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Tribulations d'une quarantenaire divorcée : un roman de fille façon Bridget Jones, drôle, léger, ironique et décalé à souhait. Mélanie, 43 ans, divorcée, jette un regard désabusé et tragicomique sur son quotidien : le boulot, les copines, la clope, la chasse au mec, la fille adolescente, la soeur agaçante, la mère complexante, les kg en trop... une lecture légère et plaisante idéale pour les beaux jours, qui distille des moments de vérité dans lesquels on se reconnaît toutes si justement. Une fausse légèreté qui dédramatise nos désespoirs et échecs quotidiens avec verve et énergie.
Les présentations des éditeurs : 12/04/2010
Mélanie Coste est mise au pied du mur : elle doit écrire le discours inaugural d'une exposition sur la sexualité, et pour cela (pense-t-elle) trouver un amant, la semaine même où elle a décidé d'arrêter de fumer, de boire et de manger. Difficile pour cette «professionnelle de la communication» de 40 ans, bourrée de symptômes. Psychanalyste, alcooliques anonymes, tabacologue, hypnotiseur, tous lui proposent leurs services. En vain. Amateur de vernissages, internaute, cadre sup, joueur en Bourse, militant altermondialiste, aucun ne fait vraiment l'affaire. Comment va-t-elle s'en sortir ?
Prenant exemple sur la comédie anglo-saxonne, Dominique Souton trempe sa plume dans l'acide et dézingue les clichés d'une pseudomodernité envahissante.
«L'adolescence, l'amour, le couple, la routine, le voisinage : plutôt que de s'en affliger, Dominique Souton s'en inspire. Et elle s'en amuse, satire à l'appui.»
Isabelle Lortholary, Elle
Dominique Souton a publié à l'Olivier Innocente (2000), Comment mon mari et moi avons failli sauver notre mariage (2001), L'Année du réel (2004) et Le Gynécologue amoureux (2005). Elle écrit également des livres pour la jeunesse. Née en 1960 à Grenoble, elle vit à Paris.
Les courts extraits de livres : 01/04/2010
Plein de petites bêtes noires et luisantes se noient sous mes yeux, sans que je fasse rien pour les sauver. Et même je les plonge sous la surface liquide avec le dos lourd et massif de ma cuillère à soupe. Plus une seule bientôt pour venir respirer à la surface. Je porte à la bouche une cuillerée toute gonflée de lait et j'avale direct la masse grouillante et détrempée, Delphine aime bien jouer à Koh-Lanta avec son riz soufflé au chocolat. Une émission de télé-réalité où les participants sont obligés d'ingurgiter devant les caméras des insectes vivants et même de les mâcher pour montrer leur détermination. Un souffle sonore me parvient de la chambre à côté où repose encore un corps mâle entortillé dans les draps froissés de la nuit. Je blague, je suis seule. Attention, ce n'est pas toujours le cas. Une semaine sur deux je partage mon riz soufflé goût chocolat avec ma fille. Je partage aussi ma fille. Avec son père qui habite Disneyland Paris où il exerce le métier de médecin urgentiste. Pour l'heure, Delphine est en vacances chez ma mère, à Miami, en Floride. C'est elle qui a demandé à y aller, je ne l'aurais pas forcée, j'ai préféré ne pas l'accompagner, il est vrai que ma mère ne m'a pas invitée. Je me prépare à me rendre au travail, un centre culturel, je fais là office d'attachée de presse ou de relations publiques, comme on voudra. Accueillir des gens nouveaux et intéressants dans un endroit sympa, il y a pire comme job, j'entends souvent.