je m'étais promis de faire un effort pour ne pas parler comme un sale con prétentieux. Il faut que je fasse plus roman noir,- en tout cas j'aimerais bien. Mais je ne crois pas que ce soit mon truc. D'écrire par petites phrases hachées. D'employer des métaphores graveleuses pour décrire des blondes sensuelles (mon héroïne est brune, pas spécialement du genre sensuel ; elle n'a pas les cheveux noir de jais lâchés en une crinière dégoulinante; ils sont châtain clair et la plupart du temps pragmatiquement attachés en arrière - des queues-de-cheval soignées ou des chignons improvisés - ou bien juste coincés derrière les oreilles). Je n'y arrive pas, alors pourquoi me forcer ?
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