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.. La cathédrale disparue : et autres nouvelles

Couverture du livre La cathédrale disparue : et autres nouvelles

Auteur : Max Genève

Date de saisie : 11/04/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : J.-P. Bayol, Alès, Gard

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 9782916913261

GENCOD : 9782916913261

Sorti le : 01/04/2010

  • Les présentations des éditeurs : 12/04/2011

Max Genève est l'auteur d'une vingtaine de romans et de nombreux récits. Il livre ici seize nouvelles, dont neuf inédites, toutes aussi étranges que drolatiques. Un univers crépusculaire zébré d'éclairs d'humour noir, des personnages et des situations à la limite du fantastique.

Un très jeune homme décide d'aller au bout du monde. Dans un pays lointain, un citoyen ordinaire est élu Président contre son gré. A Montluçon, les hommes de petite taille qui entrent au café Marnay n'en ressortent jamais. Monsieur K. habite en face de la cathédrale - un beau matin, elle a disparu. Un amoureux des trains rencontre sur une voie désaffectée une locomotive surgie de nulle part.

Lire Genève, c'est voyager sur la ligne d'un chemin de fer qui n'est pas prêt de s'arrêter. Et ça tombe bien : personne n'a envie de descendre.


  • Les courts extraits de livres : 12/04/2011

TRAIN DE NUIT

J'habite un quartier désolé dans une ville portuaire qui a perdu beaucoup de sa superbe depuis que le minerai qui assurait la prospérité de la région n'est plus exploité. La ligne de chemin de fer, jamais électrifiée, qui transportait voyageurs et marchandises entre le port et l'intérieur des terres est aujourd'hui désaffectée. Les choses ont mis un certain temps ; l'autorail qui circulait quatre fois par jour dans chaque sens a fini par ne plus assurer qu'un seul trajet quotidien ; puis plus aucun. Un bus le remplace. Et les trains de marchandises qui roulaient encore il y a une dizaine d'années ont eux aussi arrêté leurs rotations.
Est-ce une nostalgie tenace qui me conduit souvent, lors de mes promenades, à marcher sur l'ancienne voie, toujours reconnaissable sous les herbes folles, plutôt que sur les chemins bien entretenus qui longent le bord de mer ou conduisent au parc municipal ? Il est vrai que, solitaire et taciturne comme je suis, je n'y rencontre jamais personne. J'aime particulièrement suivre les rails rouillés la nuit quand le silence n'est interrompu que par les aboiements lointains d'un chien ou quelque chamaillerie d'animaux sauvages. Cette étrange entaille que creuse le chemin de fer dans le paysage exerce sur moi une puissance hypnotique à laquelle je ne résiste pas. Il me semble, à chaque fois que j'emprunte cette ligne morte, éprouver une sorte d'attraction magnétique qui me ramène en arrière et provoque en moi un afflux de souvenirs et de joies anciennes.


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