L'Agence de Sécurité Économique est constituée d'un premier niveau de trois hommes et deux femmes avec Éléonore de Coursange dite Léo à sa tête. Alors qu'elle est aux ordres du mystérieux et opaque Gerbod, elle dirige le groupe d'une main de fer tout en demeurant attentive à son groupe voire attentionnée. Cette femme adore son mari également au service de l'état mais ne peut oublier sa fille disparue et espère toujours la voir réapparaître dans un aéroport quelconque. Les affaires de l'Agence touche à la sûreté de l'état alors que tous les coups sont permis pour assurer la suprématie économique d'une société, d'un état, la guerre économique est sans merci : désinformation, sabotage, espionnage, chantage, meurtre, terrorisme, rien n'est interdit, même à l'Agence. Alors quand il s'agit d'autonomie alimentaire, d'OGM et de semences, cela devient brûlant, très brûlant, surtout lorsque certains membres d'officines de l'Etat semblent comploter... Un magistral et dense thriller d'espionnage économique qui vous tiendra en haleine du début à la fin. Après "Camino 999", Catherine Fradier confirme si nécessaire son talent. Vivement la suite !
Les entreprises sont entrées en guerre, une guerre de l'ombre sans merci pour préserver ou conquérir des parts de marché.
Campagnes de désinformation, sabotage, barbouzes, espions, chantage. De bien étranges méthodes autrefois l'apanage des services de renseignement, aujourd'hui pratiques courantes dans le monde chaotique de la guerre économique.
Il existe toutefois une parade à cette guerre, l'Agence de sécurité économique, trois hommes et deux femmes spécialistes de l'intelligence économique, du renseignement, du contre-espionnage et de l'info. Recrutés pour leur expérience de terrain et leur savoir-faire, ils savent qu'ils sont le dernier recours pour la protection des entreprises nationales.
Pour réussir leur mission, ils doivent mettre en place des stratégies à la hauteur des war rooms d'Outre-Atlantique, voire à user des méthodes employées par ceux qu'ils traquent. Ils sont commandités par le gouvernement, l'agence est habilitée Cristal Défense.
Jusqu'au jour où l'alimentation mondiale se trouve au coeur de leur mission, et l'agence prise dans des complots qui impliquent sa propre hiérarchie et dont les enjeux les dépassent....
Avec une saison 2 prévue fin 2010, Catherine Fradier tient ses lecteurs en haleine et atteint un rare niveau d'addiction.
Fonctionnaire de police (première femme de la brigade de nuit du 13e arrondissement de Paris), agent de sécurité, VRP, Catherine Fradier est aujourd'hui scénariste, romancière et noveliste. Elle a reçu en 2006 le Grand Prix de Littérature policière pour La Colère des enfants déchus et le Prix SNCF du polar français en 2008 pour Camino 999, qui fut attaqué par l'Opus Dei lors d'un procès retentissant. Elle vit dans la Drôme et se consacre aujourd'hui à l'écriture.
Les courts extraits de livres : 23/03/2010
Les vitres fumées du building se reflétaient en lueurs fantomatiques sur la pellicule d'eau qui couvrait le parvis, jeu de miroirs soudain déformé par le pas d'un homme en combinaison de travail estampillée Euroclean. Il portait un lourd bidon qu'il chargea à l'arrière d'un utilitaire marqué au même logo. Une trentaine de mètres plus loin, deux hommes, l'un crâne rasé et l'autre cheveux gris coupés en brosse, attendaient dans une voiture en stationnement, observant l'employé arrimer le bidon contre la paroi de l'utilitaire. Après avoir vérifié que la sangle était bien tendue, l'employé retourna vers l'immeuble pour récupérer un autre bidon.
Sans bruit, les deux hommes sortirent du véhicule et le suivirent en courant, silencieux et lestes malgré leur corpulence. Le crâne rasé dissimulait une batte de baseball contre son bras. En blousons et treillis sombres, leurs silhouettes se fondaient dans le camaïeu gris de la nuit. L'employé perçut leur présence au moment où ils lui agrippèrent un bras. Un coup sec et violent du plat de la main sous le menton brisa son cri dans un claquement de mâchoire. Ils l'entraînèrent au fond du hall, franchirent une porte et dévalèrent un escalier qui s'enfonçait dans le sous-sol.