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Auteur : Milena Agus
Traducteur : Françoise Brun
Date de saisie : 23/04/2010
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Liana Levi, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-86746-538-3
GENCOD : 9782867465383
Sorti le : 04/03/2010
Nous retrouvons dans ce roman le portrait d'une famille Sarde assez atypique. La mère est un être errant dans les méandres d'un inconscient perturbé, décalée par rapport au monde qui l'entoure. La tante enchaine relations stériles sur relations stériles, amours sans lendemain mais gardant toujours l'espoir de fonder une famille. Le frère est un être absent, absent au monde, ne prenant la parole que pour évoquer la musique, le piano, son seul refuge. Un père toujours aux quatre coins du monde, mission humanitaire, préférant sauver les autres plutôt que sa propre famille. Et il y a enfin la narratrice, une jeune fille qui porte un regard doux-amer sur les membres de sa famille et entretient une relation sado-masochiste avec un homme marié.
Malgré la pesanteur des thèmes abordés dans le roman : religion, suicide, sexualité... on ne peut s'empêcher de ressentir une sensation de légèreté à la lecture de ce roman, c'est là que réside le talent incontestable de Milena Agus.
Un portrait de famille, «Sarde depuis le paléolithique» dans lequel la narratrice troue son adolescence d'une relation sado-maso délétère.
Entre une mère dépressive jusqu'à l'anéantissement et une tante trop belle pour ses fiancés de passage, l'auteure nous mène dans un monde fantasque où la grand-mère usée interpelle les astres sur l'existence de Dieu. Les hommes eux, prêts au réconfort mais trouvés par la musique ou le voyage, glissent entre leurs doigts comme du sable.
Un roman fait de vies en mal d'amour, guettant le sommeil du requin pour se réaliser et le premier écrit de Milena Agus en prémisse de ceux à venir dont le très beau «Mal de pierres».
Sardes depuis le Paléolithique supérieur, les Sevilla-Mendoza ignorent la normalité. Un père entiché de voyages lointains, une mère perdue devant la vie, une tante plongée dans des amours sans lendemain, un frère sourd à tout sauf à son piano. Celle qui décrit l'étrange et attachante ambiance familiale, avec une impassible candeur, est une adolescente engluée dans une liaison inavouable... Une liaison qu'elle cache à sa famille, où pourtant on parle d'amour et de sexe sans inhibitions. On y parle aussi de Dieu, dont on n'arrive pas à décider s'il existe ou pas. Plutôt qu'à lui, autant s'en remettre à la superstition pour affronter les dangers de l'existence. Celle-ci se déroule comme si on était dans la gueule d'un requin. Un requin qui vous enserre entre ses dents et vous empêche de vivre. On essaye d'en sortir quand il dort... Dans ce livre, le plus poignant de Milena Agus, on retrouve sa voix inimitable, capable de toutes les audaces.
Milena Agus, cette inconnue sarde, enthousiasme la presse, les libraires et le public français avec Mal de pierres en 2007. Le succès se propage en Italie et lui confère la notoriété dans les 21 pays où elle est aujourd'hui traduite. Milena Agus poursuit sa route d'écrivain avec Battement d'ailes, Mon voisin et tout récemment La Contessa di ricotta.
Voici enfin en français le tout premier roman de la Sarde Milena Agus, l'auteur de «Mal de pierres» En trois ans et trois livres, la Sarde Milena Agus, auteur de «Mal de pierres», a imposé son inimitable vibrato. Son talent de conteuse et l'étrangeté de ses héroïnes ont fait d'elle un auteur best-seller traduit dans vingt et un pays. Et voici que paraît son premier roman, publié en Italie en 2005. Sans doute son meilleur...
L'histoire de ces êtres «empêchés» a quelque chose de poignant. Pourtant, comme toujours chez Milena Agus, un rai de lumière apparaît lorsque tout espoir semble éteint...
Comme l'oiseau fait son nid, Milena Agus construit ses livres avec des brindilles de mots et des esquisses de situations. A l'arrivée, son improbable échafaudage est étonnamment charpenté et d'une grande force narrative. Grâce à une galerie de personnages hors normes et au vent de folie qui l'anime, ce nouveau conte cruel bouleverse et ravit.
Tendre autant qu'étrange, inquiétant parfois, amalgame subtil et déroutant de candeur naïve et d'âpre lucidité, ce premier roman porte la voix d'un auteur que la France a déjà appris à connaître et aimer depuis Mal de pierres. C'était en 2007, quand l'univers de Milena Agus se découvrit à nous. On l'explore ici à ses débuts. Force est de dire qu'ils étaient bien mieux que prometteurs.
Le premier roman de l'auteur sarde Milena Agus est enfin traduit. Poignant...
On frémit d'horreur : Milena Agus n'a pas froid aux yeux et ne ménage pas le lecteur. Pourtant, quelle délicatesse quand elle célèbre «la fragile, tragique, joyeuse et divine intensité de la vie». La morale de l'histoire ? «La vie ce n'est ni beau ni moche, c'est simplement quelque chose qu'une fois nés nous devons faire. Alors faisons-le.» Un livre pour ceux qui courent, désespérément, après quelque chose.
La Sardaigne au coeur. Pour Milena Agus, cette île est une miraculeuse inspiratrice, et le vent qui y souffle fait tourner les pages de ses livres comme les ailes des moulins : il y a du don Quichotte chez l'auteur de Mal de pierres, qui prend tellement ses rêves pour des réalités qu'elle croit parfois "vivre les yeux fermés". Chevillée corps et âme à sa chère Sardaigne, elle y moissonne une oeuvre pleine de contrastes délicats, entre ombre et lumière, comme ces ruelles de Cagliari qu'elle décrit avec la sensualité d'une aquarelliste.
Et il y a quelque chose de fabuleux dans ces pages des origines : tout l'univers de Milena Agus est là, comme à l'état d'ébauche. L'ambivalence est sans nul doute le socle de l'imaginaire de Milena Agus. Elle écrit une espèce d'entre-deux, un espace-temps où se réfugient des personnages - mais sont-ils vraiment des êtres fictifs, ceux qui entourent, obsèdent l'auteur ? Disparus ou lointains, ils sont toujours là, près d'elle, en elle. Ils ? Les gens de sa famille. Ils ont l'âme fantasque, des présences apeurées, des mots en demi-teinte, des rêveries égoïstes.
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