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_ Pont de l'Alma

Couverture du livre Pont de l'Alma

Auteur : Julian Rios

Traducteur : Albert Bensoussan | Geneviève Duchêne

Date de saisie : 02/04/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Tristram, Auch, France

Collection : Litterature étrangère

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-907681-79-7

GENCOD : 9782907681797

Sorti le : 07/01/2010

  • Les présentations des éditeurs : 16/01/2010

Un soir d'août 1997, Emil Alia, le personnage bien connu des lecteurs de Julian Rios, est attablé avec deux amis dans une brasserie de la place de l'Alma à Paris - tout près de l'endroit où se produira, la même nuit, l'accident mortel de Lady Diana.
Ils ont rendez-vous avec l'un des paparazzi qui poursuivent inlassablement la Princesse. Tel est le point de départ de ce roman d'aventures tragi-comique, où de chapitre en chapitre les âmes errantes d'autres célébrités mortes à Paris - comme les écrivains Louis-Ferdinand Céline et Joseph Roth, le peintre Ferdinand Braque, mais aussi Coco Chanel ou Joséphine Baker - viennent faire escorte à celle de la Princesse.
Dans leur sillage, c'est toute une histoire de Paris qui est ressuscitée, tissée d'apparitions et de disparitions, d'énigmes, de coïncidences troublantes. Mais pendant ce temps - et alors que d'étranges personnages se rassemblent autour de la Flamme du pont de l'Alma pour célébrer le culte de la disparue - les mystères qui s'attachent aux derniers jours de la Princesse s'épaississent...

Juliàn Rios est né en 1941.
Il a publié depuis 2007 aux Éditions Tristram : Nouveaux Chapeaux pour Alice, Chez Ulysse, Cortège des ombres et Quichotte & Fils. En même temps que Pont de 1'Aima, unanimement salué par la critique espagnole, parait une nouvelle édition augmentée de son précédent roman, Monstruaire.



  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 1er avril 2010

Emil, le narrateur et héros récurrent de Julian Rios, va se trouver embarqué dans une intrigue débridée dont l'arbitraire n'est qu'apparent. Et une autre logique, celle de Julian Rios auteur de la Vie sexuelle des mots, assure le basculement d'un fil à l'autre, celle de la vie des mots, qui s'assemblent comme ils se ressemblent  : «néon de dieu» et «odieux», «mot» et «Tom», «Monet» et «money»  ; «la svelte Svetlana», «nénuphars phares». Mots jumeaux, mots sosies, ils règnent sur ce roman au charme vénéneux qui envoûte irrésistiblement son lecteur, par la magie d'un auteur hors du commun.


  • La revue de presse Bernard Quiriny - Le Magazine Littéraire, mars 2010

On ne s'étonnera donc pas que Pont de l'Alma soit aussi bien un livre sur l'art et un livre sur les livres (mais aussi un voyage à travers l'histoire et une cartographie amoureuse de Paris) qu'un roman-mosaïque sur - ou à partir de - la princesse de Galles, et qu'on y croise Corot, Céline ou Swift aussi bien que Dodi Al-Fayed, Henri Paul et autres tristes héros de la tragédie de 1997...
Diana n'est-elle pas née, par ailleurs, le jour de la mort de Louis-Ferdinand Céline, ainsi que nous le rappelle son chien dans un malicieux chapitre axé sur l'obsession des coïncidences ? Chaque élément du puzzle est ainsi une pièce d'un palais des glaces où, toujours, se reflète plus ou moins directement la silhouette de la princesse, littérature et histoire se mélangeant dans un bric-à-brac où l'on croise en vrac Poirot et Maigret, Proust (client du même bordel que monsieur Paul), Daguerre et Diane de Poitiers - sans parler d'un certain Tipi qui, avec son inquiétante théorie du complot (selon lui, Diana a été victime du lobby des mines antipersonnel, de même que l'ingénieur Diesel a été assassiné par le lobby des pétroliers), évoque les initiales du maître de la paranoïa, Thomas Pynchon...


  • La revue de presse Fabienne Pascaud - Télérama du 17 février 2010

Fêtes morbides dans un Paris inquiétant, devinettes et rébus vertigineux... On devient vite accro de cette comédie-farce autour de la mort, ses pièges, ses ruses, ses éblouissants mystères.


  • La revue de presse Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 21 janvier 2010

On a compris que Diana avait, sous la plume facétieuse et postmoderne de Ríos, ses fantômes, comme Hécate ses chiens. «Pont de l'Alma» n'a cependant rien du feuilleton où l'on consigne les minutes d'un fait divers atroce. C'est un roman total, naturaliste et surréaliste à la fois, où le sublime côtoie l'étrange, l'eau de rose le dispute au Moët frelaté, le cucul des gazettes à la fatalité de la tragédie grecque. C'est surtout un vaste et complexe Monopoly littéraire, et le premier grand tombeau qu'un écrivain consacre à la princesse. En somme, Diana a enfin les funérailles qu'elle méritait - c'est ce livre.


  • La revue de presse Xavier Houssin - Le Monde du 15 janvier 2010

En espagnol, le service des objets trouvés s'appelle Oficina de objetos perdidos, le bureau des objets perdus. Un des narrateurs de Pont de l'Alma, le dernier roman de Julian Rios, évoque cette différence, l'air de ne pas insister. En fait d'objets, il s'agit surtout de temps dans ce livre. Car le temps perdu, le temps passé, devient, dès que l'on se retourne sur lui, du temps retrouvéTout se noue ici dans un drame souterrain, entre minuit et une heure du matin. Tout se noue ici dans un drame souterrain, entre minuit et une heure du matin....
Troublant. Plus encore, puisqu'il s'agit de dates, on va découvrir après que celle de la naissance de Diana Spencer correspond à celle du décès de Louis-Ferdinand Céline. Que cela ouvre d'étranges pistes... Promenade au cimetière Montmartre, à la recherche de la tombe d'une ballerine embrochée vive sur scène, en 1913. Le récit court, souterrain comme dans les catacombes...
Pourtant, Pont de l'Alma n'est pas un livre à clé. Plutôt un rébus de fins terribles, de noyades, de suicides. Une charade tragi-comique, où Julian Rios nous fait deviner la mort. Comme dans les comptines qu'affectionnait, paraît-il, la défunte princesse Diana. Je t'ai perdu. Tu m'as trouvé.


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