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.. Les manuscrits Ninja. Volume 1, Les sept lances d'Aizu

Couverture du livre Les manuscrits Ninja. Volume 1, Les sept lances d'Aizu

Auteur : Futaro Yamada

Traducteur : Suzuki Fumihiko | Patrick Honnoré | Vanina Luciani

Date de saisie : 29/07/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Philippe Picquier, Arles, France

Prix : 19.50 €

ISBN : 978-2-8097-0170-8

GENCOD : 9782809701708

Sorti le : 08/04/2010

  • Le courrier des auteurs : 22/07/2010

1) Qui êtes-vous ? !
Maître Jubei

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Dans le Japon médiéval, sept femmes qui ont échappé au massacre de leur clan vengeront leurs proches en rejoignant la Voie du Samourai.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Si leurs attaques devaient encore gagner en efficacité, la témérité avec laquelle ces sept jeunes femmes se jetaient sur leur professeur lui glaçait littéralement le sang.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Kung Fu Fighting interprété par une escouade de Carlita Brown

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le bruit des sabres que l'on aiguise et du lasso qui siffle au dessus de ma tête.

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1) Qui êtes-vous ? !
Le traducteur. Comme on dit "le jardinier" du château.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Une allégorie passablement ironique et décalée de la voie radieuse de la Démocratie dans les habits du Japon éternel.
Pour avoir dit ses quatre vérités à son seigneur (liberté de parole, liberté de la presse), Hori Mondo et son clan, vassal du daimyô pervers d'Aizu, sont exterminés par les Sept lances d'Aizu, sept redoutables tueurs dont chacun est maître d'une arme et d'une force surhumaine. Seules sept jolies jeunes femmes survivent au massacre, grâce à l'intervention de la Princesse Sen, la soeur du Shôgun, qui ne peut rien pour elles au grand jour mais dont le rayonnement de petite-fille du grand Tokugawa Ieyasu impose le respect même aux chiens. Elle leur trouve un instructeur en la personne de Yagyû Jûbei, un sabreur hors-pair mais trop dilettante et libertaire pour rester enfermé dans le devoir filial (liberté individuelle) qui promet de les former à l'art du combat furtif (c'est la traduction du mot "techniques ninja") pour tirer vengeance de leurs propres mains (égalité de la femme) des sept lances d'Aizu et de leur méchant seigneur.

Les personnages principaux et les grandes lignes sont historiques. Le détail des situations un peu moins.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Plus que de phrases, ce roman est fait de scènes et de répliques. Permettez-moi de choisir une réplique :
- Nous avons d'ores et déjà promis aux hommes de Hori Mondo de leur donner une dernière occasion de revoir leurs femmes. Nous, les sept lances d'Aizu, ne pouvons manquer à notre parole !
- C'est votre affaire ! Nous ne laisserons point sortir ces pauvres oiselles qui ont trouvé abri en notre sein en sachant le piège qui les attend. Écoutez bien ceci : ce temple est aux femmes qu'il abrite ce qu'un château est à une garnison, une forteresse !
- Un château de femmes, hum...

Le samouraï chauve, Shiba Ichiganbô, sourit mystérieusement à ces mots, et fit un signe de la main à Gusoku Jônoshin qui le regardait du bas de l'escalier. Jônoshin hocha la tête et se mit à galoper vers l'un des côtés du temps, suivi par ses trois chiens et un nuage de poussière.
- Un château de femmes, dis-tu. Voilà qui me donne bien envie de lui mettre le siège, à ce château... Es-tu prête à le défendre, ton château, nonne ?

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
La musique composée par Fumio Hayasaka pour le film Les sept samouraïs, de Akira Kurozawa, pour son aspect faux-Rachmaninov, faux-Bartok. Le jeu du faux et du vrai, de l'authentique et du frelaté est la source d'où sourd l'extraordinaire énergie vitale du roman de Yamada Fûtarô. Pas de pureté, pas d'impureté : la non-pureté.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
De grands éclats de rire, de petits sourires, et, en soulevant le store des palanquins, l'émotion du destin de la princesse Sen, qui trouve dans la fiction le lieu d'inverser la valeur de la raison d'État dont elle fut victime et maîtresse.


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

En 1642, le daimyö tyrannique et pervers du riche fief d'Aizu fait exterminer par ses sept hommes de main - les Sept Lances d'Aizu - toute la famille de Hori Mondo qui s'était rebellée contre son seigneur. Seules sept femmes du clan survivent et jurent de se venger. La princesse Sen, la propre soeur du shôgun, obtient d'un maître de sabre qu'il les instruise afin qu'elles assouvissent leur vengeance de leurs propres mains. Sept jeunes femmes intrépides mais novices dans l'art du combat, contre sept mercenaires aux techniques guerrières surhumaines...
C'est avec le premier tome des Manuscrits Ninja que l'auteur connaît en 1959 une célébrité fulgurante : Yamada Futarô est le véritable créateur de l'univers romanesque des ninja, où le combat de samouraïs devient un art d'une puissance et d'une rapidité quasi surnaturelles.
Solidement ancré dans la réalité historique, un roman qui fait la part belle aux étroudissantes prouesses de combat, ne renie pas l'humour ni la dérision, et vous propulse en un éclair de lame de la première à la dernière page.

Yamada Fûtarô, de son vrai nom Yamada Seiya (1922-2001), est le maître incontesté du roman de cape et d'épée japonais.
Au début de sa carrière, il écrit essentiellement des enquêtes policières modernes et des romans historiques traditionnels qui remportent un grand succès public. Mais c'est véritablement à partir de 1958 avec ses Manuscrits Ninja qu'il atteint la célébrité. Il est le véritable créateur de l'univers romanesque des ninja, ou «combattants furtifs», distinct du roman de samouraï par l'introduction de techniques de combat à la limite du fantastique et un engagement au combat qui ne nécessite pas d'avancer à découvert comme le veut le code d'honneur du bushidô. Le pathos moraliste du roman de samouraï est également mis de côté pour faire une plus grande part à l'humour et à des allusions ironiques à la société moderne au sein de la fiction historique. On peut également le créditer de l'introduction des femmes combattantes dans le cadre d'une fiction historique.
Ses principaux romans, en particulier les Manuscrits Ninja, ont de très nombreuses fois été adaptés au cinéma ou en bande dessinée.



  • La revue de presse Eric Loret - Libération du 8 avril 2010

Le ninja, avant d'être une tortue, est d'abord un Fantômas, ou un mercenaire illusionniste. Un agent secret qui a plus d'un tonnerre dans son sac, doué pour le renseignement et le camouflage, expert comme on l'explique ici non dans «l'art du guerrier» mais «l'art de la guerre», au contenu philosophiquement plus concentré. Non contents d'apprendre cela, les plus de 50 ans vont découvrir grâce aux Manuscrits ninja de Yamada Fûtarô (1922-2001) que le ninja est un personnage de la littérature populaire japonaise remis au goût du jour à la fin des années 60 (puis à nouveau vers 1980) dans un sous-genre du roman historique appelé ninpô shôsetsu. Voire qu'il peut être une femme...
Si les Manuscrits ont été adaptés en manga (par Segawa Masaki récemment, non traduits en français) et au cinéma (dès 1965), inutile de préciser que la version écrite surpasse de loin ses produits dérivés, pour la bonne et simple raison qu'elle seule peut déréaliser à fond les ballons : «A l'instant où chacune [des femmes] allait se jeter dans les bras de l'homme qui lui faisait face, un fil de soie rouge jaillit verticalement au milieu de leur front et se tendit tout le long de leur corps. Les cinq corps s'ouvrirent en deux comme d'atroces pivoines écarlates se vidant de leurs pétales.»...
La grande jouissance de ce roman d'aventures est évidemment, outre la maestria des combats, l'ironie sagace exercée en permanence par Yamada aux dépens de son récit, ce qui a pour effet paradoxal, on le sait, de rendre le lecteur plus accro encore à la crédulité.


  • Les courts extraits de livres : 29/07/2010

LA PORTE DU TABOU PROFANÉE

Un matin de printemps de la 19e année de l'ère Kan'ei (1642), sur la grand-route du Tôkaidô embrumée de poussière, les yeux des passants furent attirés par une curieuse procession marchant silencieusement en rang serré.
Il y avait bien là une centaine d'hommes, piétaille portant verticalement la lance longue pour la plupart, mais également sept samouraïs à cheval, l'un en tête et les autres disposés à intervalles réguliers sur toute la longueur de la file, encadrés par les fantassins. Mais ce sont les pauvres hères que l'on apercevait entre les deux rangées de fantassins qui firent frémir les badauds.
Non pas que les gens d'armes fissent le moindre geste pour les dissimuler à la foule. Derrière chaque cheval, trois moines bouddhistes, soit vingt et un bonzes au total, tous de noir vêtus, étaient obligés de marcher les uns derrière les autres, vacillant sur leurs jambes, garrottés et entravés. Et quelles entraves ! Une seule et même corde leur liait les bras croisés dans le dos puis faisait un tour mort autour de leur cou avant de contraindre le suivant. Ainsi, il leur était absolument interdit de retarder la marche et de tomber, sans même parler de fuir.
- Plus vite !
- Attention à ne pas trébucher si tu ne veux pas étrangler tes petits camarades !
Et les coups dans le dos ou les reins pleuvaient. Les robes des bonzes étaient en lambeaux et leurs pieds en sang.
Cependant, les vingt et un moines, à qui la poussière du chemin collée par la sueur et les larmes avait fait perdre figure humaine, n'en gardaient pas moins la tête haute et fière. Parmi eux se trouvaient plusieurs barbes blanches ainsi que quelques novices qui n'avaient pas plus de douze ou treize ans.
- Quelle cruauté !...


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