Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Libraires.

Libraires,partagez vos découvertes.

Editeurs,valorisez vos livres.

.. Knockemstiff

Couverture du livre Knockemstiff

Auteur : Donald Ray Pollock

Traducteur : Philippe Garnier

Date de saisie : 19/04/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Buchet Chastel, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 9782283024089

GENCOD : 9782283024089

Sorti le : 04/03/2010

Bienvenue à Knockemstiff, petite ville perdue au coeur des États-Unis. Son unique station-service-supérette, ses serpents, ses rochers, le soleil. Rien à faire. Les jeunes qui dévient, manque d'envie, manque d'espoir, l'ennui. Les parents, les adultes, ont quitté le "droit chemin" depuis longtemps, s'engageant sur les voies sinueuses de l'alcool, la violence, le sexe, l'inceste. Chaque maison cache une histoire et c'est chacune de ces histoires que Donald Ray Pollock nous livre ici, brute, sans compassion ni misérabilisme, sans concession non plus. Une grande voix de la littérature américaine à découvrir !


  • Les présentations des éditeurs : 01/04/2010

Knockemstiff - littéralement " étale les raides " - existe vraiment. Ce n'est pas la moindre bizarrerie de ce premier livre de Donald Ray Pollock. En référence aux classiques de Sherwood Anderson, les histoires racontées ici sont toutes liées à ce bourg. Mais les turpitudes et les hypocrisies individuelles de Winesburg, Ohio, sur lesquelles écrivait Anderson en 1919, paraissent soudain bien pâles devant les visées de tante Joan sur un paumé défoncé à la Bactine, devant Daniel, le violeur de poupées, ou encore devant la Fish Stick Girl, qui serait le meilleur plan de la région, si elle n'avait pas la manie de trimballer des beignets de poisson pané au fond de son sac. Plus encore que les camionneurs speedés, les fondus de la fonte ou les papys Alzheimer qui peuplent Knockemstiff, c'est l'humanité atrocement comique de ces personnages qui dérange. Donald Ray Pollock est assurément la voix la plus singulière et la plus exaltante de la nouvelle littérature américaine depuis Larry Brown ou Chuck Palahniuk (lui-même fan de Pollock). Certaines de ses histoires tachent comme le péché ou le mauvais vin, et vous collent à la peau, même après plusieurs douches.

Philippe Garnier.

Donald Ray Pollock est né en 1954 et a grandi dans le bourg de Knockemstiff, dans le sud Ohio - aujourd'hui une ville fantôme. Il a travaillé pendant trente-sept ans comme employé dans une fabrique de papier à Chillicothe, la petite ville la plus proche de son val natal, avant de se mettre à écrire.



  • La revue de presse Martine Laval - Télérama du 31 mars 2010

«Pas étonnant qu'on dise du mal des pauvres», lit-on dans une des nouvelles de Donald Ray Pollock...
Donald Ray Pollock leur donne vie - dignité ? - le temps d'un récit, qui serait simple documentaire s'il n'y avait cette écriture, brute, abrupte, sortie des caniveaux ou des terrains vagues. Sans compassion, sans fioriture, avec un sens douloureux de l'infime et des mots crapoteux, Pollock rend imminent l'enfer, ici-bas, en Ohio. Jusqu'alors inconnu en France, Pollock est à ranger du côté de ses confrères américains, Harry Crews pour l'humour braque, Larry Brown pour l'amour fou, et Chris Offutt pour la poésie.


  • Les courts extraits de livres : 01/04/2010

La vie en vrai

Un soir d'août au Torch Drive-in quand j'avais sept ans mon père m'a montré comment faire mal à quelqu'un. Il n'était bon qu'à ça. C'était il y a des années, quand aller au cinéma en plein air était encore une nouveauté dans le sud de l'Ohio. Ils donnaient Godzilla, et en première partie un film de soucoupes volantes à la con qui montrait comment des moules à tarte pouvaient conquérir le monde.
Ce soir-là il faisait plus chaud que dans la chatte d'une grosse dondon, et quand ils ont commencé à passer le dessin animé sur le grand écran en contreplaqué, le paternel était déjà dans tous ses états. Il n'arrêtait pas de rouspéter après la chaleur, tout en s'épongeant le crâne avec un sac en papier chiffonné. Il n'avait pas plu dans Ross County depuis deux mois. Tous les matins, ma mère mettait la radio sur KB98 et écoutait Miss Sally Flowers prier pour un orage. Ensuite elle passait dehors et fixait le ciel vide tout blanc qui recouvrait le val comme un drap. Te la revois encore, piquée sur cette herbe brune et cassante, à se dévisser le cou dans l'espoir d'apercevoir juste un malheureux nuage un peu noir.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2010 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia