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.. Voleur de cartes

Couverture du livre Voleur de cartes

Auteur : Eduardo Lago

Traducteur : André Gabastou

Date de saisie : 22/06/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : La cosmopolite

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-234-06320-4

GENCOD : 9782234063204

Sorti le : 12/05/2010

"Improbable lecteur, maintenant que mon texte est apparu sur ton écran, je te demande de m'accorder quelques minutes.
Ce ne sera pas long. C'est un pacte, le même depuis toujours. Les règles du jeu sont claires depuis la nuit des temps. Il est impossible de comprendre l'acte de lire autrement"

C'est ainsi que commence la parcours initiatique de Sophie, à travers les histoires qui lui sont envoyées par mail, depuis Trieste, par un mystérieux écrivain. Elle décide de partir à sa recherche et rencontre en chemin Ali, un séduisant voleur de cartes. Chacune de ces histoires nous plonge dans un univers différent, un continent différent, une époque différente. Il est question d'un manuscrit inédit de Kipling, d'un croque-mort, du Darfour, d'une histoire d'amour,... On se croirait dans les Mille et Une Nuits et on aimerait que ce voyage ne se termine jamais, tellement Eduardo Lago à le dont de nous emmener loin tout en nous parlant, nous touchant au plus près, au plus profond. Un beau voyage littéraire !


  • Les présentations des éditeurs : 22/01/2011

«Improbable lecteur,
Maintenant que mon texte est apparu sur ton écran, je te demande de m'accorder quelques minutes. Ce ne sera pas long. [...] C'est un pacte, le même depuis toujours. Les règles du jeu sont claires depuis la nuit des temps. Il est impossible de comprendre l'acte de lire autrement.»

Sophie revient vivre à Paris après des années d'absence. Perdue, elle furète sur Internet et tombe sur le message d'un mystérieux écrivain. Intriguée, elle se met à dévorer ses textes, sans imaginer qu'ils vont la conduire à Trieste et qu'elle fera en chemin la connaissance d'un séduisant voleur de cartes... À la manière de Jostein Gaarder dans Le monde de Sophie, Eduardo Lago nous invite à un apprentissage du monde fantasmé de la fiction, un monde hanté par les histoires et les personnages, laissant le lecteur mener l'enquête et plonger avec lui dans le réseau qu'est la littérature.

«Pas de doutes, si Eduardo Lago s'annonce comme la révélation espagnole de ces dernières années, il se pose d'emblée comme un excellent écrivain new-yorkais.»
Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles

Eduardo Lago est né en 1954 à Madrid en Espagne. Écrivain, traducteur et critique littéraire, il a obtenu le prix Nadal 2006 pour son premier roman Appelle-moi Brooklyn. Il vit désormais à New York, où il dirige l'Institut Cervantès et donne des cours de littérature espagnole au Sarah Lawrence College.



  • La revue de presse André Clavel - Lire, mai 2010

Un mystérieux internaute envoie des textes et tisse une toile dans laquelle l'internaute se fait piéger...
C'est à un étourdissant voyage que nous invite Lago, par écrans interposés. Dans ce roman-palimpseste, il marche sur les brisées de Julio Cortázar et d'Enrique Vila-Matas pour sonder les mystères de la création littéraire : un exercice de haute voltige, plus vertigineux encore que le Web !


  • Les courts extraits de livres : 22/06/2010

Or quand j'étais petite fille j'avais une passion pour les cartes. Je passais des heures à regarder l'Amérique du Sud, ou l'Afrique, ou l'Australie, et je me perdais dans toute la gloire de l'exploration. En ce temps-là il restait beaucoup d'espaces blancs sur la terre, et quand j'en voyais un d'aspect assez prometteur sur la carte (mais ils le sont tous), je mettais le doigt dessus et je disais : «Quand je serai grande j'irai là.»
Joseph Conrad, Au coeur des ténèbres.

Paris, 12 septembre 2015

C'est le titre du Monde qui m'a remis en mémoire le livre de Conrad. Ma mère me l'avait offert quand j'avais dix-sept ou dix-huit ans et sa lecture m'avait beaucoup impressionnée. Au fil du temps, je l'ai relu plusieurs fois. Presque au début du roman, Marlow, le capitaine du Nellie, évoque les sentiments que, lorsqu'il était enfant, éveillait en lui la contemplation d'un planisphère. Quand j'ai lu cette scène pour la première fois, je me suis totalement identifiée au personnage. Mon imagination de petite fille, elle aussi, s'échauffait quand j'avais un atlas devant moi. L'article du Monde occupait peu d'espace, une demi-colonne dans les pages des faits divers.
Des choses qui m'entourent, je m'approprie ce qui m'intéresse et je délaisse le reste. Du titre du Monde, j'ai retenu l'expression Voleur de cartes. J'ai immédiatement pensé à Conrad et je me suis mise à chercher Au coeur des ténèbres parmi les livres de Nicole. Je me rappelais l'avoir feuilleté au cours d'un voyage antérieur et, en effet, il était là, dans une édition française.
Comme elle est étrange la lumière intérieure des langues ! Traduite, la phrase gardait tout son pouvoir d'évocation. Je l'ai recopiée à la main dans mon journal, prenant la liberté de faire du personnage une femme. Je voulais être la petite fille absorbée par la contemplation d'une mappemonde. Pendant que je recopiais les mots de Conrad, j'avais l'impression de retourner à l'époque où ma mère m'offrait ces romans qui me faisaient rêver de voyages impossibles. Douze ans après, alors que j'allais en avoir trente, de nouveau à Paris après un long séjour à Tokyo, ma passion pour les cartes s'apprêtait à prendre une forme très différente.


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