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.. Colette journaliste (1893-1941)

Couverture du livre Colette journaliste (1893-1941)

Auteur : Colette

Date de saisie : 23/06/2010

Genre : Essais littéraires

Editeur : Seuil, Paris, France

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782020998949

GENCOD : 9782020998949

Sorti le : 19/03/2010

  • Les présentations des éditeurs : 18/03/2014

Cest une part importante de l'½uvre qui se trouve conservée dans les archives de la presse française. Une part qui échappait jusquà présent aux nombreux lecteurs de lécrivain. Une part dautant plus significative que Colette se sert souvent de la presse comme dune sorte de banc dessai, esquissant dans ses chroniques des thèmes et des idées quelle développera ensuite dans son ½uvre romanesque ou autobiographique ; et quelle ne considérait pas cette activité journalistique comme une besogne alimentaire, mais comme un pan de son ½uvre. De sorte quon y retrouve les mêmes bonheurs décriture, la même alacrité. Ces articles qui, pour l'essentiel, datent des années 1930 et début 1940, montrent une Colette en prise directe avec son époque. Quil sagisse dun procès dassises, de la traversée inaugurale du paquebot Normandie, de la représentation dune pièce de Guitry, dun portrait du Président de la République Albert Lebrun, dune séance de music-hall avec Mistinguett, on sapercevra quaucun spectacle terrestre ne la laisse indifférente. Acuité du regard, précision du style, souci du lecteur, bonne longueur ni trop long ni trop court. Quelle meilleure définition du journalisme pourrait-on donner ?

Gérard Bonal est spécialiste de Colette et reconnu comme tel, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, il est également président de la société des Amis de Colette. Frédéric Maget, professeur de français, est lauteur de nombreux écrits sur Colette dont il a également édité les Lettres à Missy (Flammarion, 2009)



Dernière enfant du couple formé par ces parents mythiques que sont devenus Sido (Sidonie Langlois) et le capitaine Colette, celle qui deviendra Colette a vécu une enfance heureuse dans un petit village de Bourgogne. Adorée par sa mère comme un «joyau tout en or» au sein d'une nature fraternelle, elle rencontre adolescente Henry Gauthier-Villars, surnommé 'Willy', avec qui elle se marie le 15 mai 1893 à Châtillon-Coligny. Willy, auteur de romans populaires, est un viveur parisien qui fait également travailler à son profit une équipe de collaborateurs. Il introduit Colette dans les cercles littéraires et musicaux de la capitale. Vite saisi par les dons d'écriture de sa jeune épouse, Willy l'engage à écrire ses souvenirs d'école, qu'il signe sans vergogne de son seul nom. Ce sera Claudine à l'école, bientôt suivi d'une série de Claudine (La maison de Claudine, Claudine à Paris, Claudine en ménage, etc.), dont les romans seront publiés sous le nom du seul Willy. Willy fut, entre autres, l'amant de Marie Louise Servat (dite Germaine), femme d'Émile Courtet, à qui il donna un fils, Jacques Henry Gauthier-Villars. Jalouse, consternée de devoir être enfermée dans un rôle d'épouse bafouée, Colette se libère de plus en plus de cette tutelle, et, encouragée par Georges Wague, commence une carrière dans le music-hall (1906-1912), où elle présente des pantomimes orientales dans des tenues suggestives, puis au théâtre Marigny, au Moulin-Rouge et à Bataclan. Ce sont des années de scandale et de libération morale : elle divorce d'avec Willy en 1906 et connaît plusieurs aventures féminines, notamment avec Mathilde de Morny (Missy), fille du duc de Morny et sa partenaire sur scène. Mais, durant toute cette période, Colette chemine aussi dans sa vocation d'écrivain. Elle publie des ouvrages évoquant ces années : La vagabonde, L'envers du music-hall, En tournée, etc. Une attention de plus en plus précise à la justesse des mots, notamment lorsqu'ils sont chargés d'exprimer l'effusion dans la nature, une sensualité librement épanouie pour revendiquer les droits de la chair sur l'esprit et ceux de la femme sur l'homme, voilà quelles sont les lignes de force de cette écriture qui reste encore à saluer, tant, ici encore, la critique littéraire a manifesté son machisme.
Après son divorce, Colette a une brève liaison avec Auguste-Olympe Hériot, rencontré à la fin de 1909. Elle rencontre ensuite Henry de Jouvenel, politicien et journaliste, qu'elle épouse en 1912 et qui l'engage à donner quelques billets et reportages au journal Le Matin, dont il est le rédacteur en chef. De lui, elle aura sa seule enfant, Colette Renée de Jouvenel, dite «Bell-Gazou» ["beau gazouillis" en provençal]. À quarante ans, elle joue aussi un rôle d'initiatrice auprès du fils d'Henry, Bertrand de Jouvenel, dix-sept ans, expérience qui nourrira les thèmes et les situations dans Le Blé en herbe. En ce qui concerne Chéri, il s'agit d'un fantasme qui est devenu réalité, puisqu'il est en 1920, mais dont l'idée datait de 1912, soit quelques années avant sa liaison avec Bertrand de Jouvenel. Le divorce sera prononcé en 1923. Mélomane avertie, Colette collabore avec Maurice Ravel entre 1919 et 1925 pour la fantaisie lyrique L'Enfant et les sortilèges. Elle a été l'amie de la reine Elisabeth de Belgique, Marguerite Moreno et Natalie Barney et a eu quelques brouilles avec la célèbre demi-mondaine de la Belle Époque, Liane de Pougy.
En 1945, Colette est élue à l'unanimité à l'Académie Goncourt, dont elle devient présidente en 1949. En 1953, elle est promue officier de la Légion d'honneur. L'écrivaine est au faîte de sa gloire et de son talent quand elle s'installe dans son appartement du Palais-Royal pour ne plus le quitter. Elle compte Jean Cocteau parmi ses voisins. Sur ses vieux jours, Maurice Goudeket, son dernier mari, l'aidera à supporter son arthrose. Elle meurt le 3 août 1954. Malgré sa réputation sulfureuse et le refus, par l'Église catholique, des obsèques religieuses, Colette est la seule femme à avoir eu droit à des funérailles nationales. Elle est enterrée au cimetière du Père Lachaise à Paris. Sa fille repose à ses côtés.



  • La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 23 juin 2010

Bonheur de voir, de flâner, d'écrire, de raconter : c'est la Colette écrivain que l'on connaît. Mais c'est aussi la journaliste qui, tout au long de sa vie, rédigea plus de mille deux cents articles dans d'innombrables titres, y compris les plus grands comme Le Matin ou Paris-Soir...
Colette sait rapidement trouver son lectorat par les sujets qu'elle traite, mariant le reportage, les rencontres et les dialogues.


  • La revue de presse Christine Rousseau - Le Monde du 7 mai 2010

Peu de politique chez Colette mais un journalisme à hauteur d'hommes et de femmes. Les portraits d'anonymes croisent ceux d'artistes et de têtes couronnées comme la reine Marie de Roumanie qui l'accueille d'un "Que faites-vous là au lieu d'écrire des romans ?" Du journalisme avec délectation... Friande de mets (voir ses articles sur les bonbons ou le chocolat) et de mots, Colette virevolte d'un sujet à l'autre. Des enfants à ses chers animaux, des "niaiseries" de la mode (cheveux courts et régimes qu'elle fustige) aux beautés de la neige, et des prostituées du Palais Royal aux primeurs des Halles. La vie palpite constamment sous le trait vif, drôle, incisif, direct de cette fine observatrice qui, de bout en bout, nous enchante autant qu'elle nous émeut.


  • La revue de presse Thierry Clermont - Le Figaro du 8 avril 2010

L'écrivain fut aussi une brillante journaliste. Au fil de sa longue vie marquée par une oeuvre bien fournie, Colette (1873-1954) a publié de nombreux articles de presse, et ce, dès l'âge de vingt ans, alors qu'elle venait d'épouser Willy. Pendant plus d'un demi-siècle, l'auteur du Blé en herbe aura prêté sa plume à une multitude de journaux, parmi lesquels Le Petit Parisien et Le Matin, qui tiraient à plus d'un million d'exemplaires, La Cocarde, fondé par Maurice Barrès, Paris-Soir, dirigé par Pierre Lazareff, Le Journal et Le Figaro. Au total, quelque 1 300 articles, dont une large sélection est pour la première fois réunie dans ce florilège polytonal, par Gérard Bonal et Frédéric Maget. «Le journalisme est une carrière à perdre le souffle», avouera-t-elle au soir de sa vie.


  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 25 mars 2010

De tous les métiers qu'elle exerça - mime, actrice, dialoguiste de films, créatrice de produits de beauté -, le journalisme est le seul auquel Colette fut passionnément fidèle. Il était fait pour elle, qui aimait tant plaire, briller, s'enthousiasmer, se mettre en colère, écrire dans l'urgence pour le plus grand nombre, se mêler à la foule, saisir un personnage sur le vif...
Dans ce savoureux choix de chroniques, publiées entre 1893 et 1945, Colette s'en donne à coeur joie, et nous le rend au centuple...
Et elle ne manque jamais une occasion de condamner les régimes amaigrissants, de faire l'éloge des chocolats, de l'escargot bourguignon et de l'ail provençal, de célébrer les seins voluptueux, d'exiger la protection des rossignols d'Auteuil et de chanter les abeilles de Passy qui font un miel au «parfum d'amandier en fleur, de cire chaude et de prairie printanière». Le style de Colette a le goût exact de ce miel.


  • Les courts extraits de livres : 22/03/2010

Extrait du prologue

«Le Journal de Colette» [On ne redevient pas journaliste...] La République, 15 décembre 1933

On ne redevient pas journaliste sans appréhension, ni sans coquetterie, ni sans mauvaise foi. Mais à quel âge, quand on a été journaliste, renonce-t-on à l'être ? Je croyais bien y avoir renoncé. Un article de loin en loin, dans un beau numéro de Noël, dans une revue franco-américaine, un magazine de modes, ça ne compte pas... Et puis je reprends, comme par coup de tête, un poste de critique dramatique. Mais un feuilleton hebdomadaire, participe-t-il au halètement quotidien du journal ?
Inutile argutie ! Vient un jour - aujourd'hui - où la bille est jetée : tous les jours, tous les jours, je courrai l'aventure d'écrire. Tous les jours un souci s'éveillera en même temps que moi, m'accompagnera en voyage, nagera l'été à mon flanc et s'insinuera dans mon songe.
D'où me vient cette tentation ? De très loin, de ma vingtième année. D'un temps où, silencieuse, je contemplai Fouquier, Mendès, Courteline et Sarcey. De l'ancien Écho de Paris, de La Cocarde, du vieil Intransigeant... De la me du Croissant, des salles de rédaction souillées, irrespirables, du gaz vert. De l'odeur d'encre, d'hommes, de gros tabac, de boue mouillée et de bière... Catulle Mendès écrivait ses articles de critique en parlant, en fumant, en invectivant, en buvant du Mariani, Willy parlait sans écrire, mais quel joli timbre de voix !... Courteline, chevaleresque, défendait Marsolleau, et Marsolleau ne s'en relevait pas. Minuit, deux heures, deux heures et demie, un bourdonnement agréable de fatigue dans les oreilles...


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