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Auteur : Joyce Maynard
Traducteur : Françoise Adelstain
Date de saisie : 26/04/2010
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Philippe Rey, Paris, France
Collection : Roman étranger
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-84876-155-8
GENCOD : 9782848761558
Sorti le : 07/01/2010
Vingt ans après les faits, le narrateur, Henry, âgé alors de treize ans, se souvient et raconte. Il vit seul avec sa mère, Adèle, depuis que son père est parti vivre avec Marjorie avec laquelle il a eu une petite fille Chloé.
Adèle, encore jeune et attirante, a un comportement bizarre. Elle ne sort qu'une fois par mois pour acheter de la nourriture surgelée. Pour Henry qui va dîner le samedi soir chez son père, pas de doute, sa vraie famille c'est Elle. Il voue à sa mère un amour immense et porte sur sa conduite fantasque un regard attendri quoique dubitatif et parfois incrédule.
Ce jour-là Henry avait besoin d'un pantalon pour la rentrée des classes. Arrivé au centre commercial Henry qui voulait savoir tout ce qui concerne les femmes et leur corps, ce que font les gens quand ils sont ensemble tente de feuilleter "Playboy" mais, hélas, le magazine est sous cellophane. Il est plongé dans un numéro de "Cosmopolitan" quand un homme portant la chemise des employés du magasin se penche sur lui. Il saigne. Il demande de l'aide mais ne veut gêner personne "il y a des tas de gens que la vue du sang effraie". Il met la main sur l'épaule d'Henry et lui dit qu'il aimerait aller chez lui. Adèle est imprévisible. Elle accepte de l'emmener chez elle, une maison à l'extrémité d'une rue, sans vis-à-vis, donnant sur un grand champ qui débouche sur une forêt, située dans un bled du New Hampshire où tout le monde sait ce que fait tout le monde.
Très vite l'homme qui s'appelle Frank révèle qu'il est un taulard évadé, condamné pour meurtre. Il s'est blessé en sautant du troisième étage de l'hôpital de la prison où on l'avait opéré de l'appendicite. Sans cette maudite jambe il serait parti beaucoup plus loin. "Je n'exigerais rien de vous. J'essaierais d'être utile. Je n'ai jamais fait de mal volontairement à quelqu'un."
Nous sommes jeudi soir. Il fait très chaud. Le long week-end de Labor day commence tout comme ce surprenant huis clos au cours duquel chacun, au fil du temps, va se dévoiler de plus en plus.
Un livre haletant, très visuel, plein de surprises, qui parle, entre autres, des espoirs déçus, des tourments de l'adolescence, de la fragilité du bonheur.
N.B. Joyce Maynard, surnommée à ses débuts, en 1972, la Sagan américaine, a vécu avec J.D. Salinger en 1973 - elle avait 18 ans, lui 53 ans - une histoire d'amour fulgurante à laquelle il mit fin brutalement ce qui marqua durablement la jeune femme.
Cette histoire publiée en 2009 est celle rapportée par Henry, jeune adolescent de 13 ans qui vit seul avec sa mère, Adèle, pour qui la société est pleine de pièges, d'incompréhension et de stéréotypes. En ce week-end du Labor Day, Adèle et Henry croisent au supermarché Frank ; cet homme recherché par la police va venir se réfugier chez eux, qui vivent loin du monde, le temps de ce long week-end de canicule, apportant ainsi un vent de nouveauté, d'émotions, de secrets, de tentations et de sentiments mêlés mais tellement plus vrais que l'insipidité quotidienne. La traduction de Françoise Adelstain sert avec sensibilité une écriture fluide, simple et belle, qui se met au service de ce gamin de treize ans et nous emmène avec chaleur dans un tourbillon de désirs contradictoires. Au cinéma vous pourriez choisir Meryl Streep et Clint Eastwood et revivre une histoire à la manière de la route de Madison.
Cette année 1987, une chaleur caniculaire s'abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day.
Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s'améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles. Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l'est pas. Encore jeune et jolie, Adele vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu'en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial.
Et là, planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter Playboy, Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s'impose à Henry : Frank, un taulard évadé, condamné pour meurtre... Pendant quatre jours, le trio va vivre un surprenant huis-clos, chacun se dévoilant un peu plus au fil des heures. Et, vingt ans plus tard, avec émotion et humour, Henry révélera les secrets de ce long week-end qui lui a appris à grandir...
Auteur de plusieurs romans et essais, surnommée lors de ses débuts fracassants en 1972 la Françoise Sagan américaine, Joyce Maynard, 55 ans, vit désormais entre la Californie et le Guatemala.
Plébiscité par une critique américaine unanime, ce Long week-end marque aussi la redécouverte d'un écrivain.
Dans «Long Week-End», un roman hilarant, Joyce Maynard raconte les amours d'une mère célibataire et d'un détenu en cavale...
Avec un sens inné de la description du cauchemar américain (le quotidien des classes moyennes) et un talent époustouflant pour mettre en valeur le grotesque des situations, Joyce Maynard raconte ces quelques jours de flottement sentimental et criminel, où l'on ne sait plus qui, de Frank ou d'Adele, ces deux inadaptés fondamentaux, est au fond l'otage de l'autre.
Mieux vaut oublier ce que l'on sait de Joyce Maynard, 55 ans, qualifiée de "Françoise Sagan américaine" à ses débuts, en 1972, pour apprécier son nouveau roman. C'est d'ailleurs sans connaître l'identité de l'auteur que la critique a encensé Long week-end outre-Atlantique, où il est paru l'année dernière...
Voilà vraiment un livre très réussi, au ton très juste, à l'issue aussi dramatique que poignante. Joyce Maynard se met parfaitement dans la peau de son jeune narrateur, que ces quelques jours intenses feront brusquement grandir.
D'un fait divers, Maynard tire une tragédie au ralenti, un malentendu cerné de pelouses régulièrement tondues, une parenthèse que personne au fond n'a le droit de juger. Il n'y a que les écrivains pour deviner ce qui se déroule dans ces cas-là. Pour les autres, il s'agit de trois lignes dans un journal, à la rubrique Société. C'est beaucoup plus que cela : des après-midi soudain lumineux, la certitude que la vie prend enfin sa vitesse de croisière, des heures que les héros conjugueront à l'imparfait...
On reçoit Long Week-end comme une claque. Joyce Maynard a retrouvé des bribes de temps perdu, ces instants qui paraissaient enfuis à jamais, ces sensations qui étaient trop compliquées pour mettre des mots dessus. Elle fait ça l'air de rien, comme quand elle évoque les enfants de divorcés. «Où que soit votre foyer existent toujours l'autre endroit, l'autre personne qui vous appellent. Viens. Reviens.» Il paraît que Jason Reitman (Juno) envisage de tourner le film. Normalement, ça ne devrait pas être mal.
Comment un livre sur l'enfermement peut-il être aussi élastique et oxygéné, allègre et solaire ?...
D'une grandeur d'âme exemplaire, les personnages ont l'art de l'analyse in petto. Ruminées avec candeur, leurs petites remarques sur les autres et sur eux-mêmes rythment en sourdine cette aventure initiatique qui n'a qu'un moteur, qu'une vibration : «qu'il se passe quelque chose». Rien d'étonnant à ce que ce livre haletant, et très visuel, ait déjà été repéré par Jason Reitman, qui vient d'en tourner l'adaptation pour le cinéma.
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