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«Le bijou de ce gentleman semble intéresser ces trois individus en face de nous, murmura Adrien au commissaire Grenier. Terminez vite votre café... Je pense qu'il va y avoir de l'action.
L'homme au rubis se leva de table, récupéra sa canne et son chapeau au vestiaire, monta dans une berline blanche et démarra en direction de la Seine. Aussitôt, une voiture noire la suivit, les trois hommes à son bord.»
Jeune détective millionnaire, Adrien Destouches, alias Corentin, dérobe les fortunes mal acquises pour les redistribuer aux victimes. Mais la police et les services secrets comptent aussi sur lui pour résoudre des affaires criminelles complexes, comme l'irruption d'une nouvelle organisation terroriste : les Tigres noirs...
Né en 1944, Noël Simsolo est réalisateur, comédien, scénariste, historien du cinéma et romancier. Il est l'auteur, notamment, de la série Edgar Flanders (Seuil jeunesse) et de plusieurs aventures du Poulpe. Les Génies du mal est le deuxième tome des aventures d'Adrien, après Le Secret du professeur Croquet (L'Archipel, 2009).
Les courts extraits de livres : 07/04/2011
L'assassin de la pleine lune
Ils ont trop la frousse pour dîner en ville, grommela Biaise le Rouge en contemplant la salle vide de La Langue de Rossignol. Je te l'avais bien dit qu'il était inutile d'ouvrir le restaurant ce soir, Sandra. Montons nous coucher...
Son épouse informa le cuisinier de leur décision de fermer...
Jean Lice éteignit donc les fourneaux, retira sa toque blanche, endossa un imperméable, salua ses patrons, sortit sur le boulevard Beaumarchais et constata que personne n'occupait les banquettes des autobus qui filaient à tombeau ouvert en direction de Bastille ou République, et qu'aucune voiture, taxi, moto ni bicyclette ne roulait dans les rues désertées par les piétons.
En cette douce soirée d'avril 1931, Paris ressemblait à une ville morte. La peur décourageait ses habitants de faire une promenade, d'aller au théâtre, au music-hall, au cinéma, dans les brasseries ou les cabarets des deux rives. Ils s'enfermaient chez eux dès le crépuscule parce qu'au matin des nuits de pleine lune des personnes étranglées étaient retrouvées sur le trottoir...