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Fish et Bloom n'en sont pas à leur coup d'essai, ce qui leur a valu un petit séjour en taule, et ce pour quoi, faux et usage de faux, à savoir la copie de grands tableaux de maitres par Fish et leur revente par Bloom. Ce même Bloom qui lui propose aujourd'hui un coup fumant. Trois cents millions de dollars de tableaux, une fois les copies faites, une moitie pour leur commanditaire et le reste pour eux. Seulement comme tout plan parfait, ca ne marche pas. Un, l'adjoint de leur commanditaire, qui cela dit en passant est le deuxième boss de la mafia, s'avère être un abruti parfait, doublé d'un violent chronique, et quand, le boss en question finit les pieds dans une mono chaussure en béton une balle entre les deux yeux, ça n'augure rien de bon... Grinçant et presque drôle, un roman qui n'aurait pas dépareillé dans la bibliographie de Donald Westlake...
Bloom vendrait sa mère (et il y arriverait facilement, il est doué !) pour réaliser un bon coup. Le bon coup, il l'a trouvé : Leo Roma, un mafieux sur le déclin, l'a chargé de voler un Rembrandt à l'Isabella Stewart Gardner Museum de Boston. Bloom contacte son ancien associé Fish, qui a purgé 7 ans de taule pour contrefaçons en travaillant avec lui, et lui explique le plan : on récupère le tableau pour Roma, il nous paye les 5 millions qu'il nous doit et, cerise sur le gâteau, pendant qu'on y est, on sort d'autres toiles. Pourquoi pas ? Le musée a un système d'alarme défaillant, l'affaire paraît simple. Le hic : Roma leur colle un de ses hommes dans les pattes... «Mieux vaut être seul que mal accompagné», dit le proverbe.
Ce deuxième roman d'Elvin Post est un ton en dessous du premier, l'auteur hésitant entre la rigolade (comme dans l'excellent «Jour de paie», chez le même éditeur) et les choses plus sérieuses. Qu'importe, la mécanique est bien huilée, l'histoire bien trouvée et à l'arrivée le tout se tient.
Le journal sonore des livres : Lu par François Busnel - 08/02/2010
Vieux complices séparés par des séjours dans des prisons différentes, Fish et Bloom se retrouvent pour braquer un musée de Boston où la sécurité est faible. Le but ? Piquer un Rembrandt, pour lequel Leo Roma, un mafieux dépressif, doit débourser 5 millions de dollars. Fish étant un mauvais peintre, mais un faussaire de génie, Bloom se propose aussi de voler une douzaine de toiles de plus pour une valeur commerciale de 300 millions. Fish ayant déjà fait des copies des toiles concernées, le vol fera office d'authentification... Le casse se déroule sans problème si ce n'est que l'homme de Roma découpe le Rembrandt... pour aller plus vite ! Fish, Bloom et le chauffeur attendent les 5 millions promis lorsque Salvatore Neri, un collègue irascible de Roma, abat ce dernier. Très connus, ces tableaux n'ont désormais plus d'acheteur et donc, à qui les livrer ? Le problème est épineux et les moyens mis en oeuvre pour le résoudre seront peu orthodoxes !
Auteur de Jour de paie couronné par le "Noeud coulant" hollandais, Elvin Post a travaillé pour l'agent littéraire de Stephen King.