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Auteur : J.M. Erre
Date de saisie : 20/08/2010
Genre : Policiers
Editeur : Buchet Chastel, Paris, France
Collection : Littérature française
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-283-02444-7
GENCOD : 9782283024447
Sorti le : 01/04/2010
Cinéphile, Félix Zac écrit des scénarios qu'il n'achève jamais. Jusqu'au jour où, mystérieusement inspiré, il parvient à conclure L'hospice de l'angoisse, dans lequel un cadavre jette le trouble à la Niche Saint-Luc, une joyeuse maison de retraite, bientôt suivi par d'autres. Les ennuis commencent lorsque la fiction rattrape la réalité.
Un pur bonheur pour les amateurs du genre décalé et loufoque ! Absolument irrésistible ! ! Foncez aussi sur Made in China, qui vient de sortir en poche ! ! !
Félix Zac vit aux crochets de Sophie - qui a de nombreuses qualités, dont la plus remarquable supporter Félix. Elle a seulement des doutes, parfois, sur la santé mentale de son ami, qui a tendance à mélanger fiction et réalité.
Cinéphile, Félix écrit des scénarios qu'il n'achève jamais. Jusqu'au jour où, mystérieusement inspiré, il met un point final à L'Hospice de l'Angoisse. L'intrigue se passe à la Niche Saint-Luc, joyeuse maison de retraite où de vieux acteurs terminent leur existence. Dans cet établissement au-dessus de tout soupçon, un cadavre va semer le trouble. D'autant plus qu'il est le premier d'une longue série... Félix est sûr du succès : un certain Boudini, producteur à Rungis, s'intéresse à son chef-d'oeuvre !
Les ennuis commencent quand la fiction rattrape la réalité, et que de vrais cadavres se ramassent à la pelle... Où est le vrai ? Où est le faux ? !
Hommage plein de rebondissements au cinéma de «série Z», regard décalé sur le grand âge, humour et légèreté : voici le nouveau roman de J. M. Erre, l'auteur de Prenez soin du chien.
Le scénariste d'un nanar plongé dans sa propre intrigue tragi-macabre...
A tous ceux qui ont apprécié ces classiques du septième art navrant, on ne saurait que trop recommander la Série Z de J. M. Erre. Dans cet hommage sincère aux nanars en tout genre, ce jeune romancier imagine les tribulations de Félix Zak...
Certes, cette Série Z n'a rien d'un chef-d'oeuvre - ce serait un comble ! Mais certains rebondissements aberrants, certaines incohérences narratives ou facilités de langage, d'habitude impardonnables, procurent ici un plaisir évident, correspondant à l'esprit du genre. C'est certes la limite, mais surtout l'intérêt de l'exercice malin de J. M. Erre, qui réussit là l'équivalent littéraire d'un bon Mocky des années 1970. Pourrait-on lui faire un plus beau compliment ?
Digne héritier du Daniel Pennac des débuts, le truculent J.M. Erre a pris la bonne habitude de lester ses intrigues d'une solide dose d'humour...
Série Z risque de provoquer maints fous rires. Que les lecteurs sérieux soient prévenus !...
Professeur de français à Sète, J.M. Erre réussit là une comédie littéraire, totalement loufoque, truffée de références qui parle aussi bien de la difficulté de devenir un adulte responsable que de la tristesse liée au vieillissement. Garçon, remettez-nous ça !
Extrait du prologue
En forme de conte défait
Il était une fois, il y a bien longtemps, un enfant qui courait sous un ciel sans lune. Fille ou garçon ? Impossible à dire. Parce qu'une longue cape rouge le recouvrait, parce que la nuit était profonde, et surtout parce que ça gâcherait le suspense si on donnait son identité dès la première page.
L'enfant portait un panier contenant une galette et un petit pot de beurre, ce qui lui aurait rappelé quelque chose s'il avait eu un peu de culture générale. Mais le frêle enfant n'avait jamais connu les joies complices du conte de fées chuchoté sur les rives du sommeil, car sa maman était muette et son papa avait des difficultés d'élocution quand il revenait du café.
La forêt était épaisse, dense et touffue, ce qui faisait beaucoup. Mais l'enfant n'avait pas le choix. Il devait la traverser pour atteindre les baraques de bois et de tôles que sa famille avait installées au bord de la décharge publique, car les pauvres ont l'esprit pratique.
C'était là, dans son écrin de cagettes, que vivait Martine Leloup, la grand-mère de l'enfant. Ou plutôt c'était là qu'elle était en train de mourir.
L'enfant ne s'embarrassa pas de chevillettes et bobinettes : la porte était pétée. Mamie était au lit avec ses grandes oreilles sourdes. Elle agonisait avec retenue, car les pauvres ont le sens de l'économie. L'arrivée de l'enfant lui offrit un second souffle, elle entrouvrit un oeil et dit «breuaaah».
Galette, beurre, l'enfant les passa sous le grand nez de mémé qui avait perdu l'odorat depuis longtemps, mais c'est le geste qui compte. Puis l'enfant ouvrit la bouche de la vieille femme, pleine du souvenir de ses grandes dents, et la maintint ouverte à l'aide d'un bout de bois, car les pauvres sont ingénieux. D'un doigt chétif, l'enfant badigeonna de beurre la langue et les gencives de mémé. Avec ses menottes fragiles, il émietta la galette dans l'orifice tartiné. Puis il referma la bouche en oubliant le morceau de bois à l'intérieur, mais c'était l'émotion.
Enfin, l'enfant posa un baiser et un oreiller sur le visage de la vieille femme qui râlait de bonheur. Et il appuya. Longtemps.
Comme mère-grand le lui avait demandé.
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