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Il y a 19 ans, l'oncle de Steven a été assassiné et son corps n'a jamais été retrouvé. Bien déterminé à le découvrir et à ramener l'harmonie dans sa famille, Steven entame une correspondance codée avec le tueur. Mais à 11 ans, c'est une partie difficile qu'il s'apprête à jouer...
Un terrifiant jeu du chat et de la souris se prépare, car si Steven est intelligent et obstiné, l'assassin est joueur, et il est enfermé depuis trop longtemps...
Belinda Bauer a l'intelligence de la plume, la sensibilité d'adapter son écriture à ses personnages et aux sensations qu'elle veut transmettre. Et par la grâce d'un style épuré, fluide mais jamais simpliste, elle rend à la perfection l'innocence et les tourments de l'enfance.
Steven n'a que douze ans et pourtant, il entretient une relation épistolaire avec un tueur en série... C'est le seul moyen qu'il a trouvé pour en finir avec cette histoire familiale qui lui empoisonne l'existence.
Car Steven en a assez de creuser la lande à la recherche du corps de son oncle Billy, disparu à peu près au même âge que lui. Persuadé que sa mère et sa grand-mère ne parviendront jamais à faire leur deuil, il entre en contact avec Arnold Avery, incarcéré pour le meurtre de plusieurs enfants dans la région à la même période. Pour Steven, Billy est forcément tombé entre ses griffes. C'est bien pour cela qu'il lui écrit une lettre énigmatique destinée à piquer sa curiosité. Et le stratagème fonctionne ! Le détenu lui répond, et tous deux instaurent une correspondance codée, afin de tromper la vigilance des gardiens.
Mais Steven n'imagine pas dans quel engrenage il a mis le doigt. Car Arnold Avery n'est pas seulement un meurtrier rusé et sans scrupules, il est aussi joueur et s'ennuie depuis beaucoup trop longtemps dans sa cellule...
Belinda Bauer est une auteure et scénariste anglaise installée au pays de Galles. Sous les bruyères est son premier roman.
La revue de presse Eric Libiot - L'Express du 20 janvier 2010
Au fil des pages se dessine un monde de l'enfance nourri par la peur, l'inconscience et une volonté cher payée de vouloir perdre son innocence pour ressembler à ces adultes qui fascinent tant ; un monde qui a sans doute besoin de ces gouffres pour ne pas tomber dans ceux d'une joliesse factice, pas moins traumatisante finalement. On pourra reprocher à Belinda Bauer une écriture parfois un peu trop déliée là où une plus grande sécheresse eût été préférable, mais foin des critiques : ce n'est pas tous les jours qu'on tombe sur un auteur à suivre de si près.