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Fejzo est en CM2. Il se fait appeler Fé, parce que c'est plus facile. Fejzo et sa soeur An Bing Wa sont des enfants adoptés. Écoutant les conseils de Maud dont il tombe amoureux, Fé décide de retrouver sa mère biologique, sa mère Zéro comme il l'appelle. Il ne sait pas comment s'y prendre pour commencer les investigations et des milliers de questions le submergent : pourquoi sa mère Zéro l'a-t-elle abandonné aux Pays-Bas, alors qu'elle vivait en Bosnie ?
Voudra-t-elle le récupérer ? À quoi ressemble-t-elle ? Est-ce à cause d'elle que Fé se passionne pour le dessin ? Est-elle une artiste ?Les parents du garçon décident de lui venir en aide et engagent une procédure de recherches, tandis que sa soeur se révolte à l'idée de ne pas avoir cette chance. Sa mère Zéro l'a abandonnée secrètement en Chine. Il lui sera impossible de la retrouver. Fé découvre qu'en commençant ses recherches, il risque de déstabiliser sa grande soeur et de changer l'équilibre familial.À travers les pensées de Fé, l'auteur montre les angoisses d'un enfant adopté, l'espoir et les désillusions dont il est victime. L'accent est également mis sur les liens familiaux qui unissent Fé et Bing à leurs parents, qui mettent tout en oeuvre pour les aider à comprendre leur histoire.
Marjolijn Hof est née à Amsterdam en 1956 et a été adoptée. Elle est l'auteur de nombreux textes pour la jeunesse. Une petite chance, son best-seller, a obtenu plusieurs prix aux Pays-Bas. Longtemps bibliothécaire, Marjolijn Hof se consacre aujourd'hui entièrement à l'écriture.
La revue de presse Nathalie Riché - Lire, juillet 2010
D'une belle écriture, ce roman aborde avec délicatesse et humour les questions de l'identité et du courage. Comment, à dix ans, faire face à un processus qu'on ne maîtrise pas et qui va bouleverser tant de choses ? En grandissant, peut-être.
Les courts extraits de livres : 28/05/2010
Quand on nous regarde séparément, ça ne frappe pas trop. C'est quand on nous voit tous ensemble qu'il y a quelque chose qui cloche. Ma mère est blonde aux yeux bleus. Sous sa tignasse rousse grignotée par une calvitie naissante, mon père pose un regard gris sur les choses. Ma soeur a des yeux brun foncé et des cheveux noirs de noir, raides comme des baguettes. C'est parce qu'elle est Chinoise. Et puis il y a moi. J'ai des boucles brunes et, d'après ma mère, un regard de miel. Franchement, je trouve ça exagéré. Mes yeux sont noisette, mais très clairs - comme s'il n'y avait presque plus de couleur pour oeil quand j'ai été fabriqué.
À la maison, personne ne ressemble à personne. J'ai l'habitude : ça a toujours été ainsi. Mais nous avons des noms bizarres. Le mien, c'est Feyzo. Ce n'est pas très pratique. Les gens ne savent pas comment ça se prononce, alors ils m'appellent Fé. Ça n'arrange rien, parce que ça ressemble à Fée, et que Fée, c'est un nom de fille.